Destination voyage

Rubrique :Destination voyage

Voyager et travailler en couple

digital nomad couple

Dans un récent épisode du podcast « Photographe Pro 2.0 », j’ai interviewé un couple de « digital nomad » qui travaillent ensemble au quotidien.

Cela a donné lieu à un passionnant échange que vous pouvez écouter ici :

Egalement disponible sur YouTube :

Comment devenir Digital Nomad ?

Dans ma Masterclass pour photographe professionnel, vous avez accès à un atelier de formation qui vous apprend à devenir Digital Nomad.

A l’occasion de cet épisode abordant cette thématique, vous pouvez y avoir accès directement avec un code promo.

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Voyager avec un sac cabine #minimalisme #digitalnomad

Pendant quatre mois, j’ai voyagé autour du monde en mode minimaliste et il faut absolument que je partage cette incroyable expérience ici.

Quand on part en voyage très longtemps, la question de l’équipement ou de la composition du sac ou de la valise sont vraiment importantes. 

Il faut amener avec soi le stricte minimum afin de ne pas se charger pour rien… et en même temps il ne faut rien oublier.

Quand on est photographe ou vidéaste, cette logistique est encore plus complexe à gérer car on doit prendre avec soi un lourd et très fragile équipement en plus du reste.

Cela se complexifie encore plus dans le cadre d’un tour du monde de plusieurs mois, car les climats des pays traversés peuvent radicalement changer.

Les codes vestimentaires pour voyager au Canada ne sont pas les mêmes pour visiter Tahiti, ni ceux qui permettront de traverser « confortablement » les désert de Djibouti en Afrique.

Comment trouver le matériel parfait pour voyager ?

Avant de me lancer dans cette aventure, j’ai passé plusieurs semaines à me préparer et surtout à bien réfléchir à la logistique de ce voyage.

Par ailleurs, je me suis lancé un challenge supplémentaire : voyager sans bagages en soute afin d’être le plus libre possible dans mes déplacements.

Tout faire rentrer dans un sac de 45 litres est un sacré challenge !
Mais j’y suis arrivé et je vous en parle dans cette vidéo :

Comme je l’explique dans cette vidéo, j’ai mis au point une petite check-list de mon matériel, avec tous les liens vers les différents objets que j’ai amené avec moi.

Dites moi à quelle adresse mail je peux vous envoyer ça sous format PDF, dans le formulaire ci-dessous.

Et si vous souhaitez aller encore plus loin, j’ai créé un atelier de formation en ligne sur le voyage et plus particulièrement comment voyager en mode « Digital Nomad », c’est à dire tout en continuant à travailler et gagner de l’argent.

Toutes les infos sont à retrouver sur ce lien.

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Tour du monde – 4 mois de photoreportages

Si tu me suis sur Instagram, tu as du remarquer que ces 4 derniers mois, j’ai fait un tour du monde. 

L’idée n’était pas de cramer du kérosène pour le plaisir, mais de réaliser différents reportages qui me tenaient à coeur depuis très longtemps.

Ce tour du monde était plutôt « express » : 8 pays et 4 Etats américains, mais plus d’une quinzaine de reportages dont certains qui ont demandé beaucoup de temps et d’énergie.

Ce voyage a été un lourd (et parfois douloureux) investissement (un objectif photo détruit et une blessure dans un désert). Mais au final, je suis rentré sain et sauf, sans coronavirus, avec des dizaines de milliers d’images dans les disques durs et surtout des souvenirs inoubliables dans la tête.

Pour tout te dire, ce voyage a été tellement extraordinaire, qu’il m’a redonné envie d’écrire un livre.

Dans tous les endroits que j’ai eu la chance de visiter au cours de ces derniers mois, que ce soit les plages de Polynésie, les rues de Hong Kong, les montagnes de Thaïlande ou encore dans désert de Djibouti, j’ai pris des notes pour pouvoir partager ces moments de vie uniques et si riches d’enseignements.

Car c’est principalement pour cela qu’on voyage : pour s’enrichir émotionnellement et culturellement.

  • Pour apprendre des autres et ouvrir son esprit.
  • Pour changer sa vision du monde et grandir.
  • Pour apprendre et découvrir.

Il me tarde de finir d’écrire ce livre et de le partager avec toi !

D’ailleurs, si tu veux être tenu au courant de sa sortie et plus largement de la suite de mes projets concernant la photographie et les voyages, tu peux rejoindre mon carnet d’adresse perso ici : https://www.destination-reportage.com/contact 

En t’inscrivant à cette liste de diffusion, tu recevras en avant-première toutes mes actualités importantes et uniquement les plus importantes. Je ne vais pas t’envoyer beaucoup de mails, ne t’inquiète pas 😉

Mais je m’égare…

Si je t’écris aujourd’hui, c’est aussi et surtout pour partager avec toi une petite sélection des photos de ce passionnant voyage. Il s’agit d’un montage vidéo de 4 minutes que tu peux regarder ici : https://youtu.be/5MKixrWhQ6s

C’était trèèèèès compliqué de faire une sélection dans tous ces milliers d’images, j’espère que ça te plaira !

Dis le moi dans les commentaires et partage cette vidéo autour de toi si tu as envie d’encourager mon travail 😃

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Photos d’Ethiopie et randonnée dans le berceau de l’humanité

Depuis la découverte de Lucy, la dame aux quelques 3 millions d’années, la vallée de l’Omo en Ethiopie est considérée comme le berceau de l’Humanité. Mais c’est surtout l’un des endroits les plus incroyables de ce pays de la Corne de l’Afrique.

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Pic du Midi, un séjour au sommet

Le Pic du Midi est le sommet des superlatifs : plus vieux observatoire de haute montagne au monde, plus haut complexe hôtelier et plus haut musée d’Europe, et surtout plus belle vue des Pyrénées…

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L’exotisme de la mer des Caraïbes et des Antilles

Les Caraïbes cet été ? Oui mais où ?

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[Interview] Evrard Wendenbaum, l’aventurier du cinéma

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Cette semaine nous sommes dans les Pyrénées pour assister au festival « Explos », le festival de films d’aventure et de montagne.

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Alex et MJ, les canadiens toujours « on the go »

Récemment, j’ai eu le plaisir de jouer le guide touristique pour un chouette couple de voyageurs canadien. En plus de parcourir le monde, Alex et MJ partagent leurs aventures au quotidien sur les réseaux sociaux, et notamment YouTube, où leur chaîne est déjà très suivie dans le milieu francophone.

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Londres fait son cinéma

Dans un nouvel épisode de mon Vlog, j’ai décidé de partir sur les lieux de tournages de films que j’aime beaucoup dans la ville de Londres.

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Vivre et travailler à l’étranger, les conseils d’un Digital nomad (Stan Leloup)

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Vous connaissez peut être déjà le terme « Nomade Digital » et vous avez déjà lu ou entendu des histoires de voyageurs qui ont décidé de quitter leur pays d’origine pour travailler sur les routes, sans limites géographiques à leur activité professionnelle.

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Devin Supertramp « Montrer un monde meilleur avec des vidéos positives »

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En octobre dernier, j’étais en Grèce pour un reportage sur la dernière aventure de Pyrénaline et Rock’n’Rope, vous savez, ces fous qui se jettent des falaises avec des cordes. Mais cette fois, c’était encore plus spécial, car pour immortaliser cette incroyable performance, c’est Devin Graham, alias « Devin Supertramp », rien que ça, qui a fait le déplacement depuis l’Utah aux Etats-Unis ! Avec une petite équipe de caméramen et de pilotes de drone, le jeune prodige de la vidéo virale sur YouTube a réalisé un petit chef d’oeuvre de 4 minutes sur l’événement de Zakynthos (la vidéo est à la fin de l’article). J’ai eu le plaisir de l’interviewer sur la falaise où nous avons bossé pendant cette semaine riche en adrénaline !

Destination Reportage : Salut Devin, est ce que tu peux te présenter aux lecteurs du blog ?

Devin Graham : J’ai 32 ans et je fais des vidéos depuis que je suis tout petit. Cela fait 5 ans que je publie mon travail sur YouTube, mais j’ai commencé à l’âge de 12 ans. J’ai commencé en amateur avec des vidéos de snowboard et des clips musicaux avec mes frères et soeurs, désormais c’est mon métier. J’ai choisi de faire ça sur Internet pour permettre au plus grand nombre de voir mon travail gratuitement.

Quel matériel utilises tu ?

Quand j’ai débuté, j’utilisais la caméra de mes parents, qui filmait en VHS, ensuite j’ai bossé avec une Super8 et aujourd’hui j’utilise une RedDragon et du matériel Canon et GoPro. Nous avons de bonnes relations avec GoPro, ils nous aident avec du matériel, même si on a tendance à casser beaucoup de caméras sur les tournages !

Justement, tu filmes souvent du sport extrême, quelle est la ligne éditoriale de ta chaîne YouTube ?

Nous essayons de publier une nouvelle vidéo chaque semaine, qui soit à chaque fois différente de la dernière. Donc par fois c’est des petits chiots sous un sapin de Noël, ou des gens qui se jettent dans le vide avec des cordes, ou encore du BASE Jump… On essaye de trouver des choses fun à filmer et à proposer aux gens qui nous suivent.

Aujourd’hui tu ne vis que de ça ?

C’est la seule chose que je fais dans ma vie, faire des vidéos sur Internet pour que les gens les voient. Je suis intimement persuadé que tu dois pouvoir faire ce que tu as envie de faire. J’ai toujours fait des vidéos pour le fun et pas pour l’argent. J’aime faire ça, être avec mes amis et filmer pour rendre les gens heureux. Grâce à cet état d’esprit, je n’ai jamais l’impression de travailler, il est juste question de faire ce que j’ai envie de faire, et c’est génial d’arriver à en vivre aujourd’hui.

J’ai déjà parlé de toi sur mon blog, à travers ta vidéo « Fighting for your passion », est ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours et des difficultés auxquelles tu as fait face ?

J’ai eu plusieurs chaînes YouTube et j’ai fais beaucoup d’erreurs. Le fait est qu’à chaque fois j’ai appris de ces erreurs. Avant de pouvoir faire vraiment ce que je voulais, j’ai dû faire des petits boulots, comme par exemple de la photo de mariage. La leçon qui a été primordiale pour moi, pour atteindre le succès, c’est que si tu veux réussir sur le web, tu dois être régulier et publier toutes les semaines. C’est uniquement à ce moment là que j’ai commencé à avoir de bons résultats.

Combien d’heure travailles tu par mois sur tes vidéos ?

Je n’ai jamais vraiment compté et ce n’est pas vraiment mesurable. Je suis capable de travailler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour finir une vidéo. Je n’ai pas de vacances ou de « break ». Cette année j’ai visité 24 pays et une vingtaine d’Etats américains, je suis toujours sur la route, tout le temps en voyage.

Donc tu travailles énormément ! Quelle est ta vision sur ton métier ?

Comme tout ce qui est artistique, la vidéo est un secteur très concurrentiel, il faut trouver sa niche, quelque chose d’unique et surtout ne pas essayer de copier les autres, trouver son « style » et y croire. Ce que je fais n’est pas du business, c’est de l’art.

Je pense que ce qui fait de mon style unique, c’est que mes plans sont toujours en mouvement. Beaucoup de gens utilisent des trépieds et font des choses très statiques. J’utilise un steadycam pour être tout le temps dans le mouvement et donner aux spectateurs l’impression d’être ici avec moi. C’est pourquoi j’utilise aussi beaucoup le grand angle, pour rentrer dans la scène.

Qu’est ce que tu veux dire à travers ton travail, à travers tes vidéos ?

Notre message principal c’est d’aimer la vie et en tirer le meilleur possible. Nous voulons inspirer les gens et les amener à sortir, faire les choses qu’ils aiment, être positifs. Car il y a tellement d’énergies négatives dans les médias et autour de nous. Nous voulons montrer un monde meilleur à travers des vidéos positives.

Tu voyages beaucoup, qu’est ce qu’il te plait dans le fait de voyager ?

J’aime les gens que je rencontre en voyage. Dans chaque pays que je visite, les gens sont différents et uniques, avec de nouvelles histoires et j’utilise cette énergie pour être plus heureux. Partout où je vais, j’apprends plus sur moi.

Sur la falaise, j’ai vu que tu prenais aussi des photos, qu’est ce que tu préfères entre la vidéo et la photo ?

J’ai toujours aimé l’image, qu’elle soit fixe ou animée. Pour moi c’est juste une question de feeling, parfois une scène doit être filmée, parfois elle doit être photographiée. J’aime pouvoir faire les deux. Je suis réalisateur, pas photographe, mais j’aime la photographie. Je veux montrer aux gens comment je vois le monde, que ce soit en vidéo ou en photo

Quel conseil donnerais tu à un jeune réalisateur qui veut se lancer sur YouTube ?

Sois sûr de faire ce que tu fais pour les bonnes raisons. Si tu veux juste être célèbre, tu n’y arriveras probablement pas, mais si tu le fais parce que tu aimes ça, et avec ta vision unique des choses, alors ça fonctionnera, même si ce n’est pas tous les jours facile.

Qui sont tes modèles ?

J’adore Steven Spielberg, Jurasic Park est mon film préféré, mais également Christopher Nolan, avec Inception, et également J.J Abrams, qui réalise le dernier Star Wars. J’adore les histoires qu’ils racontent et surtout leur façon de les mettre en images. Et puis, je suis un fan d’Alexandre Supertramp, un jeune voyageur qui est allé en Alaska et qui a inspiré beaucoup de gens. J’ai changé mon nom sur le web pour lui rendre hommage.

La dernière vidéo de Devin en Grèce



photographe professionnel
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Everest, le sommet trop accessible ?

Ou quand l’actualité croise le Box Office… Tandis que le Népal envisage de restreindre l’accès au plus haut sommet du monde, le dernier film de Baltasar Kormákur, « Everest » s’est très rapidement hissé en haut du Box Office. J’ai eu l’occasion de voir ce film en avant première et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il jette un froid !

Inspiré d’une histoire vraie

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film sans me renseigner en amont à son sujet. Et il faut dire que lorsque l’on est pris dans l’histoire, aussi brutalement qu’une bouteille d’oxygène dans la glace, et que le dénouement apparaît, avec l’hommage aux « vrais » protagonistes du film, on est encore plus assailli par les frissons.

« Everest » est l’adaptation cinématographique du livre « Tragédie à l’Everest » du journaliste et alpiniste Jon Krakauer, publié en 1997. Par ailleurs, ce journaliste du magazine Outside n’en est pas à son premier succès littéraire adapté sur grand écran, puisqu’il est également l’auteur de « Into the wild », que tout bon voyageur à déjà vu.

Krahauer est à la fois l’auteur et l’acteur de ce récit incroyable, raconté 19 ans plus tard sur grand écran et en 3D. Une aventure terrible lors de laquelle une dizaine d’alpinistes, « amateurs » pour une grande partie, ont trouvé la mort sur la route pour le toit du monde, les 10 et 11 mai 1996.

Tourné en partie au Népal et dans les Alpes italiennes, ce film d’aventure à suspens américano-islando-britannique, aux plus de 50 millions de dollars de budget, s’intéresse au destin de quelques-uns de ces alpinistes, des préparatifs et de l’entraînement à l’ascension puis à la tragédie.


De la fiction à l’actualité

Avec 315.000 entrées dès la première semaine, le film affole les journalistes ciné et laisse place à tous les jeux de mots pour annoncer le record de fréquentation pour ce blockbuster. Mais il se trouve que l’actualité plus « terre à terre » fait aussi la part belle aux questions de fréquentation lié à l’Everest. En effet, suite à la mort de 18 personnes dans une avalanche déclenchée par un tremblement de terre, il y a 5 mois, le gouvernement népalais envisage de mettre un coup de frein aux trop nombreuses expéditions sur le sommet de 8 848 mètres.

Chaque année, il sont plus de 600 alpinistes à se lancer dans son ascension et parmi eux on trouve des handicapés et des personnes très âgés, en mal d’adrénaline et de défis. En 2006, Mark Inglis, un Néo-Zélandais, amputé des deux jambes, mais aussi l’américain et aveugle Erik Weihenmayer en 2001 et même un Japonais de 80 ans ont réussi l’exploit d’atteindre le sommet !

Et oui, car comme le rappelle cet incroyable film, l’Everest est devenu un véritable business pour plusieurs agences de voyage occidentales qui se frottent les mains, d’autant plus que la main d’oeuvre sur place est peu onéreuse en comparaison des 50 000 dollars demandés aux « touristes » désireux d’exaucer leur rêve d’Everest. Une problématique qui n’est pas suffisamment traité dans ce film, dommage…



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5 bonnes raisons de passer vos vacances à la montagne

Pourquoi les vacances d’été devraient systématiquement être synonyme de plage et sable fin ? Je dirai même plus que la plage est loin d’être le meilleur endroit pour profiter des vacances, ni même pour pallier les (très) fortes chaleurs. Bon, dans tous les cas, mer, océan ou montagne, si vous oubliez la crème solaire à la maison, il y a fort à parier que vous allez souffrir. Mais ce sera toujours moins désagréables en altitude !

Evitez le bain de foule

« Anti-social tu perds ton sang froid… » L’idée n’est pas d’éviter les gens, mais plutôt les milliers de vacanciers qui veulent comme vous profiter d’un carré de sable pour y poser une serviette au bord de l’eau et que vous allez croiser dans des queues interminables entre le parking et le marchand de glace. Même dans les massifs les plus fréquentés, il est quand même super rare de se retrouver dans des « bouchons » au détour d’un sentier de montagne. Remarquez, il arrive que le Mont Blanc soit la proie d’embouteillages entre juin et août…

La fraicheur des cimes contre l’eau à 29°C

En altitude il fait frais, c’est un fait. D’ailleurs, il vous arrivera souvent d’emporter une petite laine en montagne, même en pleine après-midi d’août. Il y a deux ans, j’ai réalisé un reportage pour le magazine Pyrénées Magazine, sur mes amis de Pyrénaline, qui avaient alors installé une slackline au-dessus d’un lac gelé, un 14 juillet ! Pieds et torses nus, armés de lunette de soleil, ils s’étaient amusés sur cette sangle bien fraiche, à quelques 2400 mètres d’altitude.

Qui a dit qu’on ne se baigne pas en montagne ?

Mieux vaut toujours avoir un maillot de bain dans son sac à dos d’ailleurs ! Car il est très simple de trouver des petits coins de paradis cachés dans les reliefs montagneux. Lacs, étangs, cascades, sources d’eau chaude ou simples rivières, la baignade est une activité à part entière même en montagne. Et encore je ne vous parle pas du canyoning !

Rester allongé pour faire bronzette c’est bien 5 minutes

Allez si, je vous en parle quand même ! Canyoning, mais aussi escalade, randonnée, alpinisme, voire même funambulisme pour les plus fous et les plus expérimentés, la montagne c’est aussi un énorme catalogue d’activités que l’on ne retrouve pas au bord de la mer ou de l’océan. Certes les amateurs de kite-surf ou de jet ski tenteront de me faire taire, mais la majorité des vacanciers qui prennent la route de la Méditerranée ne rêve que de sieste et de bronzette.

Faire du sport et prendre soin de son corps

Et oui, il n’y a pas de secret. Si on veut être en forme à la rentrée et ne pas se plaindre de son poids, il faut faire du sport. Pour cela, la randonnée ou encore le trail (course à pied en montagne) sont parfaits ! Non seulement vous allez éliminer et maigrir, mais en plus vous allez améliorer significativement votre endurance et votre cardio. Terminé le temps où vous étiez essoufflés à la limite du malaise après avoir couru pour attraper votre bus. La montagne ça vous gagne comme ils disent dans la pub !

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Profiter d’un séjour culturel

Sixième argument – et pour un top 5 vous remarquerez que c’est un plus – la montagne est une terre d’aventure, extrêmement riche en histoires et en Histoire. Que ce soit dans les Alpes, l’un des épicentres des deux guerres mondiales, ou dans les Pyrénées, fief des irréductibles Cathares, votre sentier de randonnée vous portera aussi bien sur les cimes géographiques qu’historiques. Villages médiévaux, églises romanes, châteaux cathares et autres champs de batailles sont des endroits très intéressants à découvrir et visiter au cours de vos vacances, surtout si vous êtes en famille. Qui sait, peut être que vos enfants se passionneront pour l’Histoire de France et décrocheront le nez de leur tablette quelques minutes.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu par toutes ces raisons de préférer la montagne à la mer ou l’océan, je vous invite à surfer sur les blogs de mes confrères photographes spécialistes et amoureux des massifs montagneux : Ariege360.fr ou encore Lumieresdaltitude.com

Bonne randonnée !



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« Bérézina », un voyage pour un hommage à l’Histoire

« Bérézina, en side-car avec Napoléon », Sylvain Tesson, 2015

C’est l’histoire incroyable d’un aventurier qui décide de coiffer un bicorne, fixer un drapeau tricolore de la garde impériale sur une Oural (un modèle de side-car soviétique) et rallier Paris depuis Moscou, en plein mois de décembre.

Un fou me direz vous ? Pas tout à fait. Un aventurier. Et pas des moindres puisque le personnage principal de cette étonnante intrigue n’est nul autre que Sylvain Tesson. L’écrivain-voyageur a publié en janvier dernier son dernier récit d’aventure, alors qu’il revient de chez les morts suite à une chute accidentelle de 10 mètres et un passage dans le coma.

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Une virée entre amis-aventuriers

Sylvain Tesson ne s’est pas engagé seul dans cette périlleuse aventure. Ils étaient 5 au total à « rider » sur les traces de la Grande Armée de Napoléon, dont deux russes et un excellent photographe que j’ai eu le plaisir d’interviewer sur ce blog, Thomas Goisque.

=> Lire l’interview « Thomas Goisque : Partager des aventures humaines et les mettre en images » 

Cette virée entre amis apporte énormément de valeur au récit. Au delà de ces formules alambiquées, au langage soutenu et au style d’écriture très littéraire, l’auteur sait aussi se lâcher, faire dans le politiquement incorrect, le tout avec beaucoup d’humour.

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L’Histoire avec sa grande Hache…

Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre, c’est déjà le fait que malgré un style parfois un peu pompeux, ils se lit d’une traite, très facilement. C’est aussi parce que le passage entre 1812 et 2012 est remarquablement bien écrit, on passe d’une étape à l’autre en un tir de canon ou un vrombissement de moteur.

Tout au long de leur road trip, les protagonistes lisent chacun les mémoires d’officiers et de soldats ayant vécu la retraite de Russie. Ils marchent littéralement sur les pas de ces grognards tombés plus sous les coups du froid que des baïonnettes russes. Ils suivent l’indescriptible traînée de cadavres laissée par la Grande Armée d’un demi-million d’hommes ayant suivi la folie de l’Empereur. Ils conversent avec les fantômes du passé et en perdent bien souvent pied.

=> Lire le récit de l’aventure par Sylvain Tesson pour Paris Match

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Mon avis

Si vous aimez le voyage, l’Histoire, l’aventure et la littérature, je vous conseille très fortement de lire cet ouvrage. Sylvain Tesson, à travers ce voyage, réalise un incroyable travail de mémoire dont on a pas l’habitude de voir. Pourtant, quand on s’intéresse à l’Histoire et plus particulièrement la période napoléonienne, on se rend compte qu’il est important de faire perdurer cet héritage. Se questionner sur la défaite, la « Bérézina » puisque c’est depuis entré dans le langage courant, ce voyage forcé et extrêmement mortel de 4000 km à pied par -40°C, de centaines de milliers de soldats, comme le fait l’auteur, est juste fascinant.

Le synopsis du livre

En octobre 1812, piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence La retraite de Russie, l’une des plus tragiques épopées de l’Histoire humaine.
La Retraite est une course à la mort, une marche des fous, une échappée d’enfer.
Deux cents ans plus tard, je décide de répéter l’itinéraire de l’armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l’invincibilité de l’Aigle. Il ne s’agit pas d’une commémoration (commémore-ton l’horreur ?), encore moins d’une célébration, il s’agit de saluer par-delà les siècles et les verstes, ces Français de l’an XII aveuglés par le soleil corse et fracassés sur les récifs du cauchemar.
Le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly, sont de la partie. Pour l’aventure, nous enfourchons des side-cars soviétiques de marque Oural. Ces motocyclettes redéfinissent en permanence les lois élémentaires de la mécanique. Rien ne saurait les arrêter (pas même leurs freins). Notre escouade se compose de trois Oural, chargées ras la gueule de pièces détachées et de livres d’Histoire.
Au long de quatre mille kilomètres, en plein hiver, nous allons dérouler le fil de la mémoire entre Moscou et Paris où l’Empereur arrivera le 15 XII 1812, laissant derrière lui son armée en lambeaux.
Le jour, les mains luisantes de cambouis, nous lisons les Mémoires du général de Caulaincourt. Le soir, nous nous assommons de vodka pour éloigner les fantômes.
À l’aube, nous remettons les gaz vers une nouvelle étape du chemin de croix. Smolensk, Minsk, Berezina, Vilnius : les stèles de la souffrance défilent à cinquante à l’heure. Partout, nous rencontrons des Russes qui ne tiennent aucune rigueur à l’Empereur à bicorne.
Sous nos casques crénelés de stalactites, nous prenons la mesure des tourments des soldats et nous menons grand train ce débat intérieur : Napoléon était-il un antéchrist qui précipita l’Europe dans l’abîme ou bien un visionnaire génial dont le seul tort fut de croire qu’il suffisait de vouloir pour triompher, et que les contingences se pliaient toujours aux rêves ?
Mais très vite, nous devons abandonner ces questions métaphysiques car un cylindre vient de rendre l’âme, la nuit tombe sur la Biélorussie et trois foutus camions polonais sont déjà en travers de la route.

L’auteur

Sylvain Tesson est un écrivain voyageur. Il est le fils de Marie-Claude et Philippe Tesson. Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d’un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. C’est là, le début de sa vie d’aventurier. Il traverse également les steppes d’Asie centrale à cheval avec l’exploratrice Priscilla Telmon. Il publie alors L’immensité du monde. En 2004, il reprend l’itinéraire des évadés du goulag et publie L’Axe du Loup, un périple qui l’emmène de la Sibérie jusqu’en Inde à pied. Avec Une vie à coucher dehors, Petit traité sur l’immensité du monde, Dans les forêts de Sibérie (Prix Médicis essai 2011) et un recueil de nouvelles S’abandonner à vivre, font de Sylvain Tesson un auteur reconnu par la critique et apprécié par le public.

Crédits photos : Thomas Goisque



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Comprendre le tourisme pour donner du sens à son voyage

C’est l’objectif que s’est fixé Gildas Leprince. Ce jeune voyageur de 24 ans est sur le point de se lancer dans une incroyable aventure humaine et touristique à travers un voyage de plusieurs mois en sac à dos autour du bassin méditerranéen. Mais attention, il ne s’agit pas d’un voyage comme un autre. Au cours de ces 22 000 km qu’il s’apprête à parcourir, Gildas va réaliser plusieurs épisodes vidéos d’une web série. Dans cette dernière, il va aborder différentes notions liées à l’économie du tourisme, un domaine dans lequel il est plus que compétent.

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Une aventure géopolitique

Qui a dit que la géographie et l’économie sont des matières ennuyeuses ? Surement pas notre jeune aventurier qui a déjà bourlingué au quatre coins du monde au fil de ses stages et autres expériences professionnelles. Il a d’ailleurs écrit un Mémoire sur « l’impacts du tourisme sur le développement : Cas des Caraïbes et de la Méditerranée. »

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A travers ce projet qu’il a nommé « Tourisme de la Méditerranée », Gildas nous rappelle que le tourisme est un des secteurs les plus dynamiques de l’économie puisqu’il génère près de 10% du PIB mondial. « On estime que sur l’ensemble de l’humanité, une personne sur 11 vit grâce au tourisme. Il a des caractéristiques particulières qui font qu’on peut le développer même dans les pays les plus pauvres de la planète. Il améliore la vie des gens, stabilise le pays et il est idéal pour une transition vers une économie verte car le tourisme repose sur le patrimoine naturel et culturel ainsi que sur une main d’oeuvre abondante ».

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Il explique également que « le tourisme ne doit pas être développé ni pratiqué n’importe comment, sous peine d’infliger des dégâts importants pour le territoire et ses populations. Avec plus d’un milliard de touristes chaque année, il est important de savoir bien agir en voyageant ! »

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Une web série pour éduquer au voyage responsable

S’il a choisi la vidéo comme média, c’est surtout pour parler aux jeunes : « en Europe, les jeunes de moins de 25 ans représentent plus de 20% de la population totale. Alors que dans la région MENA (acronyme anglais pour la région Afrique du Nord et Moyen-Orient), ils représentent 50% de la population totale. La Méditerranée étant globalement jeune, je trouve donc important que ce soit un moins de 25 ans qui entreprenne ce projet pour la jeunesse de la région. Et ce, avec un moyen de communication adapté pour cette génération connectée : la vidéo ! »

Une longue et sérieuse préparation

L’aventurier ne se lance pas dans ce tour de la Méditerranée les mains dans les poches, loin de là. En parallèle de la préparation de la websérie, il a fait la promotion de son projet devant de nombreuses institutions telles que l’Organisation Mondiale du Tourisme, la Banque Mondiale, l’UNESCO, l’Agence Française de Développement, ainsi que devant des universitaires, des entreprises et des associations.

Des rencontres

Vous trouverez toutes les informations sur ce superbe projet sur ce site : www.mediterranee-lefilm.com et sur sa page Facebook. Je vous invite également à vous rendre sur ce lien afin de l’aider à réaliser son aventure !



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Olivier Roland : « Voyager permet d’ouvrir l’esprit »

Récemment, j’ai eu la chance d’interviewer un spécialiste du blogging en France et plus largement de l’entreprenariat. Olivier Roland, si vous ne le connaissais pas encore, c’est un jeune entrepreneur qui vit de ses blogs et qui voyage sans cesse à travers le monde.

Destination Reportage : Bonjour Olivier, est ce que tu peux te présenter pour les lecteurs du blog ? 

Olivier Roland : Je suis blogueur professionnel. J’ai plusieurs blogs, notamment « Des livres pour changer de vie », « Habitudes zen » et « blogueur pro ». Mon business modèle, c’est tout simplement d’utiliser mes blogs pour donner un « échantillon » de ce que je suis capable de créer comme contenu dans différents domaines.

Ensuite, les gens qui veulent aller plus loin s’abonne à ma newsletter pour recevoir un livre et ensuite ils peuvent aller encore plus loin en achetant des formations en ligne ou des livres numériques.

Sur ton site, tu expliques que tu as fais le choix du blogging pour sortir de ce que tu appelais une « prison dorée » qui était ta première entreprise, ce qui t’a permis au final de beaucoup voyager. Est que l’envie de voyage a été l’élément moteur de ce choix ?

Il y a eu plusieurs facteurs et le voyage en faisait évidemment beaucoup parti. J’ai créé ma première boite à 19 ans, ce qui était une aventure géniale, mais au bout d’un moment j’en ai eu marre d’avoir un déséquilibre si important entre vie professionnelle et vie privée et j’ai cherché pendant un moment à m’échapper de cela.

J’ai lu un bouquin qui m’a donné le feu sacré, « La semaine de 4h » dans lequel Tim Ferris explique comment mettre en place une entreprise sur internet, dont l’un des plus grands avantages est de donner une liberté géographique totale.

Quand j’ai lu ce livre, l’aspect voyage a été une composante extrêmement importante de ma motivation.

Olivier-Roland-Google-Plus

Quel est ton rapport avec le voyage ?

Aujourd’hui cela fait entièrement partie de ma vie. Je passe un peu moins de 6 mois en France. J’ai complètement changé mon style de vie. Avant de créer mon entreprise sur internet, donc avant 2010, je n’avais jamais quitté l’Europe. J’adorais déjà voyager, mais je n’avais jamais eu l’occasion de le faire.

Maximum je prenais entre 1 et 2 semaines de vacances par an. Je ne pouvais pas laisser tomber ma boite pendant très longtemps, donc ça limitait énormément les voyages que je pouvais faire.

A partir du moment où j’ai vendu ma première entreprise et que j’ai eu mes premiers revenus sur internet, j’ai décidé de frapper un grand coup avec un voyage à l’autre bout du monde, à Wallis et Futuna puis à Fidji.

J’ai passé un mois à l’autre bout du monde sur des îles paradisiaques, c’était extraordinaire !

Depuis je n’ai pas cessé de voyager, je suis allé dans 25 pays et j’adore ça. Cela fait entièrement partie de ma vie.

Est ce que tu n’es pas tenté de quitter la France pour t’installer autre part ?

Déjà, très fortement, la France est en train de devenir pour moi un pays comme un autre.

Ce qui est génial quand on voyage, c’est que ça nous sort de notre culture, ça nous fait beaucoup relativiser sur la pertinence de certaines normes et ça nous fait prendre conscience à la fois des qualités qu’on a en France, mais aussi des défauts, et des choses qui sont mieux ailleurs.

Certes c’est le pays où je suis né, dont je parle le mieux la langue, c’est le pays où il y a ma famille et mes amis, mais aujourd’hui j’ai des amis un peu partout dans le monde et j’envisage très sérieusement de quitter la France en 2015…

Note : en 2017, Olivier vit désormais à Londres.

Est ce que le voyage n’est pas le point commun entre tous les blogueurs ? Car la composante du voyage revient très fréquemment…

Je pense qu’il y a des blogueurs qui ne sont pas vraiment branchés voyages. Mais effectivement, à partir du moment où ta seule source de revenu c’est internet, tu es libre de voyager partout dans le monde.

Pour beaucoup de gens, la question c’est « pourquoi ne pas le faire ? ».

Je ne dirai pas que c’est le point commun de tous les blogueurs, mais une composante importante. Cela fait partie des choses qui motivent à devenir professionnel dans ce domaine.

Qu’est ce que le voyage t’apporte en tant qu’entrepreneur ?

La France a beaucoup de qualité, mais à force de voyager, je suis très impressionné par ce manque d’esprit entrepreneurial en France, c’est vraiment quelque chose de frappant.

Il y a quand même énormément de pays où les gens ont un état d’esprit plus positif, plus constructif. Au Brésil ou en Californie, il y a cette idée que chacun peut réussir, il s’agit d’avoir une idée et de se lancer et qu’il ne faut pas hésiter.

Alors qu’en France on ne peut pas dire que cet état d’esprit soit très répandu, au contraire.

Voyager ça permet aussi de sortir de ce climat un peu anti-entreprenariat en France. Au delà de ça, le simple fait de voyager ça ouvre l’esprit. Il y a une énorme différence entre les gens qui voyagent et les gens qui ne voyagent pas, clairement.



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