Destination reportage - blog de voyage et de photographie

[Film] La vie rêvée de Walter Mitty

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La Vie rêvée de Walter Mitty – Ben Stiller – 2014

[Garanti sans spoiler !]

Synopsis

« Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, Walter doit trouver le courage de passer à l’action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu’il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait changer sa vie à jamais.  » (Allociné)

Mon avis

Entre le film d’aventure et la comédie, « La vie rêvée de Walter Mitty » rappelle tantôt « Into the wild » avec ses superbes plans de paysages et une musique sublime à certains moments, et tantôt la banale comédie amoureuse à l’américaine vue et revue. Cependant, le rythme, assez effréné de l’histoire qui nous fait faire un véritable tour du monde et nous tient en haleine jusqu’à la fin, apporte un énorme plus à ce film réalisé par Ben Stiller. On rentre très vite dans l’histoire et on s’identifie assez facilement au personnage. Ses rêves d’aventures et d’histoires incroyables entravés par un patron tyrannique nous font réagir et réfléchir. C’est définitivement un film que je vous encourage vivement à voir (et même à revoir) !

   

Pour aller plus loin :

=> Ma sélection de films sur la photographie et le voyage

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Les Balkans, entre guerre et tourisme

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Une plongée dans les Balkans

« Les Balkans au XXème siècle ». Le sujet de l’épreuve d’Histoire contemporaine en laisse perplexe plus d’un dans l’amphi Bodin. « Vous avez 3 heures », lance d’une voix froide l’une des surveillantes du concours d’entrée en 4ème année de Sciences-Po. Il faut dire que le sujet n’est pas le plus évident qu’il soit.

Et pourtant, il est terriblement intéressant. On définie souvent les Balkans comme une poudrière politique, un territoire qui a tellement connu la guerre que les habitants de ces pays se détestent profondément et veulent encore aujourd’hui s’entre tuer.

Qu’en est il dans la réalité ?

Si les relations entre les sept pays de l’ex-Yougoslavie sont si tendues que ce que l’on peut lire dans la presse ou même dans les livres d’Histoire, cela devrait être difficile de voyager en train dans cette région du monde.

Vérifions.

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La Croatie, nouvelle porte de l’Europe

Depuis le 1er juillet 2013, les frontières de l’Union Européenne se sont élargies vers l’Est. La Croatie est désormais la nouvelle porte d’entrée de l’Europe. Cela pose bien entendu des « problèmes » lorsque l’on sait que son voisin, la Bosnie est un pays presque à majorité musulmane. « Passeport ! ».

Décidément on ne s’habitue pas aux comportements rustres de la police aux frontières, surtout celle entre la Croatie et la Slovénie. Ces dernières agissent de concert pour « filtrer et surveiller », selon un contrôleur de la ligne Ljubljana-Zagreb. Dès notre arrivée dans la capitale croate, nous louons une voiture pour visiter l’arrière pays et redescendre sur la côte adriatique.

Après une nuit sur une plage de Rijeka, la deuxième ville du pays, nous poursuivons notre chemin jusqu’en Istrie et la magnifique ville de Pula.

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Ancienne cité romaine, son amphithéâtre incroyablement bien conservé et donnant sur le port, est là pour témoigner de sa prestigieuse histoire vieille de 3000 ans. Selon la légende, ce sont les Argonautes qui aurait fondé la ville.

C’est peut être cet héritage légendaire si ce n’est pas le charme des plages de l’adriatique qui a séduit le maréchal Tito et l’a convaincu d’établir sa résidence secondaire sur l’une des îles proches du littoral.

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Une nouvelle nuit à la belle étoile et nous voici en route pour l’un des parcs nationaux les plus beaux du pays, à savoir les lacs de Plitvicé. Nous débutons une petite randonnée riche en couleur. L’eau turquoise et les chutes d’eau sont à couper le souffle.

Autant dire que le contraste avec la capitale Zagreb est plutôt brutal. La circulation y est presque chaotique et les habitants pas des plus aimables. Il nous faudra une bonne demi-heure pour trouver le parlement croate dans lequel j’ai réalisé quelques photos (dans le cadre d’un reportage plus poussé sur la Croatie).

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[Reportage Photo] Un dimanche ensoleillé dans un camp de la mort…

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Visite guidée et en photos du camp d’Auschwitz-Birkenau

Plus d’un million et demi de visiteurs venant des quatre coins du monde se rendent, chaque année, dans la petite ville polonaise d’Oswiecim. Le but de leur venu, un camp de la mort nazi dans lequel plusieurs millions d’européens, juifs pour la plus part, ont été déportés pour être exterminés dans des conditions inhumaines. Depuis Cracovie, un train du début du siècle rejoint en quelques heures la petite bourgade polonaise, tristement célèbre. Le « musée » est gigantesque et s’étends sur plusieurs dizaines d’hectares. Près de quatre heures de visites glacent le sang du visiteur dans le but de lui faire prendre conscience des atrocités commises dans ce qui était avant l’arrivée des Allemands, un paisible village perdu dans les champs.

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Highline sur un lac gelé avec Pyrénaline

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« Haute Voltige au Fourcat », les dessous d’un reportage aérien

Parfois, un reportage découle d’une idée un peu folle et totalement improvisée. C’est le cas de « Haute voltige au Fourcat » publié en septembre dernier dans « Pyrénées Magazine ». Au départ, il s’agissait d’une histoire assez classique sur l’ouverture et le fonctionnement d’un refuge en haute montagne.

Le refuge du Fourcat culmine à 2445 mètres d’altitude, au fond de la vallée du Vicdessos en Ariège. Peu connu du grand public, il accueille pourtant des centaines de randonneurs souhaitant faire une halte avant de poursuivre leur route vers les différents sommets ariégeois dont les plus haut dépassent les 2800 mètres d’altitude. Lors d’une randonnées il y a quelques années, j’ai découvert ce superbe endroit, niché au cœur des reliefs sans cesse enneigés, ainsi que son très sympathique gardien, Philippe.

C’est avec plaisir que je l’ai revu au début de l’été dernier pour photographier l’héliportage des vivres du refuge. Une après midi de photos au pied des sommets lors de laquelle j’ai notamment pu faire des photos sous un hélicoptère en « raz motte » (plutôt impressionnant comme expérience !). Ne pouvant malheureusement pas monter avec eux ce jour là, c’est quelques semaines plus tard que je retrouvais le gardien, dans son refuge.

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Une randonnée entre amis dans la presse

Week-end du 14 juillet. Pourquoi ne pas profiter du beau temps pour organiser une petite randonnée entre amis ? Après en avoir parlé à quelques personnes et notamment Paulo de l’équipe de funambules Pyrénaline, la randonnée va prendre une tournure plutôt originale.

Après quelques clics sur Google Earth et un étrange coup de fil au gardien du refuge, c’est finalement une petite expédition slackline qui se monte. Nous sommes une dizaine à partir de Toulouse ce matin là, plus chargés que d’habitude. Dans les énormes sacs des « randonneurs », un perforateur sur batterie, des cordes, des goujons et une slackline. Pour ma part, je prends avec moi mes deux boitiers et 3 optiques pour immortaliser ce petit exploit qui se prépare.

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« Une ligne qui se gagne »

Atteindre le refuge du Fourcat n’est pas de tout repos. Il faut d’ordinaire entre 4 et 5 heures de marche pour pouvoir profiter du superbe étang et commander une bière au refuge. Et la montée peut être assez rude !

Pour arriver au plus haut refuge d’Ariège, il faut d’abord gravir quelques 1350 mètres de dénivelés positifs, chargés, en plein soleil et avec quelques pénibles passages dans la neige. Une fois en haut, Paulo, Rémy et les autres prennent quelques minutes pour souffler, puis se mettent sans perdre de temps à la deuxième partie de l’opération, à savoir installer la slackline.

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Première étape, percer les points dans la roche pour y fixer de solides ancrages. Tandis que la météo décide brusquement de changer, Paulo se retrouve à utiliser le très lourd perforateur sous une pluie battante qui laisse assez vite place à de la grêle… Cette dernière nous oblige à nous mettre à l’abri dans le refuge.

Fasciné par les histoires de highline et de saut pendulaire que nous partageons avec lui, le gardien nous offre l’apéritif. Au chaud et au sec, nous profitons d’un bon repas, quelques verres de trop et direction le sac de couchage.

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Torse nu sur un lac gelé

Au réveil, l’incroyable ciel bleu sans nuage nous donne le sourire. Le temps de prendre le petit déjeuner, et nous prenons la direction du lac. Paulo et les autres fixent la slackline de 70 mètres et commencent à la tendre. Une fois la tension bonne, Paulo s’élance dans le vide. Il n’est pas encore midi et le soleil tape déjà très fort.

Torse nu et lunettes de soleil sur le nez, il se lève sur la longue « ice-line » d’une dizaine de mètre de haut. Je me mets alors en quête du meilleur point de vue pour essayer de capter la beauté de ce lieu mais surtout de cette incroyable performance sportive. Ce n’est pas tout les jours que l’on peut voir ça !

C’est surement ce que c’est dit Philippe, que je vois alors arriver derrière moi, le tablier autour de la taille et l’appareil photo autour du coup. Le gardien a délaissé les fourneaux le temps d’admirer le petit exploit qui se déroule alors devant son refuge.

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Je continue de tourner autour de l’eau turquoise pour varier les angles. Je remarque alors cet incroyable reflet dans l’eau et la glace. Le cirque du Fourcat prend ainsi une nouvelle dimension. C’est magique.

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Les funambules enchaînent les essais sur cette très difficile ligne de 70 mètres mais personne n’arrivera à la traverser complètement et sans tomber. Cependant, tous semblent ravis de cette expérience. C’est la première fois que ce type de ligne est ouverte dans les Pyrénées.

A mon retour à Toulouse, je décide de raconter cette histoire dans la presse locale. La « Dépêche du Midi » d’Ariège en fait sa Une. Plus tard, lors de mon voyage à travers l’Europe, la rédaction de « Pyrénées Magazine » me propose de publier les photos. Dans un train me menant à Prague, je me mets à écrire l’histoire de cette « Ice-Line ». C’est avec mes amis de Pyrénaline que je découvre les 6 pages de reportage à mon retour en septembre.

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Passage dans l’ancien bloc soviétique

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C’est avec le souvenir assez douloureux de la nuit précédente, passée dans la rue, que nous nous mettons en quête d’un train pour rejoindre Varsovie en Pologne. Après trois changements, nous avons la chance de nous allonger dans un wagon couchette.

Au coeur de l’Europe de l’Est

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Après une courte nuit, nous voici à Varsovie. La ville est grande et riche en monuments. L’église de la Sainte-Croix retient plus particulièrement mon attention, et pour cause : elle héberge le cœur de Frédéric Chopin, l’un des musiciens les plus talentueux de l’histoire. Au coin d’une rue défigurée par des travaux, un buste de Napoléon nous fait sourire et nous conforte sur notre façon de faire du tourisme. Cela a du bon de se promener sans vraiment savoir où l’on va. Nous retournons à la gare pour une destination peu habituelle : Oswiecim. Si ce nom ne vous dit rien, celui d’Auschwitz devrait. Dans un train du siècle dernier, nous nous dirigeons vers les camps de la mort nazis les plus tristement célèbres.

_DSC1339Le photo reportage complet dans le camp de la mort est visible ici

La visite dure près de cinq heures. Le plus surprenant est peut être le nombre de visiteurs à fouler le sol de ce « musée » : plus d’un million et demi par an ! L’affluence se ressent d’ailleurs dans le train du retour pour Cracovie. La capitale culturelle polonaise est incroyable. Nous profitons de sa vie nocturne avant de repartir le lendemain pour Prague en République Tchèque. Même programme dans une ville plus grande et encore plus dynamique.

_DSC1639Le charme de Cracovie

Nouvelle ville, nouveau pays, notre périple nous amène le lendemain à Vienne. En sortant de la gare, nous déambulons sans trop savoir où aller, tandis que notre route nous amène alors vers le château de Schönbrunn, dont les jardins majestueux ont été dessinés en 1695 par Jean Tréhet… un français. Nous profitons de l’endroit pour nous reposer avant de prendre le train pour la Slovaquie, ayant entendu de bonnes choses à propos des soirées passées à Bratislava. La petite capitale est surprenante. Assaillie de touristes, dont une très grande majorité de jeunes, la ville est résolument tournée vers l’avenir. Seul le centre historique échappe aux démolitions et aux reconstructions d’immeubles modernes.

_DSC1851Coucher de soleil romantique à Bratislava (Slovaquie)

Les vestiges de la Yougoslavie

Le lendemain, nous nous dirigeons vers Budapest, autre très belle capitale européenne dans laquelle nous restons deux jours afin de faire un peu de sport et pour profiter des thermes. Nous quittons progressivement l’Union Européenne. Au fur et à mesure que nous descendons vers la Grèce, les lignes de trains sont de plus en plus délabrées et moins rapides. C’est après une nuit dans le train que nous arrivons à Ljubljana. Cette capitale slovène au nom presque imprononçable fait également partie de nos coups de cœur. Très petite, deux heures en vélo permettent d’en faire le tour et d’atteindre le château qui domine les lieux afin de profiter d’un panorama d’exception.

_DSC2120Le calme de Ljubljana (Slovénie)

La prochaine étape est la Croatie. Tout nouveau membre de l’Union Européenne et également l’un des pays de l’ex-Yougoslavie, la Croatie fait partie malgré elle (car ses habitants n’aiment pas le terme), d’un ensemble géographique que sont les Balkans.

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Mots clefs : InterRail, Train, Voyage, Europe de l’Est, Yougoslavie

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En immersion avec l’armée de terre

Au départ il s’agit de couvrir une cérémonie militaire pour la « Dépêche du Midi » sur la place d’armes de Francazal. Quelques mois plus tard, me voilà en train d’embarquer dans un cargo tactique pour shooter un posé d’assaut. Le monde de la défense m’a toujours passionné, depuis mes premiers cours de géopolitique à la fac, et pouvoir entrer dans ce monde avec un appareil photo est une incroyable expérience.

Il y a quelques jours, je poursuivais mon reportage, commencé en 2012 avec la 11ème Brigade Parachutiste. Cette fois-ci, ce n’est pas sur le tarmac de Francazal ou sur l’aire d’atterrissage de Ger (Tarbes) que les militaires m’attendaient, mais dans le Tarn-et-Garonne, pour une spectaculaire prise d’assaut de la ville de Montauban. Pour l’occasion, la grande muette a mis le paquet et avait même préparer la bande d’annonce de l’événement.

Le temps de faire le sac et c’est parti pour 3 jours de reportage en immersion avec les différents régiments de la brigade. L’objectif était de poursuivre le reportage commencé lors des opérations « Mojito » et « Colibri », dont certaines photos sont visibles sur mon porfolio en ligne mais surtout de réussir à capter des moments « hors-combat » et plus humains. En effet, la guerre ne se résume pas à de gros flingues et de violents combats. Il y a surtout des heures, des jours et des semaines d’attentes pour les soldats, qui restent avant tout des hommes et des femmes comme les autres. Pourtant, difficile de capter ces moments là, même s’ils représentent une grande partie de la journée du militaire en opération…

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Une partie de Counter Strike géante

Pour ce nouvel exercice interarmé et interarme – c’est à dire mêlant différents corps de métiers au sein de l’armée de terre – 1600 hommes et de très nombreux moyens en matériels et véhicules ont été mobilisés. Une superbe occasion pour les photographes de faire un catalogue des forces de la brigade de Toulouse composée de 8 régiments. Véhicules blindés, hélicoptères de combats, et même drone de reconnaissance, l’Etat major à mis les petits plats dans les grands pour prendre d’assaut Montauban et venir à bout des vilains résistants un peu partout dans le département du 82.

L’une des parties les plus impressionnantes de cette énorme opération, fut la prise d’assaut d’un (faux) village par les GCP, comprenez « groupement des commandos parachutistes », afin d’éliminer les méchants et libérer le maire, pris en otage, puis de l’évacuer dans un hélicoptère « Puma ». Protégez vos oreilles et embarquez dans cette partie de Counter Strike presque réelle…

Test du Nikon D4s en « condition de guerre »

Pour ce reportage, j’ai eu la chance d’utiliser un D4s, le dernier-né de chez Nikon, couplé à mon D600. Ce monstre de technologie m’a permis de réaliser des clichés incroyables. J’y reviendrai en détail dans un article consacré aux boitiers Nikon, plus tard sur le blog.

Côté optiques, c’est armé de mon 70-200mm 2.8, mon 20mm 2.8 et mon 50mm 1.4 que je suis parti à « la guerre ». Des optiques assez légères (sauf pour le téléobjectif), qui m’ont permis d’avoir une certaine liberté de mouvement et souvent de courir pour ne rien rater de l’action.

Le reportage complet sera prochainement publié dans la presse spécialisée défense. La publication sera alors disponible sur ma page facebook.

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Mots clefs : Armée, Reportage, Action, Soldats, Militaires

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InterRail, avantages et inconvénients

InterRail, c’est quoi ?

Il s’agit d’une boutique en ligne qui commercialise des tickets de train valables dans un ou plusieurs pays et qui permet au voyageur de prendre le train de façon illimitée pendant un certain laps de temps. Créée dans les années 1970, cette société travaille avec 32 compagnies ferroviaires européennes. Son siège est basé au Pays-Bas et elle possède des bureaux en Irlande et aux Etats-Unis. Concrètement, il est possible de voyager de façon illimitée en train dans 30 pays pendant un mois avec un seul « ticket ». J’ai testé et je vous en parle dans ce blog.

Comment ça marche ?

Tout d’abord, il faut acheter un pass en ligne sur le site d’InterRail ou sur celui d’Eurail, la version pour les résidents non européens. Plusieurs offres sont disponibles, voici ce que vous pouvez choisir.

Interrail choix du pass

Première ou seconde classe ?

Vous l’avez remarqué, il est possible de prendre un pass première classe. Cependant, il n’y a pas de tarifs réduits pour les moins de 25 ans et autant dire que ça devient alors très très cher… 1050 euros contre 442 euros pour un mois continu de voyage. D’autant plus qu’il faut savoir que sur certaines lignes, la première classe n’existe tout simplement pas ! Ayant testé la première classe une bonne partie de mon voyage, je suis en mesure de vous faire un retour. Le gros avantage d’être surclassé est le fait qu’il y a souvent bien plus de place dans les cabines. Lorsque l’on voyage avec son gros sac à dos pour un mois de voyage et que l’on peut poser ses pieds sur le siège d’en face pour les longues heures de trajets, c’est un sacré plus. Cependant, il est amusant de comparer les wagons et le confort de ces derniers selon le pays que l’on traverse. Inutile de vous dire que la première classe serbe ou bosniaque n’en a que le nom… Et encore, s’il y en a une !

Voyage à la carte

Comment ça marche concrètement ? Le principe est encore plus simple que ce que l’on pense. Vous entrez dans un train, vous attendez que l’on vous contrôle et vous montrez votre joli billet. Sauf exceptions (que vous découvrirez bien souvent au moment venu), il n’y a pas de réservations à faire (sauf pour les couchettes et les trains « express »). Attention cependant. Aussi bizarre que cela paraisse, la seule contrainte et d’inscrire sur votre billet le trajet que vous êtes en train de prendre (n° du train, gare de départ, gare d’arrivée, horaires). C’est tout. Si cela n’est pas écrit au moment du contrôle, vous aurez le droit à une remontrance du cheminot, souvent dans un anglais approximatif. Souriez, remplissez et rendormez vous.

C’est bien le plus grand intérêt de ce pass InterRail, à savoir que vous devenez un véritable baroudeur. Inutile de se prendre la tête à réserver des jours avant un billet de train, vous choisissez votre destination une fois sur le quai.

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Les mauvaises surprises

Mais tout n’est pas non plus rose et InterRail n’est pas le monde des Bisounours. Derrière la com et le markéting, voyager en InterRail peut engendrer des dépenses imprévues. Sous des prétextes franchement douteux, certains contrôleurs vous indiquent, plus ou moins gentiment (aahh la prévenance polonaise…), que vous devez payer des frais de réservations supplémentaires.

Cela vous amènera de temps en temps à mettre la main au porte monnaie et parfois même à sortir une somme correspondant presque à un ticket de train normal ! Cela m’est arrivé par exemple en Grèce, en République Tchèque, en Allemagne et en Hongrie.

Autre conseil important à savoir avant de partir, oubliez le long et pénible passage aux points d’informations si vous avez des questions concernant votre pass. J’ai fais l’erreur d’endurer des heures de files d’attentes interminables pour parlementer avec des employés qui ne connaissaient rien au système InterRail et qui me considéraient comme un voyageur lambda.

Ne vous posez pas trop de questions, renseignez vous un maximum sur internet avant de partir et auprès du service InterRail et ne cherchez pas d’informations aux comptoirs. Vous perdrez un temps précieux. C’est déjà difficile d’avoir un interlocuteur anglophone dans beaucoup de pays européens, alors avoir une réponse spécifique sur votre pass…

Pas si rentable que ça

Sans parler des prix des compagnies aériennes low cost, voyager est de moins en moins cher. Après en avoir discuter avec des voyageurs lors de mon tour d’Europe et après avoir regardé les prix sur les sites de réservations, voyager en train n’est pas si cher que cela, surtout en Europe de l’Est et du Sud.

On peut franchement se demander pourquoi prendre un pass InterRail par moment.

L’argument financier n’est pas le plus valable. Donc avant de passer commande, jetez un coup d’oeil sur les prix, en fonction des pays que vous voulez visiter. Néanmoins, la question des fluctuation des prix n’intervient pas lorsque l’on est armé d’un pass.

Je ne regrette pas cette expérience avec la société InterRail. Le système est quand même très sympa. Pas besoin de se prendre la tête avec 50 tickets de train, vous gardez le même tout au long du mois. Et puis ce petit bout de papier permet indirectement de faire des rencontres souvent intéressantes. En effet, les voyageurs utilisant ce pass sont très nombreux et ces derniers vous repèrent lors des contrôles, ce qui permet d’engager la conversation et de se faire des compagnons de voyages.

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Aux frontières de l’Europe (partie 2)

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Décoré d’un badge presse, nous parcourons les couloirs quasi déserts du parlement européen. A l’heure d’été, seuls les portiques de sécurité rappellent l’importance de ce haut lieu dans lequel se décident la politique de l’UE, et même indirectement celle de certains pays. Un passage par le « Parlamentarium », le Disneyland version politique de Bruxelles, et notre parcours dans la capitale belge se poursuit en vélo.

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Un vélo que nous aurions bien voulu conserver une fois à Amsterdam, l’après midi même après une rapide trajet en train. La ville du vélo, mais sans station libre service comme il en existe à Toulouse… C’est un comble ! Ce sera donc en bateau que la visite de la capitale des coffee shop se déroulera. Sur les innombrables canaux, les petites fêtes privées se multiplient tandis que le soleil se couche sur Amsterdam. Pas le temps de souffler, le départ pour Berlin est prévu à 22 heures. Or, première déconvenue et première nuit sur un banc dans la rue, aucun train entre 1h et 4h du matin…

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C’est donc en début d’après midi et après quelques heures de train que nous arrivons à Berlin. Le temps de trouver un vélo près du Bundestag et nous voilà prêts pour visiter la capitale allemande. Le mot « frontière » toujours en tête, nous roulons sur les traces du célèbre mur de Berlin. Soudain, nous sommes stoppés net par des soldats américains en uniforme. Pas de vérification de passeport mais plutôt une proposition de photo souvenir devant le « checkpoint Charlie », l’ancien poste frontière berlinois permettant de rejoindre la partie Est de la ville pendant la guerre froide. Le tourisme au service de l’Histoire… ou plutôt l’inverse ?

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Profession : photojournaliste

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Être photographe, c’est écrire avec la lumière. Être photojournaliste c’est capter la lumière de la vérité.

Erich Salomon

Le reporter-photographe, lorsqu’il n’est pas bêtement et injustement assimilé au paparazzi, fait rêver. Mais ce métier qui consiste bien souvent à voyager et essentiellement à informer à travers des images, est en danger. Les causes de la crise du photojournalisme sont nombreuses. J’en ai répertorié et expliqué certaines dans mon mémoire de recherche réalisé dans le cadre de mes études à l’Institut d’Etude Politique de Toulouse (en lecture ci-dessous).

Pourquoi parler de ce sujet sur ce blog ?

Tout simplement parce que trop de photographes amateurs (et le grand public en général) ne connaissent pas cette situation dramatique qui touche toute une profession, et indirectement, en sont pour certains responsables.

Je m’explique. Aujourd’hui, les entreprises de presse et les entreprises plus largement, considèrent la photographie avant tout comme un coût et non plus comme une oeuvre de l’esprit. Afin d’éviter les dépenses d’argent, ces structures se tournent bien souvent vers des contenus libres de droits, souvent produits par des amateurs. Pourquoi acheter ce que l’on peut avoir gratuit ? Alors certes, ce n’est pas la même qualité, mais si cela peut justifier des économies…

Je n’ai pas l’intention de faire un discours moralisateur, mais je pense qu’il est important que cette situation très pénible pour les photographes professionnels, c’est à dire celles et ceux qui vivent de leurs photographies, soit mise en lumière.

Sur la photo : Frédéric Lancelot, photojournaliste freelance toulousain

 

Comment vivre de la photo ?

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Comment survivre au Hellfest

24-06-13 Hellfest à Clisson du 20 au 23 juin 2013

Vivre le Hellfest, un appareil photo dans les mains…

Le Hellfest est devenu au fil du temps une véritable destination touristique. Après ses 400 participants en 2002, le plus gros festival de musique métal français a dépassé le cap des 100 000 participants (et accessoirement les 140 000 litres de bière) lors de la dernière édition. Parmi eux, environ 30% viennent de l’étranger.

Amateur de ce genre musical très particulier mais pas forcément fan inconditionnel, l’édition 2013 de ce festival démentiel fut donc pour moi une sacrée expérience et une aventure photojournalistique des plus intéressantes.

24-06-13 Hellfest à Clisson du 20 au 23 juin 2013

Un camping… particulier

Première étape en arrivant au Hellfest : trouver un endroit pour planter sa tente. Et ce n’est pas évident. Si garer sa voiture relève déjà du parcours du combattant, alors trouver quelques mètres carrés pour poser sa Quechua (on avait dit pas de marque, mais y avait que ça à perte de vue !) et pour les plus conviviaux, une tonnelle, histoire de pouvoir picoler… pardon discuter au sec, est un exploit !

Une fois confortablement installé, l’heure est à la musique et surtout à une succession de files d’attentes aussi interminables les unes que les autres. Au Hellfest, on fait la queue pour tout ! Retirer de l’argent, acheter des jetons, qui permettront de faire ensuite la queue pour acheter à manger, à boire, ce qui vous amènera enfin à faire la queue pour accédez aux toilettes. Bref, la patience est la meilleure arme du festivalier.

L’oasis de l’espace presse

Comme à chaque grand événement, l’organisation propose un endroit « sécurisé » et muni d’une connexion internet aux journalistes afin de leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. Manque de bol, la connexion wifi n’est pas des plus rapides et l’espace presse est confondu avec l’espace VIP, ce qui exclu donc la question « est ce que je peux laisser mon matos photo à 10 000 balles sur la table le temps d’aller acheter un café ? »… Mais peu importe, je ne bosse pas pour l’AFP aujourd’hui, j’ai juste besoin de photos d’ambiance pour mon reportage sur le Hellfest.

L’avantage d’une salle de presse, c’est aussi de pouvoir être au plus près des artistes, à travers notamment des conférences de presse. Cependant, il n’y a rien de bien intéressant visuellement à shooter un mec assis derrière une table, lunette de soleil sur le nez et une bouteille d’eau devant le micro.

24-06-13 Hellfest à Clisson du 20 au 23 juin 2013

Plongeon dans la fosse

Alors avant de se lancer la fleur au fusil et les boitiers numériques hors de prix aux épaules dans une fosse de barbus et de tatoués excités (comment ça je suis dans le cliché ?), il faut s’avoir que le Hellfest, ça ressemble plus ou moins à ça :

Vous l’aurez donc compris, on va pas faire le malin et risquer de prendre un pogo dans l’optique à 1500 euros. Afin de permettre aux photographes de shooter les artistes sur scène, un large couloir est sécurisé devant la fosse et permet surtout de récupérer les metalleux qui, plus ou moins alcoolisés, décident de partir en slam (comprenez en surf) sur la foule pour finir dans les bras musclés d’une armoire à glace en bout de chemin. Au final, cette scène est presque plus intéressante à immortaliser que le mec hurlant dans son micro, shooté par 50 photographes en même temps. Mais la partie amusante s’arrête rapidement, aussitôt la chanson terminée, tandis que l’armoire à glace te demande gentiment de promptement quitter les lieux, toi et tes boitiers.

24-06-13 Hellfest à Clisson du 20 au 23 juin 2013

Photographier le Hellfest n’est donc pas de tout repos, d’autant plus que les vols dans les tentes obligent à porter un sac lourd toute la journée. Pour ma part j’avais embarqué le macbook, deux boitiers et 4 optiques. Cet événement mérite cependant de s’y intéresser car il est riche en adrénaline, en émotion et en images incroyables. Et comme dans tous les festivals, il est possible de faire de belles rencontres, surtout lorsque l’on a un appareil photo dans les mains et qu’on a affaire à une communauté très sympa comme celle des métalleux.

 

Plus d’informations :

lire l’excellent papier de Simon Marquez, la plume qui m’a accompagné lors de mon reportage de 2013.

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Mots clefs : Hellfest, Reportage Photo, Musique, Festival, Camping.

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Aux frontières de l’Europe (partie 1)

Les mots « Europe » et « frontière » sont inlassablement et continuellement présents dans les médias et leur association inspire les meilleurs comme les pires discours politiques depuis des dizaines d’années. Paradoxalement, ces mots restent pour la majorité des gens des idées presque abstraites. A quoi ressemble une frontière pour un citoyen qui n’a pas eu la chance de voyager autrement qu’en avion ?

De la même façon, peut on comparer les sentiments d’appartenance à l’Union Européenne d’un Allemand et d’un Croate ? L’identité européenne est un véritable débat et de nombreux chercheurs s’attèlent encore à débroussailler cette « idée ».

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Bruxelles et plus particulièrement son parlement européen est notre première étape. Avant même d’entrer dans la célèbre instance, la « décoration » des lieux interpelle. De grandes bannières souhaitent la bienvenue à la Croatie. Depuis le 1er juillet, ce pays est le deuxième membre de l’ex-Yougoslavie (après la Slovénie) et le 28ème Etat à entrer dans l’Union Européenne.

Le long de la grande structure ovale en béton surplombant l’entrée du parlement, de grands tirages photos présentent le nouvel élève à travers des paysages et des portraits, à l’image d’une brochure touristique. Dans quelques semaines nous y serons. L’arène romaine de Pula, l’eau turquoise des lacs sauvages de Plitvicé… Le voyage ne fait que commencer !

Embarquez pour l’aventure en cliquant sur les différentes étapes de mon voyage

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Un tour d’Europe en train (Introduction)

Dans le cadre d’un reportage pour un magazine spécialisé dans le transport ferroviaire, j’ai eu l’occasion entre juillet et août 2013 de voyager à travers l’Europe. Accompagné d’un ami rédacteur, nous avons traversé 18 pays en train, armés d’un « pass Interail » (www.interrail.eu). Cette incroyable expérience m’a permis de découvrir et de redécouvrir certains endroits formidables.

Afin de raconter ce voyage, j’ai tenté de capter la beauté de chaque ville étape de ce voyage de plus de 9000 km avec mon boitier. L’intérêt de ce « rail trip » qui aura duré près d’un mois et demi était également de se rendre compte de certaines réalités et surtout d’aller voir par soi-même des choses que l’on ne voit habituellement que dans les journaux télévisés ou dans les livres d’histoire.

De Bruxelles, centre de la politique européenne, à Athènes, capitale d’un Etat de l’Union Européenne en crise, ce voyage m’a également amené à visiter des endroits qui n’attirent habituellement pas les touristes, tels que le Kosovo, la Macédoine ou encore certains pays des Balkans, encore en guerre il y a une poignée d’année, comme la Bosnie ou la Serbie.


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Un mois pour traverser 18 pays, c’est peu. Très rapide diront certains. Face à ces délais très serrés, il nous a fallu faire des choix et se contenter bien souvent d’un ville pour un pays. Ainsi, il est évident qu’un pays comme l’Allemagne ne se résume pas à Berlin, tout comme la Turquie n’est pas à l’image de sa capitale historique, Istanbul.

Cependant, visiter, même pour quelques heures, le centre politique, culturel et historique d’un pays en dit long sur ce dernier. De plus, le voyage en train permet d’appréhender le passage de l’arrière pays au centre névralgique urbain. Souvent, le contraste est d’ailleurs saisissant !

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L’Europe en Interrail

Europe interrail

Pourquoi ne pas profiter de l’été pour faire un tour d’Europe ? C’est pour ma part ce que j’ai fais et je vais vous faire partager cette expérience et peut être réussir à vous convaincre de vous lancer vous aussi. Armé d’un ticket InterRail, j’ai visité 19 pays en Europe.

Lors de ce voyage, j’ai réalisé un reportage texte et photos pour le magazine français La Vie du Rail. L’idée était de s’intéresser au personnel ferroviaire des pays que je traversais. Un exercice pas si simple que cela du fait de la barrière de la langue mais aussi de la timidité de certains employés. Cela donne quand même un récit assez sympa qui informe sur les conditions de travail et de vie des cheminots européens.

Le sujet a fait la Une du numéro 3461, en lecture ci-dessous.

La publication dans le magazine La Vie du Rail

 

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