Laurent Baheux : patient comme un photographe animalier - Destination Reportage

Laurent Baheux : patient comme un photographe animalier

Salut à tous, et bienvenue dans le Podcast Photographe Pro 2.0 !

Je m’appelle Fred, et dans ce podcast, je vais partager avec vous des conseils et des stratégies pour vous aider à vivre de la photo.

Dans ce nouveau format, on va parler webmarketing, techniques de vente, réseaux sociaux à travers des interviews de photographes professionnels reconnus, et d’experts dans différentes thématiques qui vont vous aider à faire grandir votre activité de photographe.

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La photographie animalière m’a toujours étonné.

J’ai beaucoup de respect pour les photographes capables de rester immobiles des heures durant, parfois dans le froid et la neige dans le but de ramener une photo d’un animal qui va surgir devant l’objectif pour seulement quelques secondes.

Ces derniers déploient des efforts considérables tandis qu’ils évoluent dans un marché très fortement concurrentiel.

C’est pourquoi j’étais très curieux de rencontrer Laurent Baheux, un photographe animalier qui a réussi à se faire un nom dans cet univers et qui vit aujourd’hui de la vente de ses tirages. Dans cet entretien, il nous parle :

  • Du décalage qui existe selon lui entre réalité et fantasme autour du métier de photographe
  • Il revient sur l’obligation de passer du temps à vendre et se vendre comme photographe
  • Conserver sa créativité et son envie de faire de la photo malgré le manque de revenu
  • Il explique qu’il faut Être patient comme un vrai photographe animalier car les résultats viennent progressivement. Il faut savoir que Laurent a mis 10 ans avant de vraiment vivre de la photo animalière !
  • Enfin, il aborde la question de la tarification de ses tirages et vous allez voir que les prix peuvent aller très haut !

Sur ce, bonne écoute !

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Transcription écrite de l’épisode :


Salut à tous et bienvenue dans Podcast Photographe Pro 2.0. Je m’appelle Fred et dans ce podcast, je vais partager avec vous des conseils et des stratégies pour vous aider à vivre de la photo. Dans ce nouveau format, on va parler webmarketing, techniques de vente, réseaux sociaux, à travers des interviews de photographes professionnels reconnus, mais aussi des experts dans différentes thématiques qui vont vous aider à faire grandir votre activité de photographe. N’oubliez pas de vous abonner sur iTunes et de partager cet épisode autour de vous pour faire connaître ce podcast.

La photographie animalière m’a toujours étonné. J’ai beaucoup de respect pour les photographes capables de rester immobiles des heures durant, parfois dans le froid et la neige, dans le but de ramener une photo d’un animal qui va surgir devant l’objectif pour seulement quelques secondes. Ces derniers déploient des efforts considérables, tandis qu’ils évoluent dans un marché très fortement concurrentiel. C’est pourquoi j’étais très curieux de rencontrer Laurent Baheux, un photographe animalier qui a réussi à se faire un nom dans cet univers, et qui vit aujourd’hui de la vente de ses tirages. Dans cet entretien, il nous parle du décalage qui existe selon lui, entre réalité et fantasme autour du métier de photographe. Il revient sur l’obligation de passer du temps à vendre et se vendre comme photographe, conserver sa créativité et son envie de faire de la photo malgré le manque de revenu. Il explique qu’il faut être patient, un peu comme un photographe animalier, car les résultats viennent progressivement. Il faut savoir que Laurent a mis 10 ans avant de vraiment vivre dans la photo animalière. Enfin, il aborde la question de la tarification de ses tirages, et vous allez voir que les prix peuvent aller très très haut. Je vous souhaite une bonne écoute.

L : Laurent Baheux, je suis photographe, j’ai 48 ans bientôt. Et je fais de la photo depuis 25 ans, et de l’animalier depuis 15 ans.

F :

L : Non non, j’ai commencé par le sport en fait. J’ai longtemps été photographe de sport, pendant une quinzaine d’années ! Et puis l’actu sportive en fait. Et puis j’ai bifurqué sur la nature parce que j’ai vraiment saturé la foule des grands stades, les modes de vie urbains et tout ça, j’ai eu envie de me reconnecter à des choses plus essentielles, moi je viens de la campagne et à un moment j’ai ressenti — en tant que Parisien — le besoin d’un retour à la nature et j’ai commencé à partir en Afrique. Et il m’intéressait, le monde animal.

F : C’est quoi ta vision de la photographie aujourd’hui ? Du métier ?

L : Il y a un décalage entre la réalité du métier et les fantasmes que ça inspire à beaucoup de monde. C’est un métier qui peut arriver à beaucoup de personnes et la réalité du terrain est plus difficile, moins fantasmé, on va dire, c’est-à-dire qu’effectivement il y a des parties qui t’éclatent à la prise de vue, c’est quand même une activité privilégiée. Mais ce que les gens oublient, le principal c’est que tu passes beaucoup de temps avant ton activité à essayer de vendre ton travail, plutôt qu’à le faire. Faire des images, c’est bien, mais bon, pour en vivre c’est mieux donc tu passes les 2/3 ou les 3/4 de ton temps à essayer de vendre ton temps et la plupart des gens ne mesurent pas ça en fait. Il y a un gros décalage entre la perception du public et la réalité de ce qu’est le métier.

F : Justement, par rapport à tes revenus, c’est quoi ? C’est la vente de tirage ? C’est la presse ?

L : C’est beaucoup la vente de tirage, l’édition de bouquins, livres, quelques workshops, voilà l’essentiel est là. Alors qu’avant j’ai connu la presse, principalement, mon activité de photographe de sport, c’était la presse, la principale source de revenus. Et là, j’ai bifurqué vers un univers plus artistique où les sources de revenus sont ailleurs.

F : Est-ce que c’est une activité rentable ?

L : Bah écoute, rentable… Ca dépend par quel bout on prend ! On engage souvent beaucoup de frais, des fois je pars en Afrique, je pars en Arctique, voilà, ce sont des voyages assez longs et coûteux. Donc si tu vois que sur le billet de la rentabilité, ça peut être à court terme ou un peu problématique. Après moi, aujourd’hui, j’en vis. J’ai la chance d’en vivre, mais c’est un équilibre qui n’est jamais simple, qui est toujours, assez tendu.

F : Tu te considèrerais comme un photographe-entrepreneur ?

L : Oui, complètement oui. Ça m’a pris longtemps en fait, avant de fonctionner sur ce mode-là parce que je venais du salariat, quand j’étais photographe de sport j’étais salarié d’une agence spécialisée dans l’actu sportive. Donc tu ne te poses pas la question, tu fais ce qu’on te demande. Ce qu’on te demande ? Tu travailles sur ce qu’on te commande et puis tu touches ton salaire à la fin du mois. À partir du moment où j’ai cessé d’être salarié, où j’ai commencé cette activité d’indépendant, oui tu te sens vraiment entrepreneur parce que tu n’as pas le choix, il faut t’y coller. Au départ, c’était un peu contraint et forcé et j’ai appris au fil des années, à fonctionner comme ça, comme un vrai indépendant, comme entrepreneur de ton activité.

F : Tu t’es formé pour ça ?

L : Non, non. En photo c’est pareil je suis autodidacte, donc ça a été un peu pareil sur l’entrepreneuriat. C’était sur le terrain au fil des expériences.

F : Aujourd’hui tu donnes des workshops à Venise. Pourquoi ?

L : Parce qu’on m’a sollicité et que je ne pouvais pas trop refuser. C’était quelqu’un qui m’a demandé, avec qui je collabore depuis plusieurs années, une galerie qui me représente, qui est à l’origine de ça. Et voilà, j’ai trouvé l’idée quand même assez séduisante, l’endroit assez incroyable donc j’y vais. Pourquoi pas quoi ? Ce n’est pas quelque chose que je fais très souvent. L’idée est géniale, elle est intéressante.

F : Ils apprennent quoi les gens avec toi ? Qu’est-ce qu’ils vont apprendre ?

L : Ce que je vais essayer de leur transmettre c’est un peu ma vision du terrain, c’est-à-dire que moi je fonctionne beaucoup à l’instinct. Évidemment, il y a des règles de base, il y a la technique à assimiler un peu, mais essayer de s’affranchir de ça pour trouver son propre regard et fonctionner vraiment à l’envi, à l’instinct, et aller vers les choses qui déclenchent une émotion ! Ne pas rester trop formater sur certains stéréotypes de Venise. On va essayer de rentrer par un angle un peu différent et puis trouver son regard, mais l’envie, l’instinct, j’ai toujours fonctionné comme ça. Donc je vais essayer de leur transmettre un peu ça.

F : C’est quoi le conseil que tu peux donner à la plupart de ces gens qui galèrent un petit peu à vivre de leur activité ?

L : Trouver une autre source de revenus à côté, j’ai envie de dire, pour s’enlever un peu cette pression-là. Parce que si ça doit arriver, c’est-à-dire la recherche d’un équilibre financier, d’une source de revenus, ça a tendance à tuer un peu la créativité et l’envie, j’ai envie de dire. Donc s’il peut y avoir quelque chose en parallèle à côté qui est un peu rémunérateur, pour pouvoir garder ce côté plaisir et avec l’opportunité évidemment d’approfondir et d’en faire une source de revenu principal. Mais le luxe c’est de ne pas avoir besoin de vendre ses images parce que je trouve qu’on est toujours plus créatif et plus libre quand on n’a pas cette pression-là.

F : Par rapport à quoi ?

L : Eh bien, il faut avoir plusieurs cordes à son arc. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Réussir à développer autre chose. C’est vrai que l’activité de photographe est assez chronophage, mais… Je n’ai pas la science infuse là-dessus, je sais qu’il y a beaucoup de gens qui viennent à la photo par passion, mais qui ont souvent un autre background derrière. Donc peut-être de développer les compétences qu’ils ont déjà, la formation qu’ils ont, de développer quelque chose autour de ça. Et puis, en parallèle de mener la photo, mais peut-être une possibilité pour moins galérer en attendant des jours meilleurs. En attendant de faire son chemin et d’avoir le potentiel de dégager des revenus suffisants.

F : Toi, tu vis aujourd’hui à 100 % de la photographie ?

L : Oui, j’ai cette chance-là. Et puis depuis un petit moment, j’ai cette chance-là, mais je ne sais pas si dans 3 ans, 5 ans, ça sera toujours vrai. Voilà, il faut vivre avec ça, c’est-à-dire que ce n’est jamais acquis sur la durée.

F :… tu peux te dire ça va aller.

L : Oui. C’est bon ! Je suis serein.

F :… un de ces rares…

L : Non, non, il y a cette forme de précarité là, mais c’est ce qui fait aussi la motivation. C’est-à-dire que tu dois sans cesse te remettre en cause, sans cesse creuser, avoir de nouvelles idées, avoir de nouveaux projets. Ça évite de t’endormir dans une routine, un train-train où tu te dis, c’est bon, je peux rouler pépère. Il faut te remettre en question et en danger en permanence. C’est ce qui te fait sentir vivant, rester libre. Cette précarité-là, il ne faut pas la voir comme un frein, ou comme quelque chose qui va t’empêcher d’avancer. C’est-à-dire qu’il faut essayer de s’affranchir un peu de ça et c’est justement l’idée de se dire s’enlever un peu de pression en ayant une source de revenus peut être ailleurs, essayer de trouver une autre source de revenus ailleurs pour pouvoir avoir cette liberté-là, de champ d’action, de créativité dans la photo, quoi.

F : Sur la photo animalière, sur ta spécialité, tu as une idée de la demande du marché aujourd’hui, à l’international ? Est-ce que… il semblerait que ce soit un marché qui est saturé ?

L : Je ne sais pas parce que moi je suis un peu un cas particulier, j’ai envie de dire. Parce que la photo animalière pure et dure, ça va être plus quelque chose sur le comportement. Les vrais animaliers, ils sont très naturalistes et ils vont chercher des images spectaculaires de prédation, des comportements particuliers des animaux en particulier assez difficiles à photographier. Moi, je ne suis pas dans cette démarche-là. Je suis plus dans une démarche esthétique où je vais photographier la beauté de l’instant, mais je ne cherche pas quelque chose de très précis qui explique un comportement de l’animal. Je n’ai pas ce côté naturaliste. Donc je suis sur une niche peut-être un peu à part, et qui échappe à ça, à ces logiques-là de marché un peu saturé effectivement avec des stocks-images dans tous les sens. En plus, je fais un travail en noir et blanc. Donc, j’échappe un peu à ça. Cerner la saturation du marché dans sa globalité ! J’ai voulu m’affranchir de ça justement. Je venais du sport où j’ai connu ça, cette pression de marché de la presse et de la concurrence et tout ça. J’ai vraiment voulu m’affranchir en ayant cette liberté-là d’être un peu en dehors de ça.

F : Et ça marche ?

L : Du coup, oui, ça fonctionne pour l’instant.

F : Ça a mis longtemps à fonctionner ?

L : Oui, ça m’a pris une dizaine d’années parce que j’avais encore un pied dans le sport et ça s’est dessiné petit à petit. Sur 10 ans quoi ! Oui, c’est long, c’est un jeu de patience, mais c’est comme ça.

F : Quand on est photographe animalier, la patience, ce n’est pas trop un problème !

L : Non ! Il faut savoir que… J’ai l’impression que les jeunes générations ont envie d’avancer très vite et d’avoir tout, tout de suite. Mais c’est vrai que dans la photo, je crois que ça a toujours été vrai, ça prend un certain temps avant de se faire une place, d’avoir une notoriété, de s’installer et d’avoir une reconnaissance, ça a toujours pris un certain temps. Je crois que c’est toujours vrai, en fait.

F : Il y a des phases de doute ?

L : Oui, forcement oui !

F :…

L : Non, parce que j’ai eu la chance d’avoir une progression assez constante en fait, c’est à dire c’est presque cette activité de photographe de nature qui s’est imposée à moi alors que je vivais encore de la photo de sport. Et finalement, c’est moi qui ai lâché petit à petit le sport, pour me tourner vers ça où je prenais plus de plaisir et en me disant : « Bah oui, finalement, ça peut fonctionner ». Et donc voilà, j’ai lâché en douceur et ça s’est fait comme ça, très progressivement, d’une manière assez constante. C’est monté en puissance comme ça et du coup, j’ai complètement lâché le sport et décidé de ne faire que ça. Ça s’est fait en douceur et assez facilement finalement. Sur une période 10 ans quand même !

F : Dès le départ, tu as pris cette stratégie de te dire…

L : Ça, c’est arrivé au fur et à mesure. C’est-à-dire qu’au départ c’était vraiment un choix personnel parce que je n’avais aucune commande sur ce travail-là. Et j’ai commencé à travailler sur la durée en toute liberté, sans aucune pression, justement, financière ou de résultat de vente. Et c’est cette liberté qui m’a permis de me démarquer, et finalement, j’y ai pris beaucoup de plaisir et après, je me suis aperçu que c’est ça qui m’a fait sortir de la meute.


F : Peut-être, parlons peut-être un peu du marché de l’art, du marché du tirage. C’est quoi ton point de vue sur la question ?

L : Vaste question.

F : Est-ce que c’est encore rémunérateur pour un photographe qui…

L : Il y a plusieurs positionnements. Ce qui me dérange parfois c’est la trop grande spéculation qui peut y avoir à intégrer ce marché de l’art. C’est-à-dire qu’on limite à 30, on limite à 20, on limite à 12, on limite à 8, on limite à 5, à 3… pour faire monter les prix ? Enfin, il y a toute une spéculation qui me dérange un peu. Si ce n’est pas ultra limité, ce n’est pas de l’art et ce n’est pas quelque chose, un objet de collection, et tout ! Il y a plusieurs approches, moi, j’ai une diffusion de mes images qui peut être plus large que ça, et je suis assez fier de pouvoir toucher un plus grand public sur des tarifs plus abordables sans cette spéculation qui finalement, ne réserve des images qu’à une élite qui peut se payer un tirage d’art à plusieurs milliers d’euros. Oui, je suis aussi fier de pouvoir vendre, de pouvoir toucher émotionnellement plus de personnes qui peuvent se payer un tirage à un prix plus raisonnable qu’une personne qui va dire : « Moi, j’ai les moyens de me payer un tirage à 10 000 ou à 15 000 et c’est exemplaire unique ». Ou il n’y en a que 3, ou il y en a que 10. Donc je suis assez partagé sur le sujet !


F : Comment tu fixes tes tarifs ?


L : C’est toujours un peu compliqué de se positionner au niveau tarif. Quand tu ne limites pas énormément tes tirages, tu démarres à des tarifs abordables et puis c’est toujours effectivement la limitation qui va déterminer le prix. Ou tu peux avoir des séries qui font monter le tarif, c’est un peu au feeling.


F : Toi, tu te dis par exemple, je veux vendre…


L : Tu l’harmonises… Moi, j’ai plusieurs formats ! Donc, tu essaies d’avoir une cohérence dans l’harmonisation de ta gamme, d’en avoir un peu, pas pour toutes les bourses, mais d’en avoir un peu, d’avoir de petits formats assez abordables. Autour d’une centaine d’euros, 100 à 150 €, puis ça monte en fonction du format.


F : Ton tirage le plus cher ?

L : Mon tirage le plus cher ? Eh bien, ça peut monter jusqu’à 10 000 dollars. Ce n’est pas tous les jours, mais ça peut arriver.

F :…

L : Non, non ! Je n’en ai pas le besoin financièrement. Après je trouve que ça attire vraiment vers le bas, parce que quand tu vois les tarifs c’est quand même au ras des pâquerettes. Donc, je trouve que là il y a une dévalorisation du travail du photographe. La consommation de l’image en quantité plus qu’en qualité, ça me dérange un peu. D’avoir un travail personnel diffusé par ce biais-là je trouve que ça casse un peu le truc.


F : Est-ce que tu vois un truc à rajouter ? Qu’est-ce qui revient régulièrement dans les questions qu’on te pose ?

L : Oui, c’est quelle école vous avez fait ? Voilà bon moi je suis complètement autodidacte donc je suis peut-être le contre-exemple, mais beaucoup de jeunes s’imaginent qu’il faut se former en école, en théorie, etc. Moi, je viens vraiment de l’école du terrain donc je me suis formé à l’expérience sur le tas et par la photo de reportage, à travers le sport, mais c’est du reportage ! Donc ça développe des qualités, tu dois t’adapter en permanence à des lumières qui ne sont jamais les mêmes, tu fais du diurne, du nocturne, des éclairages artificiels dans tous les sens, les conditions sont sans arrêt changeantes. Tu peux faire du portrait, tu peux faire de l’action, les mouvements. Tu as une variété de choses à faire qui sont très formatrices. Donc je ne regrette pas d’avoir eu ce parcours-là. Pour moi, la meilleure école, c’est sur le terrain, plus tu pratiques, plus tu t’améliores. Après la théorie, il peut y avoir du bon dans certains domaines. En plus, ça permet un peu de sortir du carcan très formaté. Voilà la photo, c’est comme ça ! Le cadrage, c’est comme ça ! La technique, c’est ça, c’est ça, c’est ça. Ça permet un peu de sortir des clous parce que tu te crées ta propre expérience, tu crées ton propre chemin. Sans que quelqu’un te dise : « Non ce n’est pas par-là, c’est par là ». C’est toi qui traces ta propre route et cette liberté-là, elle est plus créatrice, je pense.


F : Tu es un gros utilisateur des réseaux sociaux ?


L : Oui, j’essaie. Je suis aidé un peu, je ne suis pas tout seul. Facebook, Twitter, Instagram, quoi ! Moi, j’ai ma compagne qui bossait avec moi qui s’occupe aussi de cette partie-là. Il y a le savoir-faire et le faire savoir ! Et le faire savoir prend pas mal de place et c’est vrai qu’aujourd’hui, c’est quand même assez idiot de se passer des réseaux sociaux parce que c’est une réalité et un outil de diffusion, un moyen de toucher les gens en direct. C’est plus puissant donc c’est idiot de s’en passer. Voilà, Facebook, Twitter, Instagram !

F : Tu vends toi, sur les réseaux sociaux ?

L : Oui, ça arrive.

F : Tu as défini la part de chiffre d’affaires ?

L : Non, ça je ne saurai pas te dire. Mais je sais qu’il y a des gens qui viennent demander un tirage ou un livre parce qu’ils m’ont vu sur Instagram, sur Twitter ou sur Facebook. J’ai évidemment des messages là-dessus. Te dire quel pourcentage… ?

F :… dans la description de la photo par exemple ….

L : Oui de temps en temps, oui, bien sûr.

F : Ça marche ?

L : Absolument ! Après, il faut développer ton réseau. Voilà, ça fonctionne.

F : Tu veux donner un conseil à quelqu’un qui galère un peu sur les réseaux sociaux, qui ne sait pas trop, qui ne comprend pas. Là, il a compris, donc il y croit. Il se dit ça marche. S’il y avait des actions à mettre en place, ce serait quoi ?

L : Eh bien, d’être assez régulier, de montrer des choses, et puis des choses un peu originales. Ça, ça devient compliquer vu le flux d’image qui inonde les réseaux sociaux. Mais d’essayer déjà d’avoir un travail personnel et puis d’approfondir le sujet là-dessus et de poster régulièrement pour grossir sa communauté. Mais le contenu est important. Avant de vouloir être très présent, il faut avoir du contenu. D’abord développer sa démarche personnelle, son regard, ses travaux, et je pense que ce que tu montres… Les gens ont envie après de rentrer dans ton univers et sont demandeurs de posts. Donc oui, il faut vraiment approfondir ça, c’est qu’est-ce que tu montres, quelle est la cohérence de ce que tu montres, avoir vraiment son univers à montrer et là, si tu arrives à faire entrer les gens dans ton univers, ça grossit.

F : Cet épisode du podcast est maintenant terminé. Si ce dernier vous a plu, et que vous vouliez le soutenir, il vous suffit de vous abonner sur iTunes et de laisser une note de 5 étoiles ainsi qu’un commentaire. Cela ne vous prendra qu’une minute, et aidera grandement en référencement du podcast. Enfin un dernier mot pour vous dire que si vous souhaitez avoir plus d’informations et de conseils pour faire grandir votre activité de photographe professionnel, vous pouvez vous abonner gratuitement à ma newsletter du lundi, dans laquelle je partage chaque semaine des conseils très utiles. Le lien est en description de cet épisode. Je vous donne rendez-vous dans le prochain épisode du Photographe Pro 2.0.

À bientôt !

 

 

Fred
Je m'appelle Fred et je suis reporter-photographe professionnel. En plus de mon travail pour la presse magazine, j'aide les autres photographes, qu'ils soient amateurs ou professionnels. Mon métier de photographe m'amène à voyager un peu partout à travers le monde. J'en profite donc pour partager ces expériences et ces découvertes à travers des reportages et des carnets de voyage sur cette chaîne YouTube. Si vous êtes photographe amateur et que vous êtes à la recherche de conseils et d'astuces pour progresser en photo, faire de meilleures images et vous faire davantage plaisir en photographie, alors cette chaîne est faite pour vous ! ► Téléchargez gratuitement mon dernier livre « J’apprends la Photographie en mode Reportage" : http://bit.ly/pdfmethodephoto Aujourd'hui, j'arrive à vivre pleinement de ma passion : la photographie et j'aide des milliers de photographes à y parvenir eux aussi. Si vous êtes pro ou que vous souhaitez le devenir, je partage avec vous mes meilleurs conseils marketing et business pour trouver plus de clients, vendre plus de photos et vivre concrètement de ce fabuleux métier. ► Ressources pour photographe professionnel : http://bit.ly/ressourcesphotographepro
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