Auto-édition, pourquoi et comment ? - Destination Reportage

Auto-édition, pourquoi et comment ?

auto editer un livre

Quel est le point commun entre Asterix et « Fifty shades of Grey »

Je vous arrête tout de suite : il n’y a pas de sous-entendu graveleux !

Commençons par un point commun évident : les deux oeuvres sont d’énormes succès littéraires et même cinématographiques.

Pas pour la même audience, c’est sûr !

Il y a un autre point commun, beaucoup moins évident : les auteurs de ces succès sont passés, au cours de leur carrière, par la case auto-édition.

Peut être connaissez vous l’histoire de E.L. James, cette passionnée de littérature érotique qui après s’être fait jeter par plusieurs boîtes d’édition aux Etats-Unis a décidé de publier elle-même son premier roman.

Quelques années plus tard, son « manuscrit d’amatrice » était devenu le livre le plus vendu de la décennie aux Etats-Unis. Mieux encore, il a été écoulé à plus de 125 millions (oui, millions) d’exemplaires à travers le monde, et a été adapté au cinéma avec le succès que vous connaissez sûrement.

Astérix a aussi fini au cinéma, joué par Christian Clavier. C’est moins sexy, je vous l’accorde, mais on parle d’un budget de 274 millions de francs à l’époque.

C’est simple, c’est le plus gros budget du cinéma français de l’histoire à ce moment là.

Tout le monde connaît Asterix, mais tout le monde ne sait pas que l’un de ses deux papas, Albert Uderzo était en guerre avec son éditeur (on parle de procédures judiciaires très violentes) et a fini par monter sa propre boite d’édition afin de s’auto-éditer.

C’est loin d’être le seul créateur connu ayant cumulé les casquettes d’auteur-éditeur.

Pierre Larousse (1821-1896), oui, comme les encyclopédies, était aussi éditeur, libraire et même imprimeur !


Le métier d’éditeur est-il en train de disparaître ?

C’est une question que l’on peut se poser lorsque l’on sait qu’aujourd’hui un livre qui est publié sur cinq, l’est en auto-édition… et surtout quand on connaît les différences de rémunération hallucinantes entre l’édition et l’auto-édition.

Parlons tout d’abord de l’édition « traditionnelle ».

Quand on est auteur et que l’on souhaite diffuser son oeuvre (et accessoirement gagner de l’argent avec), on doit démarcher une société d’édition qui va nous permettre d’atteindre ces objectifs.

L’éditeur a un rôle crucial. Il conseille, dirige, oriente, manage, finance, encaisse et redistribue.

C’est un peu le banquier de votre projet.

Plus encore, la société d’édition s’occupe de la mise en forme, la conception, la fabrication, la négociation avec l’imprimeur et la distribution dans un réseau de librairies.

Vous l’avez compris, la recette pour éditer un livre n’est pas si simple et demande beaucoup d’ingrédients. Et surtout, beaucoup de savoir-faire.

D’ailleurs, quand le travail est terminé et que le livre est dans les librairies, il faut aussi le faire savoir.

Photoreportage fred marie
Mon dernier livre édité de façon traditionnelle avec Eyrolles, une très bonne maison d’édition

C’est normalement le rôle de l’éditeur.

Je dis « normalement », car tous ne sont pas très efficaces dans ce domaine.

En même temps, difficile de faire correctement la promotion des nombreux ouvrages que ces derniers lancent tous les ans. D’autant plus que pour cela, il faut de très bonnes compétences en communication, sur les réseaux sociaux et en relations publiques. Qualités rares dans certaines boîtes…

Mais revenons au projet de livre et surtout à son auteur.

Car avant de parler de promotion sur Facebook ou de communiqué de presse, il faut bien l’écrire, ce livre, et faire les images quand on parle du livre d’un photographe.

L’énorme inconvénient du circuit traditionnel de l’édition, c’est que l’auteur du livre touche la plus petite partie des bénéfices. On parle de 4 à 10% maximum selon les projet.

Voici un graphique qui montre clairement la répartition des bénéfices d’un livre vendu hors-taxe. Car oui, l’Etat touche aussi sa part avec la TVA.

Quand on sait l’investissement en temps, en argent et en énergie que représente le travail d’un auteur, cela peut semble scandaleux. Surtout lorsque l’on constate que l’Etat gagne quasiment autant que l’auteur, avec la TVA (5%).

Ah oui, j’ai oublié de préciser que le peu d’argent que l’on touche en tant qu’auteur doit naturellement être déclaré et que l’on paye des charges et des impôts dessus…

Bref, il ne reste pas grand chose à la fin.

Heureusement, il existe une solution alternative : l’auto-édition.



Pourquoi faire de l’auto-édition ?

En général, on s’auto-édite pour 3 raisons principales :

  1. Gagner plus d’argent 
  2. Parce que les éditeurs ne veulent pas du projet 
  3. Être libre et échapper à la censure 

Revenons sur ces points plus précisément :

Passer de 4% des bénéfices à plus de 50% (et même 100% pour un livre numérique)

Quand vous êtes édité par une société d’édition, vous signez un contrat qui vous impose beaucoup de choses, notamment votre pourcentage de droit d’auteur. En général, pour un premier livre, c’est rarement plus de 7% du prix HT, donc pas grand chose.

Quand vous vous auto-éditez, vous décidez vous-même de combien vous allez gagner. Et ça change tout ! C’est de la pure logique.

Quand on maîtrise la production de son ouvrage, on fixe son prix de vente en fonction de ses coûts de fabrication et surtout du bénéfice (la marge) que l’on souhaite gagner.

Pas besoin d’avoir un Bac+5 en école de commerce pour faire ça.

Oui, j’ai ajouté une photo de chat pour conserver votre attention. Allez, on continue à lire !

Se lancer malgré les refus 

L’autre motivation d’aller vers l’auto-édition, n’en est à priori pas vraiment une. C’est un peu la raison du« j’ai pas le choix ».

Quand elle a proposé son manuscrit intitulé « Fifty shades of Grey », E.L. James a fait face à des dizaines de refus des maisons d’édition. Au final, plutôt que de se démotiver et au lieu d’abandonner, elle a publié son livre elle-même.

On connait la suite. 

Très concrètement, si plusieurs maisons d’éditions rejettent vos propositions et que cela ne vous démotive pas, alors lancez vous seuls !

Qu’est ce que vous risquez à le faire ? Perdre du temps ?

Travailler sur un projet de livre n’est jamais une perte de temps.  Jamais. Car même si votre livre auto-édité n’est pas un succès commercial, il peut servir de « book photo » auprès de sociétés d’éditions ou de clients éventuels. 

Au pire, ce sera un apprentissage très utile pour vos futurs reportages.

Garder 100% de la maîtrise de son projet

On peut choisir de ne pas travailler avec un éditeur car on veut rester maître de son projet.

Un éditeur recherche la rentabilité et veut gagner de l’argent avec votre livre, c’est logique. D’ailleurs, à priori, ce n’est pas un problème, bien au contraire, car s’il en gagne, vous aussi.

Le soucis, c’est que pour se faire, il va potentiellement vous demander de modifier certains éléments dans un but commercial. Et cela vous posera éventuellement problème au niveau éthique ou éditorial.

En 1826, Balzac a été dans cette situation avec son éditeur. Sa réponse a été radicale : l’écrivain est devenu éditeur en achetant sa propre imprimerie.

Oui, j’ai fait un montage dégueulasse sur Photoshop avec Balzac. J’m’en fous, c’est mon article, je fais ce que j’veux !

Plus proche de nous et de retour en Gaule occupée par l’envahisseur romain. C’est parce qu’il s’est fait escroquer par son éditeur, que Uderzo a fini devant la justice avant de s’auto-éditer.

Tous les éditeurs ne sont pas des escrocs, bien entendu, mais tous ne sont pas forcément des enfants de coeur…


Mon expérience personnelle avec « Paras » 

En 2019, j’ai auto-édité mon troisième livre, un ouvrage photographique intitulé « Paras ». Je n’étais pas seul sur ce projet car il a été co-réalisé avec mon ami photographe militaire, Jean Raphaël Drahi (que je vous ai déjà présenté dans le podcast et sur ma chaîne YouTube).

Il était question d’un concept original : le regard croisé de deux photographes ne travaillant pas du tout pour les mêmes supports (presse VS ministère des armées), mais sur le même sujet : les parachutistes de l’armée française.

Cependant, la cible était trop réduite pour intéresser le grand public. Nos futurs  lecteurs n’étaient à priori que des militaires et à la limite des amateurs de photographie.

Nous avons donc fait le choix de l’auto-édition et celui de la vente en direct aux institutions et aux personnes intéressées, sans passer par la case librairie (celle qui prend la grosse part du camembert sur le graphique plus haut).

« Paras » a été un véritable succès car nous l’avons imprimé à un tirage de 1500 exemplaires. Et tous ont été vendus, pour un chiffre d’affaires d’environ 40 000 euros

Mais au delà de ce très beau montant, nous en avons retiré d’autres bénéfices encore plus importants que l’argent :

  • Le bonheur et le sentiment d’accomplissement d’être allé au bout de l’aventure. Le jour où l’on feuillette le livre pour la première fois est juste inoubliable !
  • Crédibilité, autorité et légitimité vis à vis de l’institution et du grand public. Pratique et très utile pour se lancer dans de nouveaux projets.
  • Rentabilité des reportages pour la presse, car en faisant les photos pour le livre, j’ai également vendu ces dernières aux magazines avec qui je travaille, comme par exemple VSD et Paris Match.
  • Eviter le stress et la frustration de ne pas vendre tous ses reportages, car ce projet au long cours permet de se concentrer sur l’objectif final, à savoir : le livre.
  • Ajouter un pierre à l’édifice et construire son héritage : un livre ça reste et ça nous survit.

Voici une vidéo qui montre une partie de cette aventure

Bien entendu, ce n’était pas un boulot facile et cela ne s’est pas fait en un jour.


Un boulot titanesque… mais à votre portée


La principale difficulté de l’auto-édition, c’est qu’il faut savoir faire 10 métiers à la fois :

  • Auteur (photographe et rédacteur)
  • Graphiste (pour la mise en page)
  • Chromiste (pour éviter que l’imprimeur fasse du mauvais travail)
  • Relecteur / correcteur
  • Livreur (il faut faire les cartons et les poster)
  • Comptable et banquier (sans parler de la gestion de la TVA…)
  • Libraire (on peut monter une boutique en ligne en deux clics sur internet)
  • Community manager (pour gérer les réseaux sociaux)
  • Manager et attaché de presse (pour gérer les partenaires et les opportunité)
  • Editeur (tout ça à la fois) 

Vous allez aussi devoir gérer le service après vente, les colis perdus, les clients mécontents (ça peut arriver), etc… 

A ce stade, vous allez peut être faire partie des 98% d’auteurs qui ont décidé de lâcher l’affaire par peur ou fainéantise. 

Et oui, on ne gagne pas 40 000 euros en claquant des doigts ! Il va falloir bosser, il va falloir le mériter !

La bonne nouvelle, c’est que ce travail a priori titanesque est largement réalisable et n’importe qui peut y parvenir à condition d’avoir une méthode efficace et qui fonctionne.

Je vais vous en parler un peu plus loin, mais avant il faut aborder une autre chose importante.


La stratégie de communication et de financement

Faire un livre, c’est bien.

Mais ce n’est que la moitié du travail.

Il faut aussi le vendre… Même si vous êtes édité par une maison d’édition !

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous voulez gagner de l’argent avec votre livre, donc cela peut semble évident.

Mais en général, lorsqu’on se lance dans un projet d’auto-édition, on a tendance à négliger une étape importante : cette de la stratégie de communication, que j’assimile personnellement à celle de financement.

Pour vendre votre livre c’est assez simple, il suffit d’en parler, encore et encore, et surtout aux bonnes personnes. 

Vous suivez toujours ?

Il faut en parler sur les réseaux sociaux, dans la vraie vie, par mail, dans son réseau, bref, partout.

Mais pour ne pas faire le « relou de service », il faut le faire intelligemment, en suivant une méthode.

Avant de vous dévoiler la méthode, un dernier point sur une façon très efficace et pourtant quasiment systématiquement mal utilisé par les auteurs : le crowdfunding (en français, financement participatif).

J’en ai fait deux personnellement, et les deux ont été des succès.

Cependant, j’ai fait pas mal d’erreurs qui ont failli me coûter très très cher…

La principale, c’est d’avoir tout misé sur le crowdfunding pour financer mon premier projet. En mode « il faut absolument atteindre l’objectif sinon c’est mort ».

Grosse erreur !

Ok après le montage foireux avec Balzac, on passe au Gif de chat… sérieusement, restez attentif !

La campagne de financement participatif, en réalité, ne sert pas à gagner de l’argent. Elle sert à communiquer massivement et intelligemment sur un projet.

Elle sert à identifier et bâtir une communauté de lecteurs qui vont acheter votre livre.

Si vous ne comprenez pas ça, vous courez à l’échec.

J’en parle en détail dans ma méthode et j’explique comment faire concrètement pour atteindre cet objectif.


La bonne méthode

A ce stade de la lecture de cet article, vous avez déjà appris quelques trucs à propos de l’auto-édition.

Vous comprenez surtout quelles sont les opportunités qui s’offrent à vous.

Au delà du fait de pouvoir engranger l’équivalent d’une année de chiffre d’affaires en un seul projet de quelques semaines (si vous bossez suffisamment), vous allez comprendre la vraie définition du mot « accomplissement » !

Pour arriver là, il faut un mode d’emploi, une méthode, une liste d’étapes à accomplir pas à pas.

Il y a quatre étapes principales dans cette méthode :

  1. Etude de marché 
  2. Réalisation et conception du livre 
  3. Impression et logistique 
  4. Vente du livre 

Il y a tellement à dire sur chacune de ces étapes, que j’en ai fait une formation vidéo en ligne accessible ici :https://photographestratege.podia.com/atelier-auto-edition?coupon=EDITION

Rien qu’en sachant tout ce que je viens de partager dans cet article, vous pouvez vous lancer seul et dès à présent.

Mais si vous voulez être sûr de ne pas faire d’erreurs qui vont vous coûter très cher en temps et en argent, et que vous voulez prendre un énorme raccourci, vous pouvez télécharger dès maintenant mon atelier en ligne en cliquant ici.



Offre limitée jusqu’au lundi 11 mai 

Si vous accédez à l’atelier avant le 11 mai (date du déconfinement en France, enfin, on espère), vous avez le droit à plusieurs bonus :

  • 100 euros de réduction sur l’atelier en utilisant le coupon « EDITION » 
  • Bonus : Atelier « Photographe Productif » (valeur 197 euros) OFFERT 
  • Bonus : Accompagnement sous forme de sessions de coaching avec les autres membres de la formation


Le plus beau dans l’histoire, c’est que vous ne prenez aucun risque en vous lançant dès à présent.

Car une fois que votre projet sera réalisé, le coût de cet atelier (dérisoire en comparaison de ce que vous vous apprêtez à gagner), sera largement couvert.

Si vous suivez scrupuleusement ma méthode et que votre projet est bon, vous aurez un très large retour sur investissement.

Maintenant, encore une fois, vous êtes libre de vous lancer sans formation et de faire vos propres erreurs, je vous souhaite tout le succès que vous méritez !


Fred
Photoreporter professionnel pour la presse magazine (Paris Match, VSD, le Figaro Magazine, le Pèlerin, Géo Ado, Stern, etc...)