Vendre ses photos : les 5 étapes pour vivre de la photographie

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Cet article est le premier d’une série sur la thématique du « business photo ». Tous ne seront pas publiés sur le blog mais envoyés directement par mail aux abonnés de la newsletter du Photographe Pro 2.0 (abonnez vous gratuitement ici).

Si vous êtes intéressé par le fait de vendre vos photos, je vous invite à lire attentivement ce qui suit car je dévoile des conseils très pratiques issus de mon expérience de photographe professionnel.

 

Le métier de photographe fait rêver. De manière générale, vivre de sa passion est l’objectif de beaucoup de gens.

Cependant, dans la réalité cela peut devenir un cauchemar une fois qu’on se lance dans la partie moins fun : l’administratif, la comptabilité, le marketing et la vente.

Etape 1 : Bien se positionner 

 

Quand on devient photographe indépendant, on devient automatiquement chef d’entreprise.

On a donc les problématiques d’une entreprise qui doit se positionner dans un marché, face à des concurrents, afin de proposer la bonne offre à une demande plus ou moins facilement accessible.

Bref, l’offre et la demande, tout ça tout ça.

L’idée de cet article n’est pas de faire un cours d’économie (qu’on apprend au lycée cela dit en passant), mais de bien faire comprendre au photographe pro ou en devenir qui lit ces lignes, que la première étape INDISPENSABLE et parfois zappée par certains pro, c’est ce positionnement.

 

Trop souvent je vois des photographes qui veulent faire trop de choses différentes : bosser pour la presse, faire du mariage, faire du « corporate » (travailler pour les entreprises ou les institutions) mais aussi « faire du grand reportage », etc…

C’est bien de tester des choses, mais ce n’est pas viable une fois qu’on se lance dans une création d’entreprise.

GoPro vend des caméras d’action aux sportifs ou aux voyageurs, McDo vend de la malbouffe au grand public. C’est le positionnement de ces marques et la définition précise de leurs clientèles en amont qui font qu’elle sont puissantes.

A vous de bien définir qui vous êtes, ce que vous proposez et surtout à qui vous le proposez.

photographe de presse

Etape 2 : Partir sur les bonnes bases administratives et comptables

 

Je prévois un atelier en vidéo complet sur cette thématique mais pour faire simple, un photographe qui se lance comme pro a 3 choix principaux :

– Auteur photographe

– Artisan photographe

– Photojournaliste

C’est important parce que, par exemple, un photographe auteur n’a pas le droit de pratiquer une activité commerciale, comme de la photo de mariage. Et oui, c’est réservé aux artisans.

Inversement, le photographe artisan ne cotisera pas aux AGESSA, un organisme qui protège presque aussi bien que celui d’un salarié.

Etant photojournaliste, je suis payé en salaire, ce qui est bien pratique pour profiter de droits sociaux comme le chômage, la formation, mais aussi pour rassurer son banquier, devenir locataire, voir propriétaire…

Pour avoir plus d’infos sur cette partie, je vous invite à vous abonner à la newsletter pour être tenu au courant de la sortie de mon atelier complet sur la question.

Photographe professionnel

Vous pouvez aussi lire les très bons bouquins “Vendre ses photos”, de Joëlle Verbrugge, spécialiste de cette thématique car avocate en plus d’être une très sympathique photographe.

 

Etape 3 : Construire son offre et ses tarifs 

 

Cette étape est d’une importance capitale, car c’est elle qui va être la clé de votre succès financier ou pas.

Comme dans de nombreux domaines, l’argent est le nerf de la guerre, et vos tarifs vont déterminer directement votre chiffre d’affaire et donc votre capacité à investir en vous, dans votre matériel, mais aussi définir votre temps libre et quelque part, votre niveau de bonheur dans la vie.

Oui, parce que si vous êtes comme moi, vous aimez travailler, mais vous aimez aussi peut être avoir du temps pour vous et vos proches…

 

Je prévois un atelier complet sur cette thématique également, mais je vais partager avec vous dans cet article le meilleur moyen pour déterminer vos tarifs.

 

Pour se faire, il faut partir du chiffre d’affaire, c’est à dire du résultat, que vous voulez avoir à la fin de l’année.

Ensuite, il suffit simplement de diviser par le nombre de jours travaillés ou le nombre de séances, ou encore le nombre de reportages que vous voulez (ou pouvez) faire.

Par exemple, si votre objectif c’est avoir 20 000 euros de chiffre d’affaire à la fin de l’année et que vous avez envie de faire 10 mariages et pas plus, alors il faudra facturer 2000 euros par mariage.

=> Sur ces questions, je vous conseille le très bon livre de Eric Delamarre, “Les tarifs et le devis du photographe, comment fixer ses prix, combien vendre son travail et quel prix donner à un tirage ?” (oui, le titre est long)

 

A vous ensuite de construire votre offre en fonction du prix du marché, mais aussi et surtout le type de client que vous visez.

Car si vous voulez vendre du mariage « haut de gamme » à des couples qui ont les moyens de payer cher ce genre de prestation, il va falloir (et je conviens que c’est pas évident au début) augmenter vos prix et ajouter de la valeur perçue afin d’être aligné avec cette demande.

Etape 4 – La boite à outil du marketing

 

D’ailleurs, une bonne méthode pour augmenter sa valeur perçue, c’est de travailler activement sur son branding, c’est à dire son image de marque.

S’il y a des gens prêts à payer 10 000 euros et plus pour une prestation mariage (et je peux vous garantir qu’il y en a un paquet !), c’est parce que le photographe en question s’est fabriquer une certaine réputation qui légitime cette valeur perçue.

Cette réputation, elle est d’autant plus facile à fabriquer que vous avez aujourd’hui accès à la toute puissance des réseaux sociaux.

Un photographe qui a des millions d’abonnés sur Instagram ou Facebook sera toujours plus « côté » qu’un photographe qui n’as même pas de page Facebook ni de site internet…

Bien entendu, ce n’est pas pour autant que l’un est meilleur que l’autre, ni même plus efficace. Mais c’est malheureusement (ou pas) un critère important à prendre en compte.

nikos aliagas photographe

A votre avis, il facturerait combien pour un mariage Nikos Aliagas ? 😉

 

Il n’y a pas de secret, quand vous êtes indépendant et que vous voulez être visible pour trouver des clients, il faut être présent absolument partout.

Néanmoins, vous n’avez pas choisi d’être photographe pour passer votre vie sur Facebook ou Instagram, mais il est possible, quand on connait les bonnes méthodes pour gérer efficacement ces outils, d’y passer un temps minime par rapport aux bénéfices que cela peut apporter à votre business.

D’ailleurs je vous en parle mardi 15 août prochain dans mon wébinaire en direct sur la thématique « comment trouver des clients quand on est photographe ? »

vendre photographie

Etape 5 – Trouver ses clients et bien se vendre

 

Parfaite transition, car c’est la dernière clé pour atteindre vos objectifs et vivre pleinement de la photographie : avoir plein de clients (satisfaits et fidèles qui plus est !)

Bien entendu, la boite à outil marketing qui comprend notamment les réseaux sociaux, mais aussi votre site ou votre blog, est un excellent moyen de trouver rapidement des clients et donc des prestations.

Mais il y a d’autres techniques, que je vais vous décrire en détail dans mon prochain wébinaire en direct, mardi 15 août prochain !

Pour vous inscrire, c’est ici.

Ne tardez pas car les inscriptions sont ouvertes qu’aux 100 premiers photographes uniquement !

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Photojournaliste professionnel et passionné, auteur du blog Destination Reportage.

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