Pyrénaline Archives - Destination Reportage

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Back in Zak’, décollage imminent

C’est l’un des gros projets de l’année pour l’équipe Pyrénaline. Après être resté 10 jours coincé dans un nuage au Pic du Midi, puis avoir supporté le vent et les premières nuits d’automne dans le Vercors, il est temps de partir sur une aventure plus reposante : destination la Grèce et ses plages paradisiaques !

Je m’envolerai avec eux dans quelques jours pour poursuivre mon travail sur les sports extrêmes, car il sera à nouveau question de saut pendulaire et de BASE jump. Mais avant de partir, j’en profite pour vous donner quelques infos, qui pourraient aussi bien intéresser les amateurs de voyage que de photographie.

Treasures of Zakynthos – A Timelapse Film from Maciej Tomków on Vimeo.

L’une des plus belles plages du monde

Cernée de falaises de 200m de haut, un terrain de jeu parfait pour mes amis jumpers, notre destination finale sera la baie des naufragés, « l’une des plus belles plages du monde » se vantent les Grecs. Pour y être déjà allé il y a deux ans dans le cadre de mon tour d’Europe en train (vous allez me dire qu’il n’y pas de train de sur l’île), c’est un endroit vraiment chouette. Cette petite île d’à peine 406 km2 est une petite Corse, où l’on peut aussi bien trouver, plage de sable blanc, montagne et boîtes de nuits.

Peu de transports publics malheureusement sur l’île, il faudra louer une voiture ou un deux roues pour se déplacer efficacement. Autre « point info » pour les voyageurs qui aimeraient visiter l’île, cette dernière est accessible en ferry depuis le continent grec au départ de la ville de Kyllini.

Sinon, pour la petite histoire, on dit que Zakynthos est protégée par Dionysos, non pas le groupe de musique, mais bien le dieu grec de l’excès, la folie, la démesure et du vin. N’y voyez aucun parallèle avec la venue des membres de Pyrénaline !

Fuji XT1 VS Nikon D4

Un petit point matos. Si vous me suivez régulièrement sur Facebook ou Instagram, vous avez surement constaté que ces derniers mois, je travaille essentiellement avec du matériel Fujifilm, notamment un hybride XT1 très efficace et très léger.

Pour ce nouveau reportage en falaise (oui parce que je ne vais pas là-bas (uniquement) pour la plage et le soleil), je vais laisser le D4 se reposer à Toulouse et je partirai « léger » avec deux boitier XT1, un petit X100T et trois optiques Fuji. Moins de poids dans le dos, moins de problèmes à l’aéroport quand on sait que les bagages à main sont limités à 8kg et qu’un D4 (boitier nu) pèse déjà 1,4kg !

Bureau du jour dans le Vercors ! #travel #FujifilmFrance #xt1 #fujifilm_Xseries #fujifilmexperience #basejumping #photojournalism

Une photo publiée par Fred Marie (@destinationreportage) le

Ce choix peut sembler étonnant quand on sait que le D4 est d’une efficacité redoutable pour photographier des mecs qui se jettent dans le vide, notamment grâce à son mode rafale 11 images/seconde. Mais finalement, et j’y reviendrai prochainement dans un nouvel article dédié à cette comparaison plus poussée, mon expérience du XT1, notamment lors des Natural Games et autres reportages en montagne avec les chasseurs alpins, ce petit boitier fait très bien le travail.

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[VIDEO] Regardez le documentaire « Sur les pas de Dieuzaide »

C’était l’un de mes plus gros projets de l’année 2014 : la production et la réalisation du documentaire-événement « Sur les pas de Dieuzaide ». L’idée était simple, rendre hommage à Jean Dieuzaide, l’un des plus grands photographes de l’Histoire, fondateur du Château d’Eau (la première galerie photographique dans le monde).

Pour se faire, j’avais proposé à mes amis de l’équipe Pyrénaline, de m’aider à reproduire l’une des plus célèbres photos du Toulousain, à savoir celle du mariage des Diables Blancs, réalisée dans des conditions incroyablement périlleuses, 60 ans auparavant.

L’idée d’installer des highlines (sangles molles de 2,5 cm de large) dans la Ville rose nous trottait déjà tous dans la tête, et la mythique place du Capitole était en pôle position dans la liste des endroits à équiper. Nous avions donc le mobile, les protagonistes et le lieu. Il ne restait plus qu’à trouver comment installer une ligne à plus de 10 mètres de haut, au-dessus de 4 étages de parking souterrain, si possible sans faire un trou dans la place…

De fil en aiguille, nous avons trouvé les partenaires pour réaliser cette grosse opération. Avec presque 0 euros de budget, ni subvention, nous avons progressivement trouvé des soutiens, constitué une équipe de personnes talentueuses, motivées et professionnelles, et monté en quelques mois, cet événement fédérateur puisqu’il a réuni plusieurs milliers de personnes sur la place du Capitole, le 11 octobre 2014, pour un spectacle gratuit et complètement unique.

Une belle aventure humaine

Même s’il n’a pas été complètement trouvé pour la partie financière, l’équilibre était au rendez-vous pour ce projet plein de challenges. Un bel équilibre entre plusieurs univers, ceux du sport, de la culture, de la photographie, du patrimoine et même du spectacle et du cirque ! Ces longs mois de travail, aussi bien dans la phase de préparation de l’événement que de sa réalisation et les longues heures à tourner et monter le documentaire, ont été incroyablement riches en émotion, pour toute l’équipe.

Il s’agissait d’une aventure humaine et surtout participative. Beaucoup de personnes ont donné de leur temps et de leurs savoir-faire pour que ce projet soit mené à bien (au niveau de la Mairie de Toulouse, de l’équipe Pyrénaline, des copains et copines qui gravitent autour, notamment notre couturière en chef qui a réalisé en un temps record une robe de mariée pour Paulo ! Encore bravo à elle !). Un crowdfunding a été réalisé et plusieurs dizaines de donateurs (que je remercie à nouveau), ont permis le succès de cet événement. Les festival Pyrénicimes ainsi que nos amis de Slack.fr nous ont aidé financièrement pour payer une partie des frais d’organisation.

Le documentaire en libre accès

Pour fêter les un ans de cet incroyable projet et partager avec vous cette inoubliable expérience, je vous propose de regarder ce documentaire de 25 minutes, qui raconte l’histoire de cet hommage. Vous y découvrirez la genèse du projet, les entraînements de l’équipe en Espagne et à Cordes sur Ciel, et vous vivrez (ou revivrez pour celles et ceux qui étaient présent(e)s avec nous il y a un an) ce nouveau mariage de funambules, sur la belle place du Capitole !

Bon film !

Production : On Stage Studio
Réalisation : Frédéric Marie
Equipe de tournage : Nicolas Eychenne, Frédéric Scheiber, Florent Martin (Adronis)
Montage : Frédéric Marie, Steve Cossé
Funambules (Pyrénaline) : Paul-Antoine Gauchon, Remy Moretto, Adrien Pieplu, Matthias Mauclair
Costume / maquillage : Gaëlle Botta
Logo : Rémi Benoit
Partenaires : Pyrénaline, Mairie de Toulouse, Slack.fr, Le Cirque des Cirques, Atelier Dieuzaide, Cinémathèque de Toulouse, Adronis, Académie de l’air et de l’espace, Manifesto, Numériphot, Objectif News, Velmedia.
Merci à Hervé et tous les autres copains que je n’ai pas cité pour l’aide technique !
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Pyrénaline : double première mondiale au Pic du Midi

C’était l’un des gros projets de 2015 pour l’équipe Pyrénaline que j’ai le plaisir de suivre depuis sa création officielle il y a quasiment 3 ans. Sauter en pendule depuis la télécabine du Pic du Midi, un défi complètement fou, qui promettait une incroyable aventure technique, sportive et humaine.

L’histoire commence lors d’une réunion de l’association, à Toulouse, il y a quelques mois. Après avoir réussi le pari fou d’installer une highline sur la place du Capitole, et accessoirement au-dessus de 4 étages de parking souterrain, pourquoi ne pas frapper un grand coup, cette fois dans les Pyrénées, avec un nouveau record de saut pendulaire ?

L’idée de faire ça dans un endroit mythique de la chaîne pyrénéenne comme le Pic du Midi est plus que séduisante, mais pas forcément des plus évidentes. Mais après une première rencontre avec les maîtres des lieux, un premier projet de highline entre deux télécabines se dessine et Pyrénaline commence à défrayer la chronique dans une grosse trentaine de journaux.

Mais cette petite randonnée aérienne n’est qu’une première étape vers l’énorme challenge technique et sportif qu’ils veulent réaliser à la rentrée. Plusieurs repérages et quelques heures de négociations avec la direction du Pic plus tard, 9 membres de l’équipe investissent les lieux dès le 31 août avec comme mission d’installer la plus grosse balançoire de France.

Le défi technique est de taille, car pour permettre à ces athlètes hors-normes de s’élancer depuis la télécabine dans les quelques 310 mètres de vide, il faut tendre deux tyroliennes de cordes entre la station intermédiaire, et une falaise à mi-distance avec le sommet du Pic, accessible en rappel depuis l’une des cabines.

Au total, les tyroliennes de cordes statiques atteignent les 1100 mètres de longueurs, et plus de 4 km de cordes sont utilisées pour ce système !

Au milieu de ces tyroliennes, des poulies sont intelligemment placées pour relier les deux cordes de saut au jumper qui utilisera la cabine comme exit, afin de permettre à l’exploitation de la station de se poursuivre.

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Météo chaotique

A l’origine, une seule semaine était bloquée par les membres de l’équipe pour réaliser ce nouvel exploit, mais c’était sans compter sur une météo plus que chaotique, qui a empêché Pyrénaline de réaliser le premier saut avant le lundi 7 septembre. Mer de nuage pour les touristes du Pic, purée de pois pour les « rope jumper », la visibilité quasi nulle et qui persistent plusieurs jours durant ne leur permet pas de réaliser le « test pierre » qui validera l’installation.

Et puis, c’est l’éclaircie. L’équipe se prépare après le succès du deuxième test de lest (le premier ayant été accidentellement raté), Paulo est le premier à sauter. Dans la cabine, l’ambiance est électrique et la pression plus que palpable. Tandis que Paulo s’équipe et vérifie, avec le reste des membres présents avec lui, les cordes de saut, Adrien et Loïc s’élancent en BASE Jump depuis la cabine pour rejoindre le fond de la vallée et récupérer Paulo après son saut.

Les deux dronistes font décoller leur mini-hélicoptère grâce à une plateforme de moins d’un mètre-carré (et le talent du pilote), et l’heure est enfin au premier « jump » depuis une télécabine dans l’histoire des sports extrêmes.

« 3… 2… 1… CHOU ! »

Le décompte de Paulo perce un lourd silence et sa chute laisse bouche-bée même les spectateurs les plus habitués dans et sur la cabine. Puis, c’est l’explosion de joie et tandis que l’on se « check » dans la cabine, d’autres dansent sur le toit !


Saut pendulaire depuis le pic du midi de… par Air-hd.com (et non pas France 3 !)

« Pas de record de France pour Pyrénaline » titrent les rédactions. Mais cette aventure est pourtant plus que propice à tous les superlatifs : plus grandes tyroliennes de cordes jamais installées pour un saut pendulaire, premier et plus grand saut pendulaire depuis un téléphérique, plus haut saut pendulaire en altitude en France et probablement dans le monde.

Cependant, pour ce premier saut, l’équipe a fait le choix de mettre une longueur de corde relativement courte afin de ne pas prendre trop de risque. Et on dit que ces gens sont fous…

Record de France, oui, mais avec panache

Le pendule étant véritablement validé, et un créneau météo se dessinant en cette fin de semaine humide, la décision est prise de refaire un saut. Vendredi 11 septembre, Matthias, le wingsuiteur de l’équipe s’apprête à faire LE saut record. Et pour l’occasion, il a pris ses ailes.

Cet habitué de wingsuit en skydive, comprenez saut en parachute depuis un avion avec une combinaison ailée permettant de dériver sur l’air, ne va pas « juste » se contenter de sauter depuis une télécabine avec des cordes. Il va le faire avec une combinaison lui permettant non pas de véritablement « voler », mais au moins de se déplacer sur l’air, lors de sa chute.

Une première en pendulaire ? Pas tout à fait car l’un des membres de l’équipe ukrainienne « Rock’n’Rope » avait déjà tenté l’expérience, mais avec une petite wingsuit, depuis une falaise dans le Verdon. Cette fois, il s’agit d’une plus grande combinaison et d’un type de structure humaine encore vierge de cette discipline, un téléphérique.

La suite se passe de commentaire, elle se regarde dans cette vidéo réalisée par votre serviteur, lors de cette incroyable aventure.

« Alors, record ou pas ?? », demandent les membres du personnel du Pic qui ont profité d’un bel éclairage médiatique avec la venue des Toulousains. A cette question, l’équipe répond oui mais non. Car même si l’installation est résolument la plus grande jamais installé en France (et même dans le monde, les tyroliennes de Mont Rebei pour le record du monde n’atteignaient pas les 800 mètres de long), la distance de chute de Matthias (notamment du fait de la wingsuit) est sensiblement la même que celle réalisée par l’équipe lors du précédent record de France au Verdon, à savoir environ 240 mètres.

En conclusion : record de France validé, mais surtout réalisé « à domicile », dans les Pyrénées, le terrain de jeu favori de l’équipe Pyrénaline…

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Les funambules de Pyrénaline à l’assaut du Pic du Midi

Ce n’est pas une première mondiale, mais ce n’est quand même que la troisième fois dans l’histoire, que des funambules se mettent en tête d’équiper un téléphérique. Il y a deux ans, les Skyliners ouvraient la voie en installant leur sangle sur les télécabines de Paradiski. Quelques temps plus tard, une équipe allemande réitère l’exploit. Et puis c’est au tour des Toulousains de Pyrénaline d’aller faire un petit tour en téléphérique…

Il fait étonnement beau en cette matinée du jeudi 28 mai. Après une courte nuit passée sur le parking de la Mongie, je prends un petit déjeuner avec le reste de l’équipe Pyrénaline à moitié en train de nous équiper, en attendant l’arrivée des autres journalistes. Après quelques semaines de préparations et plusieurs annulations suite à une mauvaise météo, nous voilà fin prêt à réaliser un exploit sportif de taille : installer une slackline entre les deux télécabines du Pic du Midi, et pour certains, tenter un saut de parachute depuis cette même ligne (« base-line »), ce qui n’a encore jamais été fait !

Pour une fois, la marche d’approche ne va pas être épuisante, une fois le matériel chargé dans les cabines, il suffit simplement de grimper sur le toit de ces dernières, solidement attaché avec un baudrier, et profiter du soleil et d’une vue absolument imprenable ! Sous nos pieds, quasiment 300 mètres de vide, et encore un peu de neige. Sur le toit, les funambules s’activent. Le téléphérique du Pic du Midi nous est gentiment mis à disposition le temps d’une matinée, mais ce dernier est toujours en cours de maintenance avant la réouverture du printemps.

Efficacement répartis avec le matériel dans chacune des cabines, les membres de l’équipe mettent moins d’une heure pour installer et sécuriser la ligne. Paulo est le premier à s’élancer, pieds nus, dans le vide. C’est ensuite au tour de ses autres coéquipiers, de profiter, avec plus ou moins d’aisance, de cette ligne exceptionnelle, perchée à 2600 mètres d’altitude et avec une vue à 360° degrés sur les Pyrénées !

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« Allez Fred, c’est à toi de te chier dessus maintenant ! », me lance Paulo. Ah oui, j’ai oublié de vous dire. Ayant prévu le coup et étant dans l’incapacité budgétaire de m’offrir un petit tour en hélicoptère pour faire des images où l’on voit les deux cabines dans le champ, j’ai souhaité me mettre en rappel sur l’une des deux structures mouvantes, afin d’obtenir un cadre un peu inédit. Me voilà pendu dans le vide, au-dessus de 300 mètres de vide, afin de faire une série de photo d’Adrien et son beau T-shirt « Legalize illegal stuff ». Heureusement que j’avais prévenu l’équipe qu’il y aurait des journalistes de France 3, et de « penser aux tenus vestimentaires »…

Le temps pour moi de remonter après quelques photos et il est déjà l’heure de démonter la ligne afin de permettre à la cabine d’en face de s’avancer un peu plus vers le Pic pour le départ en BASE Jump de quelques sportifs de l’équipe. Ça, je ne l’avais pas anticipé. « Tu traverses avant qu’on démonte ? », me demande l’un des funambules. Sourire un peu forcé, pas le temps de réfléchir longtemps, me voilà prêt à traverser ma première highline, et quelle highline !

Si la descente en rappel depuis le toit d’une télécabine est une expérience assez effrayante, la traversée d’une sangle d’une vingtaine de mètre sur poulie avec le même visuel n’est pas plus rassurante. Mais cela reste une expérience incroyable !

Une fois arrivé de l’autre côté, le conducteur de la cabine nous positionne à un endroit plus élevé par rapport au sol et surtout plus loin des falaises environnantes. Tandis que ce dernier ouvre grand les portes, les membres de l’équipe enfilent casques et parachutes. Le temps de faire un dernier check-up, les voici qui s’élancent de la cabine, en réalisant d’incroyables figures !

14h, mission accomplie pour l’équipe Pyrénaline, de retour au parking de la Mongie. Le soir-même, les premières images de la highline du Pic du Midi feront la fermeture des JT de 20h de France 2 et de France 3, avant d’être dans pas moins de 15 titres de presse locale et régionale les jours suivant.

Mais cette expédition express n’avait pas uniquement pour but de faire connaître l’équipe, il était aussi question d’un repérage pour un événement encore plus grand et bien plus impressionnant sur le téléphérique, pour septembre prochain.

La suite au prochain épisode…

 

 

Voir le reportage de France 3

Derniers exploits de l’équipe Pyrénaline : 

 

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Sur les pas de Dieuzaide, un nouveau mariage de funambules !

Sur les pas de Dieuzaide

[=> Suite de notre série d’été sur le photographe Jean Dieuzaide]

Il y a 60 ans, un couple de funambules se disait «oui» sur un câble, à plusieurs mètres au dessus de la place du Capitole à Toulouse.
Ce jour là, près de 20 000 personnes ont assisté à cette cérémonie pour le moins acrobatique. Parmi eux, un photographe a décidé de prendre le risque d’avoir LA photo que personne ne pouvait avoir.

Le 22 mai 1954, Jean Dieuzaide escalade une échelle de corde et, équipé de son boitier argentique, grimpe sur les épaules du père de la mariée avant de s’élancer à son tour mais sans sécurité, sur le drôle de fil, afin de réaliser un cliché qui fera le tour du monde. L’événement sera alors relaté dans le célèbre newsmagazine « Life » !

60 ans plus tard, l’équipe de funambules toulousains «Pyrénaline» s’apprête à reproduire cet événement marquant afin de rendre hommage au photographe qui créait il y a 40 ans à Toulouse, le Château d’Eau, la première galerie en France destinée uniquement à la photographie.

Cet événement hors du commun aura lieu sur la place du Capitole, le 11 octobre prochain, à partir de 16h !

Un documentaire est en cours de réalisation afin de raconter l’histoire de cette photo et revenir sur l’exploit photographique de Jean Dieuzaide. Afin de produire ce film et cet événement, l’association à l’initiative du projet est à la recherche de financement et de partenaires ! Une campagne de financement participatif est actuellement en cours. Rendez-vous sur ce lien pour soutenir le projet :

=> http://surlespasdedieuzaide.com/devenez-partenaire/

Vous êtes tous conviés à ce nouveau mariage de funambule afin de revivre cet événement incroyable et ainsi être sur la nouvelle photo !

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Aventure sur la Brèche de Roland

Funambulism on "La Brèche de Roland" (France)

L’histoire n’a pas fait le tour du monde, mais elle aura fait le tour de la presse régionale et nationale en France. Retour sur l’aventure de Pyrénaline sur la Brèche de Roland.

« Mec, on va partir mettre la ligne sur la Brèche de Roland la semaine prochaine, faut que tu viennes faire des photos de ça ! » En général, un reportage avec Pyrénaline commence souvent comme cela, par un coup de fil à la fois perturbant et excitant, même si à la longue, on s’y fait. Le temps de faire un peu de ménage dans l’emploi du temps, sortir le sac de montagne et charger les batteries des boîtiers, et c’est parti pour une nouvelle aventure !

LA ligne des Pyrénées

Ce projet avait deux raisons d’être. La première pour Gautier, à l’initiative de cette expédition, était de réaliser un rêve de longue date. Dans la voiture pour Gavarnie, il me confie avoir commencé la highline dans le but de traverser celle-là « Rolande je mourrirai pour toi ! » lance-t-il, détournant la célèbre devise du Groland. La deuxième raison est le film de Laurent Triay, « De fil en aiguille », dont le tournage a débuté plusieurs mois et passe par plusieurs endroits clés des Pyrénées. Toujours sans véritable commande pour la presse, je me retrouve embeded dans cette nouvelle expédition, avec surtout l’envie de revenir au pied de ces imposantes falaises, redécouvrir cette légendaire Brèche de Roland que j’avais déjà admiré lors d’une randonnées familiales plus de 10 ans auparavant.

Une mission pas si simple

Sans autorisation, mais sans interdiction, l’expédition se monte rapidement et nous sommes alors une petite dizaine de « randonneurs » à rejoindre le refuge des Sarradets, première étape de l’aventure. Et le mot aventure est loin d’être mal choisi. Car même si la marche d’approche est une véritable promenade de santé comparée à certaines sorties Pyrénaline (seulement une poignée d’heures de marche avec un vrai sentier et à peine quelques centaines de mètres de dénivelés, easy !), le poids des sacs et l’invalidité partielle de Paulo et Gautier pour cause de blessure, ajoutent un peu de « piquant » à l’aventure.

Funambulism on "La Brèche de Roland" (France)

En effet, la veille du départ, Gautier ayant chuté depuis sa longline tendue dans un parc toulousain, s’est fait mal au coccyx et à la jambe. Mais peu importe, même en boitant, le Toulousain arrivera à atteindre son objectif. Paulo, deuxième co-fondateur de l’équipe n’est lui non plus pas au top de sa forme. Après un accident de parachutisme, ce dernier a du passé par la case opération et se retrouve avec un doigt bourré de ferraille, enveloppé dans une attelle. Un handicap qui ne l’empêche pas, lui non plus, d’être de la partie. « A défaut de pouvoir slacker, je fais le sherpa », lâche-t-il avec son éternel sourire.

Lorsque l’on est passionné de slackline comme Gautier et les autres membres de Pyrénaline, une Brèche de Roland semble être une complète évidence. Tendue à 2800 mètres d’altitude et entre de falaises de 100 mètres de haut, cette slackline serait la plus haute des Pyrénées aussi bien français qu’espagnols.

Funambulism on "La Brèche de Roland" (France)

Cependant la tâche n’est pas des plus évidente. Afin d’accéder au sommets des dites falaises, les Toulousains ont fait appel à deux amis grimpeurs afin d’installer une corde fixe et permettre aux autres de monter. Tandis que Guillaume et Bastien escaladent la partie de gauche, Julien, membre des Skyliners et lui aussi à l’initiative du projet avec Gautier, contourne seul la deuxième falaise et crapahute au sommet. Une fois en haut, c’est la surprise. Des ancrages sont déjà présents. Plus tard, nous apprendrons qu’une tyrolienne a été, dans un passé inconnu (et c’est pas faute d’avoir cherché !) installée sur la Brèche. Il est 18 heures. Nous redescendons au refuge.

Funambulism on "La Brèche de Roland" (France)

Installation express

Après une nuit au chaud dans le refuge, nous partons pour le pied de la Brèche avant le lever du soleil. Armé de frontales pour nous guider dans l’obscurité, nous devons faire face à un obstacle assez gênant. La dernière partie de la marche d’approche est recouverte de neige éternelle ayant glacé dans la nuit. La pente est peu élevée mais dénuée de sentier et surtout d’accroche pour les chaussures (bien sûr nous n’avons pas de crampons). Utilisant de rares cailloux en guise de piolets, nous progressons lentement sur la glace. La situation me ferait sourire, si je n’avais pas autant de matériel photo sur le dos. La simple pensée de glisser et rouler plusieurs mètres en contrebas et de massacrer ainsi mes optiques et mes boitiers me terrifie… Tandis que nous arrivons presque au bout, Gautier qui se trouve quelques mètres au dessus de moi, lâche un cri de douleur et commence à dévaler la pente. A mesure que sa jambe, qui lui fait souffrir, racle sur la glace, il hurle de douleur. Me trouvant sur sa trajectoire, j’arrive alors à le rattraper en prenant garde de pas poursuivre la partie de luge sans luge avec lui.

Une fois arrivés au pied de la Brèche, et alors remis de nos émotions, le soleil commence tout juste à se lever. Le paysage est à couper le souffle ! La lumière est complètement délirante. C’est une belle journée qui s’annonce.

L’installation de la highline peut alors commencer. Nous nous mettons d’accord avec Laurent : il filmera en haut, je prendrai des photos en bas. Ce choix n’est pas pour me déplaire, n’ayant pas encore été formé à la remontée sur corde, notamment sur une falaise de 100 mètres… Et puis, quelque chose me dit que les photos d’en bas, illustrant l’imposante Brèche de Roland sont bien plus significatives pour la presse (il faut croire que j’avais raison !).

La highline est installée très rapidement et tandis que Julien s’élance, pied nus, dans le vide, le soleil est encore bas, ce qui me permets de faire cette image.

Funambulism on "La Brèche de Roland" (France)

En descendant pour varier les angles de mes images, je tombe sur les gardiens du refuge venus admirer l’exploit. « On a bien compris que vous alliez faire quelque chose sur la Brèche ! », me lance-t-ils amusés. En effet, nous avions alors gardé le secret sur la finalité de l’expédition, sous peine de risquer de nous faire éventuellement taper sur les doigts par les autorités. Admiratifs, ils restent bouches-bées devant la parfaite traversée, aller-retour, de Julien sur cette incroyable highline de 72 mètres. A 100 mètres sous ses pieds, des dizaines de randonneurs l’applaudissent, eux aussi impressionnés par l’exploit du funambule.

Après lui, Adrien teste la ligne. Habitué des lignes un peu plus courtes, il parvient à traverser un bon tiers de la ligne avant de chuter. Quant à Gautier, blessure ou pas, l’occasion de monter sur la sangle ne pouvait pas être ratée. Faisant abstraction du vide et surtout de la peur de se blesser à nouveau en chutant, il parvient à se lever et faire quelques pas, avant de s’asseoir et profiter de l’instant. En bas, ses camarades l’applaudissent.

Au cours des prochaines heures, plusieurs funambules moins expérimentés mais tout aussi passionnés profite de cette installation pour tester des « levés ». A commencé par Laurent Triay qui a momentanément posé son 5D pour passer devant l’objectif.

Il est 16h lorsque l’équipe décide de déséquiper et repartir vers le refuge puis vers Toulouse. Le temps de ranger la sangle, faire descendre les dernières cordes coincées sur la falaise et Pyrénaline rentre à la maison, comme le matin même, à la lumière d’une frontale…

Funambulism on "La Brèche de Roland" (France)

De retour à Toulouse, mon reportage a été publié par le magazine « Wider », puis la « Dépêche du Midi » et le « Parisien, aujourd’hui en France ». Certaines images sont passées dans « Montagne et Alpinisme », « l’Equipe Mag », « Pyrénées Magazine » et enfin dernièrement dans « Sud Ouest Mag ».

Pour acheter le film « De fil en aiguille » de Laurent Triay et voir les images de cette incroyable highline, c’est ici ! 

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Highline sur un lac gelé avec Pyrénaline

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« Haute Voltige au Fourcat », les dessous d’un reportage aérien

Parfois, un reportage découle d’une idée un peu folle et totalement improvisée. C’est le cas de « Haute voltige au Fourcat » publié en septembre dernier dans « Pyrénées Magazine ». Au départ, il s’agissait d’une histoire assez classique sur l’ouverture et le fonctionnement d’un refuge en haute montagne.

Le refuge du Fourcat culmine à 2445 mètres d’altitude, au fond de la vallée du Vicdessos en Ariège. Peu connu du grand public, il accueille pourtant des centaines de randonneurs souhaitant faire une halte avant de poursuivre leur route vers les différents sommets ariégeois dont les plus haut dépassent les 2800 mètres d’altitude. Lors d’une randonnées il y a quelques années, j’ai découvert ce superbe endroit, niché au cœur des reliefs sans cesse enneigés, ainsi que son très sympathique gardien, Philippe.

C’est avec plaisir que je l’ai revu au début de l’été dernier pour photographier l’héliportage des vivres du refuge. Une après midi de photos au pied des sommets lors de laquelle j’ai notamment pu faire des photos sous un hélicoptère en « raz motte » (plutôt impressionnant comme expérience !). Ne pouvant malheureusement pas monter avec eux ce jour là, c’est quelques semaines plus tard que je retrouvais le gardien, dans son refuge.

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Une randonnée entre amis dans la presse

Week-end du 14 juillet. Pourquoi ne pas profiter du beau temps pour organiser une petite randonnée entre amis ? Après en avoir parlé à quelques personnes et notamment Paulo de l’équipe de funambules Pyrénaline, la randonnée va prendre une tournure plutôt originale.

Après quelques clics sur Google Earth et un étrange coup de fil au gardien du refuge, c’est finalement une petite expédition slackline qui se monte. Nous sommes une dizaine à partir de Toulouse ce matin là, plus chargés que d’habitude. Dans les énormes sacs des « randonneurs », un perforateur sur batterie, des cordes, des goujons et une slackline. Pour ma part, je prends avec moi mes deux boitiers et 3 optiques pour immortaliser ce petit exploit qui se prépare.

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« Une ligne qui se gagne »

Atteindre le refuge du Fourcat n’est pas de tout repos. Il faut d’ordinaire entre 4 et 5 heures de marche pour pouvoir profiter du superbe étang et commander une bière au refuge. Et la montée peut être assez rude !

Pour arriver au plus haut refuge d’Ariège, il faut d’abord gravir quelques 1350 mètres de dénivelés positifs, chargés, en plein soleil et avec quelques pénibles passages dans la neige. Une fois en haut, Paulo, Rémy et les autres prennent quelques minutes pour souffler, puis se mettent sans perdre de temps à la deuxième partie de l’opération, à savoir installer la slackline.

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Première étape, percer les points dans la roche pour y fixer de solides ancrages. Tandis que la météo décide brusquement de changer, Paulo se retrouve à utiliser le très lourd perforateur sous une pluie battante qui laisse assez vite place à de la grêle… Cette dernière nous oblige à nous mettre à l’abri dans le refuge.

Fasciné par les histoires de highline et de saut pendulaire que nous partageons avec lui, le gardien nous offre l’apéritif. Au chaud et au sec, nous profitons d’un bon repas, quelques verres de trop et direction le sac de couchage.

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Torse nu sur un lac gelé

Au réveil, l’incroyable ciel bleu sans nuage nous donne le sourire. Le temps de prendre le petit déjeuner, et nous prenons la direction du lac. Paulo et les autres fixent la slackline de 70 mètres et commencent à la tendre. Une fois la tension bonne, Paulo s’élance dans le vide. Il n’est pas encore midi et le soleil tape déjà très fort.

Torse nu et lunettes de soleil sur le nez, il se lève sur la longue « ice-line » d’une dizaine de mètre de haut. Je me mets alors en quête du meilleur point de vue pour essayer de capter la beauté de ce lieu mais surtout de cette incroyable performance sportive. Ce n’est pas tout les jours que l’on peut voir ça !

C’est surement ce que c’est dit Philippe, que je vois alors arriver derrière moi, le tablier autour de la taille et l’appareil photo autour du coup. Le gardien a délaissé les fourneaux le temps d’admirer le petit exploit qui se déroule alors devant son refuge.

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Je continue de tourner autour de l’eau turquoise pour varier les angles. Je remarque alors cet incroyable reflet dans l’eau et la glace. Le cirque du Fourcat prend ainsi une nouvelle dimension. C’est magique.

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Les funambules enchaînent les essais sur cette très difficile ligne de 70 mètres mais personne n’arrivera à la traverser complètement et sans tomber. Cependant, tous semblent ravis de cette expérience. C’est la première fois que ce type de ligne est ouverte dans les Pyrénées.

A mon retour à Toulouse, je décide de raconter cette histoire dans la presse locale. La « Dépêche du Midi » d’Ariège en fait sa Une. Plus tard, lors de mon voyage à travers l’Europe, la rédaction de « Pyrénées Magazine » me propose de publier les photos. Dans un train me menant à Prague, je me mets à écrire l’histoire de cette « Ice-Line ». C’est avec mes amis de Pyrénaline que je découvre les 6 pages de reportage à mon retour en septembre.

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PYRN0150Slackline_Page_2PYRN0150Slackline_Page_316 juillet 2013 (mardi)-UNE UNE-Ariège

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