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Brice Portolano, un jeune photographe de voyage en quête d’aventures

Du haut de ses 24 ans, Brice Portolano, nouvel arrivant dans la structure Hans Lucas, ne se défini pas comme un photojournaliste mais plus comme un photographe de voyages, d’aventures et de nature, qui a évolué vers la photographie documentaire. « Être photojournaliste n’est pas vraiment mon ambition, ce qui m’intéresse c’est avoir une écriture et un univers parce que je pense que c’est un moyen de se différencier des autres photographes », explique-t-il lors de notre rencontre au dernier festival « Visa pour l’image » à Perpignan.

Son « truc » à lui, c’est clairement la nature, les grands espaces et la relation entre l’homme est la nature comme on peut le voir sur son site internet et sa page Facebook.

Keep Exploring – Brice Portolano from Mathieu Le Lay on Vimeo.

« J’ai commencé à prendre des photos en voyageant. Quand j’étais étudiant, dès que j’avais un peu d’argent je partais avec des amis », avant de poursuivre « et de fil en aiguille j’ai commencé à ramener des photos de nature, d’aventures, et à les diffuser sur les réseaux sociaux ».

Ce jeune photographe qui voulait devenir journaliste lorsqu’il était au lycée a progressivement donné plus de sens à ses séries photographiques, en racontant une histoire. C’est pourquoi il s’est alors tourné vers des sujets plus documentaires.

Brice n’est pas tout à fait autodidacte puisqu’il est passé par l’école de photographie des Gobelins à Paris. D’ailleurs, paradoxalement, c’est dans la capitale que cet amoureux de nature est actuellement basé. Mais selon lui, c’est un très bon moyen d’apprécier les grands espaces à travers cet important contraste, et puis comme il le souligne, « Paris, c’est une base importante pour le boulot, pour les contacts ».

Travail au long cours en Alaska

Dans un endroit très isolé, à 1h30 d’hydravion de la ville la plus proche, Brice a réalisé un portrait sur Jerry, un agent immobilier américain qui a quitté le Michigan pour devenir ostréiculteur suite à un burn-out.

Ce sujet va bientôt être publié dans un magazine américain, mais le jeune français compte bien le présenter à la presse française, tout comme il en a déjà parlé lors du prix « Mentor » (lire l’article sur l’association « FreeLens » à ce sujet).

Au départ avec un blog

« Il y en a qui écrivaient leurs états d’âme, moi je postais des photos », sourit-il. Brice est un photographe 2.0 et c’est grâce aux réseaux sociaux qu’il s’est créé une communauté de fans (plus de 40 000 sur Facebook à l’heure actuelle) et de cette façon, il a aussi attiré l’attention de grands acteurs de la photographie en France, notamment le studio Hans Lucas.

« Je vis de la vente de mes tirages et de la publicité depuis 1 ans et demi ». Même s’il passe une importante partie de son temps à voyager, Brice travail également pour les marques et autres entreprises « c’est là que sont les budgets les plus intéressants, la presse n’offre pas forcément les meilleures perspectives financières ».

Virage vers la presse avec Hans Lucas

Même s’il ne compte pas vivre à 100% de la presse du jour au lendemain, en intégrant le studio Hans Lucas, Brice poursuit sa quête de créativité, à la fois pour les médias, mais aussi les galeries et l’édition au sens large.

Et puis, cet important studio est une belle porte d’entrée pour contacter les iconographes et autres rédacteurs en chef, afin de produire et vendre des sujets photographiques. « Le problème des jeunes photographes, c’est qu’ils ne savent pas vraiment où ils vont, il n’y a pas de plan », constate Brice.

Coopté par un membre du studio via les réseaux sociaux, c’est le co-fondateur de Hans Lucas, Wilfrid Estève en personne, qui lui a proposé de rejoindre la structure.

Quand on lui demande quels sont les photographes qui l’inspirent, il répond par des noms connus comme celui de Steve McCurry, tout en ajoutant « jusqu’à ce qu’il se mette au numérique, après non » mais aussi des photographes moins connu du grand public comme Jérôme Sessini, Corey Arnold ou encore Evgenia Arbugaeva.

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Pyrénaline : double première mondiale au Pic du Midi

C’était l’un des gros projets de 2015 pour l’équipe Pyrénaline que j’ai le plaisir de suivre depuis sa création officielle il y a quasiment 3 ans. Sauter en pendule depuis la télécabine du Pic du Midi, un défi complètement fou, qui promettait une incroyable aventure technique, sportive et humaine.

L’histoire commence lors d’une réunion de l’association, à Toulouse, il y a quelques mois. Après avoir réussi le pari fou d’installer une highline sur la place du Capitole, et accessoirement au-dessus de 4 étages de parking souterrain, pourquoi ne pas frapper un grand coup, cette fois dans les Pyrénées, avec un nouveau record de saut pendulaire ?

L’idée de faire ça dans un endroit mythique de la chaîne pyrénéenne comme le Pic du Midi est plus que séduisante, mais pas forcément des plus évidentes. Mais après une première rencontre avec les maîtres des lieux, un premier projet de highline entre deux télécabines se dessine et Pyrénaline commence à défrayer la chronique dans une grosse trentaine de journaux.

Mais cette petite randonnée aérienne n’est qu’une première étape vers l’énorme challenge technique et sportif qu’ils veulent réaliser à la rentrée. Plusieurs repérages et quelques heures de négociations avec la direction du Pic plus tard, 9 membres de l’équipe investissent les lieux dès le 31 août avec comme mission d’installer la plus grosse balançoire de France.

Le défi technique est de taille, car pour permettre à ces athlètes hors-normes de s’élancer depuis la télécabine dans les quelques 310 mètres de vide, il faut tendre deux tyroliennes de cordes entre la station intermédiaire, et une falaise à mi-distance avec le sommet du Pic, accessible en rappel depuis l’une des cabines.

Au total, les tyroliennes de cordes statiques atteignent les 1100 mètres de longueurs, et plus de 4 km de cordes sont utilisées pour ce système !

Au milieu de ces tyroliennes, des poulies sont intelligemment placées pour relier les deux cordes de saut au jumper qui utilisera la cabine comme exit, afin de permettre à l’exploitation de la station de se poursuivre.

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Météo chaotique

A l’origine, une seule semaine était bloquée par les membres de l’équipe pour réaliser ce nouvel exploit, mais c’était sans compter sur une météo plus que chaotique, qui a empêché Pyrénaline de réaliser le premier saut avant le lundi 7 septembre. Mer de nuage pour les touristes du Pic, purée de pois pour les « rope jumper », la visibilité quasi nulle et qui persistent plusieurs jours durant ne leur permet pas de réaliser le « test pierre » qui validera l’installation.

Et puis, c’est l’éclaircie. L’équipe se prépare après le succès du deuxième test de lest (le premier ayant été accidentellement raté), Paulo est le premier à sauter. Dans la cabine, l’ambiance est électrique et la pression plus que palpable. Tandis que Paulo s’équipe et vérifie, avec le reste des membres présents avec lui, les cordes de saut, Adrien et Loïc s’élancent en BASE Jump depuis la cabine pour rejoindre le fond de la vallée et récupérer Paulo après son saut.

Les deux dronistes font décoller leur mini-hélicoptère grâce à une plateforme de moins d’un mètre-carré (et le talent du pilote), et l’heure est enfin au premier « jump » depuis une télécabine dans l’histoire des sports extrêmes.

« 3… 2… 1… CHOU ! »

Le décompte de Paulo perce un lourd silence et sa chute laisse bouche-bée même les spectateurs les plus habitués dans et sur la cabine. Puis, c’est l’explosion de joie et tandis que l’on se « check » dans la cabine, d’autres dansent sur le toit !


Saut pendulaire depuis le pic du midi de… par Air-hd.com (et non pas France 3 !)

« Pas de record de France pour Pyrénaline » titrent les rédactions. Mais cette aventure est pourtant plus que propice à tous les superlatifs : plus grandes tyroliennes de cordes jamais installées pour un saut pendulaire, premier et plus grand saut pendulaire depuis un téléphérique, plus haut saut pendulaire en altitude en France et probablement dans le monde.

Cependant, pour ce premier saut, l’équipe a fait le choix de mettre une longueur de corde relativement courte afin de ne pas prendre trop de risque. Et on dit que ces gens sont fous…

Record de France, oui, mais avec panache

Le pendule étant véritablement validé, et un créneau météo se dessinant en cette fin de semaine humide, la décision est prise de refaire un saut. Vendredi 11 septembre, Matthias, le wingsuiteur de l’équipe s’apprête à faire LE saut record. Et pour l’occasion, il a pris ses ailes.

Cet habitué de wingsuit en skydive, comprenez saut en parachute depuis un avion avec une combinaison ailée permettant de dériver sur l’air, ne va pas « juste » se contenter de sauter depuis une télécabine avec des cordes. Il va le faire avec une combinaison lui permettant non pas de véritablement « voler », mais au moins de se déplacer sur l’air, lors de sa chute.

Une première en pendulaire ? Pas tout à fait car l’un des membres de l’équipe ukrainienne « Rock’n’Rope » avait déjà tenté l’expérience, mais avec une petite wingsuit, depuis une falaise dans le Verdon. Cette fois, il s’agit d’une plus grande combinaison et d’un type de structure humaine encore vierge de cette discipline, un téléphérique.

La suite se passe de commentaire, elle se regarde dans cette vidéo réalisée par votre serviteur, lors de cette incroyable aventure.

« Alors, record ou pas ?? », demandent les membres du personnel du Pic qui ont profité d’un bel éclairage médiatique avec la venue des Toulousains. A cette question, l’équipe répond oui mais non. Car même si l’installation est résolument la plus grande jamais installé en France (et même dans le monde, les tyroliennes de Mont Rebei pour le record du monde n’atteignaient pas les 800 mètres de long), la distance de chute de Matthias (notamment du fait de la wingsuit) est sensiblement la même que celle réalisée par l’équipe lors du précédent record de France au Verdon, à savoir environ 240 mètres.

En conclusion : record de France validé, mais surtout réalisé « à domicile », dans les Pyrénées, le terrain de jeu favori de l’équipe Pyrénaline…

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Vol au dessus d’une forteresse aérienne

Vendredi 5 et samedi 6 juin dernier, un événement peu ordinaire a animé la petite commune audoise de Duilhac-sous-Peyrepertuse. Des athlètes aux palmarès vertigineux, tels que les Soul Flyers (recordmen du monde de BASE Jump) ont tenu compagnie à la plus haute forteresse médiévale de France, à plus de 800 mètres d’altitude. Parapente, skydive, BASE Jump et wingsuit étaient au programme le temps d’un tournage publicitaire pour RedBull et la commune.

Quand sport extrême rime avec patrimoine

« Il ne s’agit pas d’un événement sportif, mais d’un tournage », rappelle Laurie Franco, en charge des opérations. Cependant la presse a été conviée et a en croire l’édile du village, l’objectif était de braquer les projecteurs sur le patrimoine culturel et historique qui fait vivre tout un territoire.

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Rien d’étonnement donc pour les touristes, de voir déambuler une voile floquée du blason de la célèbre boisson énergétique autrichienne, dans les ruines d’un château ayant embrassé la cause Cathare au 13ème siècle… C’est dans ce paysage idyllique, dominant les Corbières, que le français Théo de Blic, l’Espagnol Horacio Llorens, champion du monde de parapente acrobatique en 2013, et le Brésilien Rafael Goberna, ont « fait le show » pour les caméras, réalisant d’impressionnantes figures aériennes.

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Les Soul Flyers en guest-stars

Pour faire déplacer des médias comme l’AFP sur un tournage publicitaire, il ne fallait pas moins que la présence et la performance de deux étoiles des sports extrêmes : les Soul Flyers. Leur dernier record du monde en BASE jump depuis la plus haute tour du monde à Dubai avait fait le tour des médias de la planète. Cette fois, Fred et Vince se sont envolés depuis un hélicoptère, puis un avion pilatus afin d’être largués en wingsuit et frôler le château à quelques mètres seulement des remparts !

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RedBull aura la primeur d’une diffusion de ces images courant juin sur leur site internet, avant la sortie quelques mois plus tard d’une vidéo promotionnelle du château de Peyrepertuse, plus culturelle donc, afin d’illustrer un dossier de candidature sur la liste du patrimoine de l’Unesco.

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Les funambules de Pyrénaline à l’assaut du Pic du Midi

Ce n’est pas une première mondiale, mais ce n’est quand même que la troisième fois dans l’histoire, que des funambules se mettent en tête d’équiper un téléphérique. Il y a deux ans, les Skyliners ouvraient la voie en installant leur sangle sur les télécabines de Paradiski. Quelques temps plus tard, une équipe allemande réitère l’exploit. Et puis c’est au tour des Toulousains de Pyrénaline d’aller faire un petit tour en téléphérique…

Il fait étonnement beau en cette matinée du jeudi 28 mai. Après une courte nuit passée sur le parking de la Mongie, je prends un petit déjeuner avec le reste de l’équipe Pyrénaline à moitié en train de nous équiper, en attendant l’arrivée des autres journalistes. Après quelques semaines de préparations et plusieurs annulations suite à une mauvaise météo, nous voilà fin prêt à réaliser un exploit sportif de taille : installer une slackline entre les deux télécabines du Pic du Midi, et pour certains, tenter un saut de parachute depuis cette même ligne (« base-line »), ce qui n’a encore jamais été fait !

Pour une fois, la marche d’approche ne va pas être épuisante, une fois le matériel chargé dans les cabines, il suffit simplement de grimper sur le toit de ces dernières, solidement attaché avec un baudrier, et profiter du soleil et d’une vue absolument imprenable ! Sous nos pieds, quasiment 300 mètres de vide, et encore un peu de neige. Sur le toit, les funambules s’activent. Le téléphérique du Pic du Midi nous est gentiment mis à disposition le temps d’une matinée, mais ce dernier est toujours en cours de maintenance avant la réouverture du printemps.

Efficacement répartis avec le matériel dans chacune des cabines, les membres de l’équipe mettent moins d’une heure pour installer et sécuriser la ligne. Paulo est le premier à s’élancer, pieds nus, dans le vide. C’est ensuite au tour de ses autres coéquipiers, de profiter, avec plus ou moins d’aisance, de cette ligne exceptionnelle, perchée à 2600 mètres d’altitude et avec une vue à 360° degrés sur les Pyrénées !

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« Allez Fred, c’est à toi de te chier dessus maintenant ! », me lance Paulo. Ah oui, j’ai oublié de vous dire. Ayant prévu le coup et étant dans l’incapacité budgétaire de m’offrir un petit tour en hélicoptère pour faire des images où l’on voit les deux cabines dans le champ, j’ai souhaité me mettre en rappel sur l’une des deux structures mouvantes, afin d’obtenir un cadre un peu inédit. Me voilà pendu dans le vide, au-dessus de 300 mètres de vide, afin de faire une série de photo d’Adrien et son beau T-shirt « Legalize illegal stuff ». Heureusement que j’avais prévenu l’équipe qu’il y aurait des journalistes de France 3, et de « penser aux tenus vestimentaires »…

Le temps pour moi de remonter après quelques photos et il est déjà l’heure de démonter la ligne afin de permettre à la cabine d’en face de s’avancer un peu plus vers le Pic pour le départ en BASE Jump de quelques sportifs de l’équipe. Ça, je ne l’avais pas anticipé. « Tu traverses avant qu’on démonte ? », me demande l’un des funambules. Sourire un peu forcé, pas le temps de réfléchir longtemps, me voilà prêt à traverser ma première highline, et quelle highline !

Si la descente en rappel depuis le toit d’une télécabine est une expérience assez effrayante, la traversée d’une sangle d’une vingtaine de mètre sur poulie avec le même visuel n’est pas plus rassurante. Mais cela reste une expérience incroyable !

Une fois arrivé de l’autre côté, le conducteur de la cabine nous positionne à un endroit plus élevé par rapport au sol et surtout plus loin des falaises environnantes. Tandis que ce dernier ouvre grand les portes, les membres de l’équipe enfilent casques et parachutes. Le temps de faire un dernier check-up, les voici qui s’élancent de la cabine, en réalisant d’incroyables figures !

14h, mission accomplie pour l’équipe Pyrénaline, de retour au parking de la Mongie. Le soir-même, les premières images de la highline du Pic du Midi feront la fermeture des JT de 20h de France 2 et de France 3, avant d’être dans pas moins de 15 titres de presse locale et régionale les jours suivant.

Mais cette expédition express n’avait pas uniquement pour but de faire connaître l’équipe, il était aussi question d’un repérage pour un événement encore plus grand et bien plus impressionnant sur le téléphérique, pour septembre prochain.

La suite au prochain épisode…

 

 

Voir le reportage de France 3

Derniers exploits de l’équipe Pyrénaline : 

 

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Travis Burke, profession : photographe d’aventures

Quand photographie rime avec aventure, cela donne souvent de superbes images, et d’incroyables histoires. Un peu comme celle de Travis Burke, un jeune photographe américain, qui vit la plupart du temps dans son van aménagé et pensé pour la pratique de la photo de voyage. Spécialisé dans le milieu outdoor, Travis collabore avec de très grandes marques comme GoPro. Rencontre.

Destination Reportage : Quand et comment as tu commencé la photographie de voyage ?

Travis Burke : La première « étincelle » date d’il y a 6 ans, lors d’une randonnée avec mes parents sur le Pacific Crest Trail, dans le parc national du Yosemite. J’ai alors décidé de m’acheter un Nikon D300 afin de réaliser un carnet de voyage. Le fait d’utiliser un appareil photo m’a fait ralentir et apprécier davantage la beauté autour de moi. Lorsque je suis rentré chez moi, j’ai commencé à prendre des cours et participer à de nombreux workshops, afin d’apprendre les bases et d’assimiler un maximum de connaissances sur le sujet. Ensuite, j’ai travaillé comme assistant pour des photographes professionnels dans plusieurs domaines.

Comment devient-on « photographe d’aventures » comme toi ?

Je pense que pour commencer, il faut être vraiment passionné par ce que tu fais. Cette émotion qu’est la passion se ressentira toujours dans ton travail. Il faut aussi être capable de créer des images uniques afin d’apprendre à se surpasser. Ensuite, tout est une question de réseaux et de faire connaître son travail, le montrer. Être photographe d’aventures est une opportunité pour se faire plaisir et parcourir le monde, mais c’est aussi des sacrifices. Tu vois moins ta famille, tes amis, et être constamment sur les routes n’est pas aussi glamour que ce que pensent les gens.

Dans une vidéo, tu expliques que tu pratiques de nombreuses activités outdoors en plus de les photographier. Est ce important pour toi de « tester » ce que font tes sujets ?

Lorsque je rencontre des athlètes que je vais photographier, j’essaye de connaître et comprendre un maximum leurs sports. En pratiquant moi même ces sports, j’apprends les bases et je maximise mes chances d’obtenir de très bonnes photos. Et puis, j’adore dépasser mes limites.

Quel est le matériel que tu utilises pour tes reportages ?

J’utilise un Nikon D800 couplé à un 14-24mm, ainsi qu’une GoPro Hero 4 Silver Edition. J’ai également un 24-70mm à porté de main, un tripod, un intervallomètre, et plusieurs filtres.

Tu es également très présent sur Instagram, que penses tu de l’iphonographie ?

Cela a pris du temps avant que je me mette à Instagram et que je réalise l’intérêt d’y être. Mais cette application a permis à ma carrière de passer au niveau supérieur. Photographier avec son smartphone est génial ! Je pense que c’est le meilleur appareil photo à avoir constamment sur soi. J’utilise très régulièrement mon iPhone lors de mes voyages.

Quelle est ta vision de la photographie ?

J’espère vraiment être capable d’inspirer les gens et les pousser à sortir et explorer le monde. Pas besoin de planifier un voyage super élaboré pour profiter de superbes et uniques paysages. J’essaye de repousser continuellement mes limites créatives afin d’encourager les autres à faire de même.

Es tu confiant quant à l’avenir du métier de photographe ?

Oui. Je suis confiant quant à mes capacités à m’adapter dans l’optique de nouvelles opportunités. Je pense être suffisamment passionné pour que ça marche !

Aujourd’hui tu es sponsorisé par plusieurs marques. Est ce que c’est, selon toi, l’avenir des photographes professionnels d’être soutenus de cette façon ?

Je pense que le fait d’être sponsorisé fait une indéniable différence. C’est profitable pour les deux parties et cela permet de travailler en équipe afin d’avoir plus de visibilité.

Quels conseils donnerais tu à un jeune photographe qui se lance, ou tout simplement à un photographe amateur ?

La photographie est un milieu extrêmement compétitif. Il est très facile de se former en ligne et de commencer à être pro, mais c’est aussi très difficile de tenir la distance. Il faut être « flexible », continuer à apprendre tous les jours et surtout, prendre plaisir à photographier !

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#Ride Trip, préparez vous pour un voyage hors-normes !

Après une première expérience dans la réalisation de film-documentaire avec « Sur les pas de Dieuzaide », me voici lancé dans un nouveau projet vidéo : #Ride Trip !

#Ride Trip est une aventure unique, mêlant voyages et sports extrêmes à travers un web documentaire entièrement filmé à la caméra embarquée et illustré de photos prises par mes soins.

Pour ce nouveau road trip, je pars avec un camarade de l’équipe Pyrénaline, Matthias Mauclair. Pour mémoire, c’est le fameux « reporter de l’extrême » qui a risqué sa vie sur le tournage de mon film en Espagne, avec une interview épique de la mariée funambule (voir ou revoir la vidéo).

Un concept inédit

Avec Matthias, nous partons dans différents pays ou régions du monde à la rencontre des meilleurs sportifs outdoors, afin d’en savoir plus sur ces pratiques sportives qui font le buzz sur internet mais qui font aussi bien souvent vivre un territoire à travers un tourisme local.

L’objectif est aussi de faire voyager le spectateur et l’internaute, à travers la visite de paysages incroyables et des aventures uniques.

Que ce soit des champions du monde dans certaines disciplines, ou simplement des pionniers dans leurs sports, l’intérêt du Ride Trip est de présenter des acteurs de l’outdoor partout dans le monde. Cette démarche vise à mettre en avant la personnalité de ces figures du sport extrême, connues ou non, qu’ils soient ambassadeurs de marques ou tout simplement inconnus du grand public.

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Lancement officiel : 2016

Nous avons le plaisir d’être d’ores et déjà soutenu par plusieurs partenaires, sociétés et marques de matériel (que nous dévoileront très prochainement), afin de pouvoir réaliser ce superbe projet. Cependant, nous sommes encore à la recherche de sponsors intéressés par notre démarche et nos valeurs, afin de vous proposez, chers internautes, la meilleure qualité possible !

Pour rejoindre l’aventure, une seule adresse : assoridetrip@gmail.com

Voici en avant première un petit teaser du #RideTrip, incluant des images de notre premier tournage en Espagne, avec au menu, de la highline, du BASE jump, de la jumpline et du saut pendulaire ! N’oubliez pas de regarder ça en full HD 😉

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Sébastien Montaz-Rosset : « Je veux raconter des histoires et faire réagir les gens »

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Si comme moi vous êtes passionné par l’aventure et les sports de montagne, vous avez peut être déjà vu un film de Sébastien Montaz-Rosset. Ultra trail, BASE jump, highline et même saut pendulaire, ce réalisateur talentueux est passé de guide de haute montagne à vidéaste pour mettre en lumière de nouveaux sports outdoors.

Armé de son Canon 5D sur steady cam, il court derrière Kilian Jornet et enfile son baudrier pour filmer les « Flying Frenchies », en rappel sur une montgolfière !

Son premier film « I believe I can fly », incroyable succès, lui a ouvert les portes du cinéma et il est régulièrement en tête d’affiche des films de montagne et d’aventure avec ses documentaires bourrés d’adrénaline.

Rencontre avec « l’une des personnalités les plus importantes de l’outdoor », selon le magazine Wider, qui a d’ailleurs fait une couverture à partir d’un selfie du réalisateur-alpiniste.

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Destination Reportage : Tu es à la base un alpiniste chevronné et également guide de haute montagne depuis la fin des années 1990. Comment en es tu venu à la photographie et au cinéma ?

Sébastien Montaz-Rosset : J’ai commencé à filmer mes clients en montagne, et puis il y a eu les sorties avec des amis en ski. Tout a commencé comme ça.

Tu as également été l’un des premiers à mettre en lumière, et en images, certains sports outdoors comme la highline, le BASE jump ou encore le Trail, pourquoi ces choix de sports ?

Cela n’a pas forcement été un choix. Le fait est que je connaissais ces gens, ce sont des amis, et je sortais avec eux en montagne pendant qu’ils faisaient de la highline et toutes ces autres activités. Je trouvais qu’il y avait des choses à raconter, des histoires, de belles images, des choses sympas à montrer.

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Est ce que tu pratiques ces sports en dehors de ton métier ? Est ce que tu aimerais les pratiquer ?

Je fais beaucoup de ski de rando, beaucoup de montagne. Je cours beaucoup et je pratique l’alpinisme pour aller skier. Les sports aériens ne me font pas trop envie, mais ce sont des sujets super à filmer.

En 2011 tu signes l’excellent film « I believe I can fly », peux tu nous raconter ta rencontre avec les « Skyliners », qui se font aujourd’hui appeler les « Flying Frenchies » ?

C’est justement ce groupe d’amis dont je parlais. Je les connaissais en montagne, un ami d’un ami, d’un ami… et je suis allé les filmer deux ou trois fois. Je m’étais emballé dans leur histoire, leurs défis. Puis en cherchant un nom pour le film, la personne qui travaille avec moi a suggéré le titre « I Believe I can Fly – Flight of the Frenchies ». Ce sont des références anglophones un peu… et puis on les appelait les Flying Frenchies de plus en plus. Et enfin, ils ont été obligés d’accepter ce nom !

=> Lire l’article « Seb Montaz et les Flying Frenchies de retour en Norvège ! » 

Désormais tu as ta propre boîte de production et tu fais tout, de la prise de vue, au montage. Est ce que c’était prévu dans ton « plan initial » ? Comment fais tu pour arriver à tout gérer au quotidien ?

Rien n’était vraiment prévu ! On a fait des choses en répondant aux demandes et aux attentes des clients. Deux personnes travaillent avec moi en indépendantes, l’une d’entre elles gère les projets et l’administration pour que je puisse filmer le plus possible.

Aujourd’hui on parle beaucoup de toi et de ton travail notamment grâce à Kilian Jornet, peux tu nous parler de ta rencontre avec cet athlète incroyable ?

Salomon m’avait demandé de le filmer pour leur série Kilian’s Quest. Et on a bien sympathisé. Je le trouvais fascinant… et il l’est encore ! Tout est venu de là. On s’entend bien, il apprécie ma façon de travailler, car je le laisse faire ce qu’il veut faire, et on travaille bien ensemble.

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Tu sembles beaucoup voyager à travers tes projets audiovisuels. Dans ce blog, nous parlons de voyages et d’aventures, quelle est ta vision de ces domaines ? Est ce que tu te considère comme étant un aventurier ?

Non, pas vraiment. Je suppose que je le suis, a travers mes projets mais je suis avant tout un montagnard, et je veux surtout raconter des histoires, et faire réagir les gens. J’ai eu de la chance de pouvoir faire plein de choses mais ce sont des choses normales pour quelqu’un qui a grandi en montagne.

Quels sont tes prochains projets ? Tes envies ?

Je continue de travailler avec Kilian sur son projet de sommets, et on va partir pour l’Everest bientôt. Donc je ne vise que ça pour l’instant. C’est assez grand je crois, ça me suffit en ce moment !

Si tu devais donner un conseil aux photographes qui lisent cette interview, qu’est ce que ce serait ?

Ce n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup de matériel ni le matériel le plus cher pour faire des superbes images ou pour commencer à raconter des histoires. Il faut regarder autour de soi, et faire des images…en faire, en faire, en faire !

Suivre Seb Montaz sur son site internet et sur facebook

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« Bérézina », un voyage pour un hommage à l’Histoire

« Bérézina, en side-car avec Napoléon », Sylvain Tesson, 2015

C’est l’histoire incroyable d’un aventurier qui décide de coiffer un bicorne, fixer un drapeau tricolore de la garde impériale sur une Oural (un modèle de side-car soviétique) et rallier Paris depuis Moscou, en plein mois de décembre.

Un fou me direz vous ? Pas tout à fait. Un aventurier. Et pas des moindres puisque le personnage principal de cette étonnante intrigue n’est nul autre que Sylvain Tesson. L’écrivain-voyageur a publié en janvier dernier son dernier récit d’aventure, alors qu’il revient de chez les morts suite à une chute accidentelle de 10 mètres et un passage dans le coma.

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Une virée entre amis-aventuriers

Sylvain Tesson ne s’est pas engagé seul dans cette périlleuse aventure. Ils étaient 5 au total à « rider » sur les traces de la Grande Armée de Napoléon, dont deux russes et un excellent photographe que j’ai eu le plaisir d’interviewer sur ce blog, Thomas Goisque.

=> Lire l’interview « Thomas Goisque : Partager des aventures humaines et les mettre en images » 

Cette virée entre amis apporte énormément de valeur au récit. Au delà de ces formules alambiquées, au langage soutenu et au style d’écriture très littéraire, l’auteur sait aussi se lâcher, faire dans le politiquement incorrect, le tout avec beaucoup d’humour.

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L’Histoire avec sa grande Hache…

Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre, c’est déjà le fait que malgré un style parfois un peu pompeux, ils se lit d’une traite, très facilement. C’est aussi parce que le passage entre 1812 et 2012 est remarquablement bien écrit, on passe d’une étape à l’autre en un tir de canon ou un vrombissement de moteur.

Tout au long de leur road trip, les protagonistes lisent chacun les mémoires d’officiers et de soldats ayant vécu la retraite de Russie. Ils marchent littéralement sur les pas de ces grognards tombés plus sous les coups du froid que des baïonnettes russes. Ils suivent l’indescriptible traînée de cadavres laissée par la Grande Armée d’un demi-million d’hommes ayant suivi la folie de l’Empereur. Ils conversent avec les fantômes du passé et en perdent bien souvent pied.

=> Lire le récit de l’aventure par Sylvain Tesson pour Paris Match

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Mon avis

Si vous aimez le voyage, l’Histoire, l’aventure et la littérature, je vous conseille très fortement de lire cet ouvrage. Sylvain Tesson, à travers ce voyage, réalise un incroyable travail de mémoire dont on a pas l’habitude de voir. Pourtant, quand on s’intéresse à l’Histoire et plus particulièrement la période napoléonienne, on se rend compte qu’il est important de faire perdurer cet héritage. Se questionner sur la défaite, la « Bérézina » puisque c’est depuis entré dans le langage courant, ce voyage forcé et extrêmement mortel de 4000 km à pied par -40°C, de centaines de milliers de soldats, comme le fait l’auteur, est juste fascinant.

Le synopsis du livre

En octobre 1812, piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence La retraite de Russie, l’une des plus tragiques épopées de l’Histoire humaine.
La Retraite est une course à la mort, une marche des fous, une échappée d’enfer.
Deux cents ans plus tard, je décide de répéter l’itinéraire de l’armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l’invincibilité de l’Aigle. Il ne s’agit pas d’une commémoration (commémore-ton l’horreur ?), encore moins d’une célébration, il s’agit de saluer par-delà les siècles et les verstes, ces Français de l’an XII aveuglés par le soleil corse et fracassés sur les récifs du cauchemar.
Le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly, sont de la partie. Pour l’aventure, nous enfourchons des side-cars soviétiques de marque Oural. Ces motocyclettes redéfinissent en permanence les lois élémentaires de la mécanique. Rien ne saurait les arrêter (pas même leurs freins). Notre escouade se compose de trois Oural, chargées ras la gueule de pièces détachées et de livres d’Histoire.
Au long de quatre mille kilomètres, en plein hiver, nous allons dérouler le fil de la mémoire entre Moscou et Paris où l’Empereur arrivera le 15 XII 1812, laissant derrière lui son armée en lambeaux.
Le jour, les mains luisantes de cambouis, nous lisons les Mémoires du général de Caulaincourt. Le soir, nous nous assommons de vodka pour éloigner les fantômes.
À l’aube, nous remettons les gaz vers une nouvelle étape du chemin de croix. Smolensk, Minsk, Berezina, Vilnius : les stèles de la souffrance défilent à cinquante à l’heure. Partout, nous rencontrons des Russes qui ne tiennent aucune rigueur à l’Empereur à bicorne.
Sous nos casques crénelés de stalactites, nous prenons la mesure des tourments des soldats et nous menons grand train ce débat intérieur : Napoléon était-il un antéchrist qui précipita l’Europe dans l’abîme ou bien un visionnaire génial dont le seul tort fut de croire qu’il suffisait de vouloir pour triompher, et que les contingences se pliaient toujours aux rêves ?
Mais très vite, nous devons abandonner ces questions métaphysiques car un cylindre vient de rendre l’âme, la nuit tombe sur la Biélorussie et trois foutus camions polonais sont déjà en travers de la route.

L’auteur

Sylvain Tesson est un écrivain voyageur. Il est le fils de Marie-Claude et Philippe Tesson. Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d’un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. C’est là, le début de sa vie d’aventurier. Il traverse également les steppes d’Asie centrale à cheval avec l’exploratrice Priscilla Telmon. Il publie alors L’immensité du monde. En 2004, il reprend l’itinéraire des évadés du goulag et publie L’Axe du Loup, un périple qui l’emmène de la Sibérie jusqu’en Inde à pied. Avec Une vie à coucher dehors, Petit traité sur l’immensité du monde, Dans les forêts de Sibérie (Prix Médicis essai 2011) et un recueil de nouvelles S’abandonner à vivre, font de Sylvain Tesson un auteur reconnu par la critique et apprécié par le public.

Crédits photos : Thomas Goisque

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Comprendre le tourisme pour donner du sens à son voyage

C’est l’objectif que s’est fixé Gildas Leprince. Ce jeune voyageur de 24 ans est sur le point de se lancer dans une incroyable aventure humaine et touristique à travers un voyage de plusieurs mois en sac à dos autour du bassin méditerranéen. Mais attention, il ne s’agit pas d’un voyage comme un autre. Au cours de ces 22 000 km qu’il s’apprête à parcourir, Gildas va réaliser plusieurs épisodes vidéos d’une web série. Dans cette dernière, il va aborder différentes notions liées à l’économie du tourisme, un domaine dans lequel il est plus que compétent.

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Une aventure géopolitique

Qui a dit que la géographie et l’économie sont des matières ennuyeuses ? Surement pas notre jeune aventurier qui a déjà bourlingué au quatre coins du monde au fil de ses stages et autres expériences professionnelles. Il a d’ailleurs écrit un Mémoire sur « l’impacts du tourisme sur le développement : Cas des Caraïbes et de la Méditerranée. »

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A travers ce projet qu’il a nommé « Tourisme de la Méditerranée », Gildas nous rappelle que le tourisme est un des secteurs les plus dynamiques de l’économie puisqu’il génère près de 10% du PIB mondial. « On estime que sur l’ensemble de l’humanité, une personne sur 11 vit grâce au tourisme. Il a des caractéristiques particulières qui font qu’on peut le développer même dans les pays les plus pauvres de la planète. Il améliore la vie des gens, stabilise le pays et il est idéal pour une transition vers une économie verte car le tourisme repose sur le patrimoine naturel et culturel ainsi que sur une main d’oeuvre abondante ».

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Il explique également que « le tourisme ne doit pas être développé ni pratiqué n’importe comment, sous peine d’infliger des dégâts importants pour le territoire et ses populations. Avec plus d’un milliard de touristes chaque année, il est important de savoir bien agir en voyageant ! »

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Une web série pour éduquer au voyage responsable

S’il a choisi la vidéo comme média, c’est surtout pour parler aux jeunes : « en Europe, les jeunes de moins de 25 ans représentent plus de 20% de la population totale. Alors que dans la région MENA (acronyme anglais pour la région Afrique du Nord et Moyen-Orient), ils représentent 50% de la population totale. La Méditerranée étant globalement jeune, je trouve donc important que ce soit un moins de 25 ans qui entreprenne ce projet pour la jeunesse de la région. Et ce, avec un moyen de communication adapté pour cette génération connectée : la vidéo ! »

Une longue et sérieuse préparation

L’aventurier ne se lance pas dans ce tour de la Méditerranée les mains dans les poches, loin de là. En parallèle de la préparation de la websérie, il a fait la promotion de son projet devant de nombreuses institutions telles que l’Organisation Mondiale du Tourisme, la Banque Mondiale, l’UNESCO, l’Agence Française de Développement, ainsi que devant des universitaires, des entreprises et des associations.

Des rencontres

Vous trouverez toutes les informations sur ce superbe projet sur ce site : www.mediterranee-lefilm.com et sur sa page Facebook. Je vous invite également à vous rendre sur ce lien afin de l’aider à réaliser son aventure !

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