Photographe Pro - Destination Reportage

Rubrique :Photographe Pro

Devenir Photoreporter et vendre ses photos à la presse

photoreporter vendre presse

C’est la question que je reçois le plus par mail, sur Facebook ou via Instagram : « Fred, comment tu fais pour vendre tes photos à la presse et comment faire pour devenir photoreporter ? »

Puisque je suis un grand fainéant et que j’en avais marre de répondre tout le temps les mêmes choses, j’ai fait une conférence en ligne qui répond à ces questions.

Voici un extrait :

Pour recevoir l’accès au replay complet de la conférence complète, il suffit de renseigner votre adresse mail et votre prénom ici :

Pour aller plus loin :

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Comment devenir photographe portraitiste professionnel ?

milena photographe portraitiste

Faire des photos de portrait est le quotidien de presque tous les photographes professionnels.

Que l’on soit photographe de presse, de mariage ou corporate, il nous arrive à tous de faire des portraits au moins de temps en temps.

Pour certains, c’est un peu une corvée, car ce n’est pas un exercice facile. Pour d’autres, c’est une spécialité et même une activité très enrichissante et lucrative.

Pour un photographe qui se lance professionnellement aujourd’hui, devenir photographe portraitiste est très probablement le meilleur moyen de correctement gagner sa vie, plus ou moins rapidement.

Déjà parce qu’il y a une forte demande de portraits, aussi bien auprès des particuliers (les gens ont de plus en plus envie d’être pris en photo par des professionnels), les entreprises (notamment pour les réseaux sociaux professionnels, les événements, etc) et même la presse, comme je l’explique dans l’épisode #130 du podcast.

D’ailleurs, dans cet épisode je souligne un point très important qui devrait vous convaincre à lui seul de vous lancer dès aujourd’hui dans le business du portrait si vous êtes comme moi en quête de liberté : le portraitiste fixe lui même ses tarifs.

Cela peut sembler basique, mais pour un photojournaliste qui doit s’adapter aux grilles tarifaires toujours plus basses des journaux, l’idée de pouvoir décider que l’on va facturer 500 ou 1000 euros une séance photo, est plus que séduisante.

Quand on a la bonne méthode, la bonne stratégie, c’est complètement possible.

Le truc, c’est que devenir photographe portraitiste, ce n’est pas pour tout le monde.

Bien qu’il n’y ait pas besoin de diplôme ou d’âge en particulier, il faut être capable de dépasser 4 principaux blocages :

  • La techniques photo  
  • Être à l’aise par rapport à son modèle 
  • Monter son activité, trouver des clients et augmenter ses tarifs 
  • Faire face à la concurrence (imaginaire ou réelle) 

A ce stade de la lecture, 80% des photographes qui envisageaient de se lancer, ont décidé de jeter l’éponge.

Si vous faites partie des plus motivés, vous allez comprendre que ces blocages sont en réalité des opportunités. 

La technique photo

Aujourd’hui en 2020, apprendre la photo est un jeu d’enfant. Il faut quelques heures pour apprendre à utiliser un appareil photo, pour comprendre les mécanismes d’ouverture, de vitesse, d’ISO, les principales règles de cadrages, etc…

Bien entendu, il faut bien plus de temps pour apprendre à maîtriser la lumière ou capturer une émotion.

Mais avec du temps, de la motivation et une volonté de se former, on arrive assez rapidement à faire de beaux portraits.

D’ailleurs, ceux qui disent que tout est une question de talent sont dans l’erreur.

Le talent se travaille, se forge, se conserve, se perfectionne. Rien ne remplacera le travail acharné et la pratique.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’a jamais été aussi facile d’avoir accès à la formation aujourd’hui.

Les étagères des librairies regorgent d’ouvrages sur la question, on trouve pléthore de sites internet et de blogs apprenant la photo en ligne, et on peut se former auprès de professionnels pour des tarifs tout à fait raisonnables.

Par exemple ici, sur le site internet de Milena

Être à l’aise par rapport à son modèle 

Personnellement, c’était mon plus gros blocage avant de rencontrer Milena.

Si vous ne savez pas qui est Milena, cela veut dire que vous ne suivez pas ma chaîne YouTube ou le podcast (paaas bieeen !) Pas de soucis, je vous parle d’elle un peu plus loin dans cet article.

Faire des photos des gens est toujours délicats. Une personne n’est pas un paysage.

Photographier l’humain est un exercice particulier, qui demande de l’empathie, du respect et une envie d’aller vers l’autre. Or, ce ne sont pas des qualités innées pour tout le monde.

Heureusement, cela se travaille.

Mieux encore, apprendre à améliorer sa relation à l’autre, permet d’améliorer sa relation avec soi même, et c’est terriblement enrichissant. Je ne vais pas approfondir ce raisonnement car Milena le fait bien mieux.

Ce que je veux vous faire comprendre, c’est que ce blocage (comme beaucoup d’autres) n’a pas lieu d’être.

Être à l’aise et mettre à l’aise un modèle, ça s’apprend et ce n’est pas si compliqué que cela.

Il existe de nombreuses techniques pour faire poser les gens, les guider et communiquer de telle sorte à obtenir des résultats tout simplement incroyables en photo.

Monter son activité, trouver des clients et augmenter ses tarifs 

C’est le nerf de la guerre, que l’on soit portraitiste ou photojournaliste, ou tout autre type de photographe professionnel.

Créer une entreprise, gérer une comptabilité, ça fait peur.
Trouver des clients, fixer ses tarifs, c’est pas simple.

En même temps, si c’était facile, tout le monde le ferait… (j’aime tellement cette phrase !)

Vous faites toujours partie des 10% de photographes motivés qui lisent encore ?

Parfait.

Parce que j’ai une nouvelle bonne nouvelle pour vous.

Devenir photographe portraitiste, c’est créer ses propres règles du jeu et donc être complètement libre.

  • Libre de travailler pour qui on veut.
  • Libre de travailler pour le tarifs que l’on veut.
  • Libre de travailler où l’on veut.

En fait, vous n’avez pas d’autre choix que cette liberté, si vous voulez bien vivre de votre activité.

Car la meilleure façon de se démarquer de la concurrence (on y arrive dans le prochain point) et par la même occasion de vous faire davantage plaisir (et accessoirement gagner plus d’argent), c’est de définir de A à Z votre propre business plan.

Pour faire simple, le business plan c’est simplement répondre à ces questions : 

  • Qui est mon client idéal ? A qui je veux vendre des photos ?
  • Combien va t-il me payer pour ça ?
  • Combien vais-je gagner à la fin de l’année ? (Combien JE VEUX gagner ?)
  • Quels vont être mes frais, mes investissements ?

Une fois que l’on a écrit ça sur un bout de papier, il suffit de trouver la bonne stratégie à mettre en place pour atteindre ses objectifs.

C’est justement ce que l’on vous montre avec Milena ici.

Faire face à la concurrence (imaginaire ou réelle) 

C’est très surprenant (et désolant) de constater qu’en général, la majorité des gens qui veulent se lancer dans un projet abandonnent avant même de commencer par peur de la concurrence.

« Les autres vont faire mieux que moi »

« Il y a déjà trop de monde sur ce marché » 

« Je suis moins légitime qu’un autre » 

Et blablabla…

BULLSHIT.
(Ça veut dire « merde de taureau » en anglais, et c’est utilisé dans ce contexte pour dire que c’est des conneries)

Il y a déjà des milliers de photographes de portraits. 
C’est beaucoup et en même temps, c’est rien du tout.

Parce que si on réfléchit bien, on comprend vite que tous ne font carrément pas la même chose, ne s’adressent pas du tout aux mêmes types de clients. Clients qui n’ont pas non plus les mêmes attentes, ni les mêmes budgets.

On peut faire un parallèle avec la restauration. Combien y a t il de pizzeria en France ? Combien y a t il de restaurants de sushis ? Cela veut dire que c’est impossible de lancer sa propre affaire ?

Même si certains me diront qu’on ne peut pas comparer la bouffe avec une prestation photo, désolé, mais cela ne m’enlèvera pas de l’idée que lorsqu’un marché semble saturé, c’est qu’il est en très bonne santé et qu’il y a donc des opportunités.

A nous de faire l’effort de les voir et d’avoir le courage de les saisir.
Encore une fois, si c’était facile, tout le monde le ferait.

Par quoi commencer ?

Tout d’abord, je vous invite à regarder la vidéo que j’ai réalisé sur Milena, dans son studio à Montmartre.

Elle y explique sa démarche, partage sa façon de travailler et donne de très bons conseils pour se lancer.

C’est gratuit et c’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=omypje5SqVk

Pour aller encore plus vite

S’inspirer, se renseigner, se motiver, c’est bien. C’est la première étape d’un projet.

Mais pour le concrétiser et avoir des résultats, il faut se former auprès des meilleurs et commencer par investir en soi.

Avec Milena, nous proposons un atelier de formation en ligne et en vidéo d’environ 5 heures pour vous guider dans cette quête.

Vous pouvez y accéder en cliquant ici : https://photographestratege.podia.com/milena

milena photographe portraitiste

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Auto-édition, pourquoi et comment ?

auto editer un livre

Quel est le point commun entre Asterix et « Fifty shades of Grey »

Je vous arrête tout de suite : il n’y a pas de sous-entendu graveleux !

Commençons par un point commun évident : les deux oeuvres sont d’énormes succès littéraires et même cinématographiques.

Pas pour la même audience, c’est sûr !

Il y a un autre point commun, beaucoup moins évident : les auteurs de ces succès sont passés, au cours de leur carrière, par la case auto-édition.

Peut être connaissez vous l’histoire de E.L. James, cette passionnée de littérature érotique qui après s’être fait jeter par plusieurs boîtes d’édition aux Etats-Unis a décidé de publier elle-même son premier roman.

Quelques années plus tard, son « manuscrit d’amatrice » était devenu le livre le plus vendu de la décennie aux Etats-Unis. Mieux encore, il a été écoulé à plus de 125 millions (oui, millions) d’exemplaires à travers le monde, et a été adapté au cinéma avec le succès que vous connaissez sûrement.

Astérix a aussi fini au cinéma, joué par Christian Clavier. C’est moins sexy, je vous l’accorde, mais on parle d’un budget de 274 millions de francs à l’époque.

C’est simple, c’est le plus gros budget du cinéma français de l’histoire à ce moment là.

Tout le monde connaît Asterix, mais tout le monde ne sait pas que l’un de ses deux papas, Albert Uderzo était en guerre avec son éditeur (on parle de procédures judiciaires très violentes) et a fini par monter sa propre boite d’édition afin de s’auto-éditer.

C’est loin d’être le seul créateur connu ayant cumulé les casquettes d’auteur-éditeur.

Pierre Larousse (1821-1896), oui, comme les encyclopédies, était aussi éditeur, libraire et même imprimeur !


Le métier d’éditeur est-il en train de disparaître ?

C’est une question que l’on peut se poser lorsque l’on sait qu’aujourd’hui un livre qui est publié sur cinq, l’est en auto-édition… et surtout quand on connaît les différences de rémunération hallucinantes entre l’édition et l’auto-édition.

Parlons tout d’abord de l’édition « traditionnelle ».

Quand on est auteur et que l’on souhaite diffuser son oeuvre (et accessoirement gagner de l’argent avec), on doit démarcher une société d’édition qui va nous permettre d’atteindre ces objectifs.

L’éditeur a un rôle crucial. Il conseille, dirige, oriente, manage, finance, encaisse et redistribue.

C’est un peu le banquier de votre projet.

Plus encore, la société d’édition s’occupe de la mise en forme, la conception, la fabrication, la négociation avec l’imprimeur et la distribution dans un réseau de librairies.

Vous l’avez compris, la recette pour éditer un livre n’est pas si simple et demande beaucoup d’ingrédients. Et surtout, beaucoup de savoir-faire.

D’ailleurs, quand le travail est terminé et que le livre est dans les librairies, il faut aussi le faire savoir.

Photoreportage fred marie
Mon dernier livre édité de façon traditionnelle avec Eyrolles, une très bonne maison d’édition

C’est normalement le rôle de l’éditeur.

Je dis « normalement », car tous ne sont pas très efficaces dans ce domaine.

En même temps, difficile de faire correctement la promotion des nombreux ouvrages que ces derniers lancent tous les ans. D’autant plus que pour cela, il faut de très bonnes compétences en communication, sur les réseaux sociaux et en relations publiques. Qualités rares dans certaines boîtes…

Mais revenons au projet de livre et surtout à son auteur.

Car avant de parler de promotion sur Facebook ou de communiqué de presse, il faut bien l’écrire, ce livre, et faire les images quand on parle du livre d’un photographe.

L’énorme inconvénient du circuit traditionnel de l’édition, c’est que l’auteur du livre touche la plus petite partie des bénéfices. On parle de 4 à 10% maximum selon les projet.

Voici un graphique qui montre clairement la répartition des bénéfices d’un livre vendu hors-taxe. Car oui, l’Etat touche aussi sa part avec la TVA.

Quand on sait l’investissement en temps, en argent et en énergie que représente le travail d’un auteur, cela peut semble scandaleux. Surtout lorsque l’on constate que l’Etat gagne quasiment autant que l’auteur, avec la TVA (5%).

Ah oui, j’ai oublié de préciser que le peu d’argent que l’on touche en tant qu’auteur doit naturellement être déclaré et que l’on paye des charges et des impôts dessus…

Bref, il ne reste pas grand chose à la fin.

Heureusement, il existe une solution alternative : l’auto-édition.



Pourquoi faire de l’auto-édition ?

En général, on s’auto-édite pour 3 raisons principales :

  1. Gagner plus d’argent 
  2. Parce que les éditeurs ne veulent pas du projet 
  3. Être libre et échapper à la censure 

Revenons sur ces points plus précisément :

Passer de 4% des bénéfices à plus de 50% (et même 100% pour un livre numérique)

Quand vous êtes édité par une société d’édition, vous signez un contrat qui vous impose beaucoup de choses, notamment votre pourcentage de droit d’auteur. En général, pour un premier livre, c’est rarement plus de 7% du prix HT, donc pas grand chose.

Quand vous vous auto-éditez, vous décidez vous-même de combien vous allez gagner. Et ça change tout ! C’est de la pure logique.

Quand on maîtrise la production de son ouvrage, on fixe son prix de vente en fonction de ses coûts de fabrication et surtout du bénéfice (la marge) que l’on souhaite gagner.

Pas besoin d’avoir un Bac+5 en école de commerce pour faire ça.

Oui, j’ai ajouté une photo de chat pour conserver votre attention. Allez, on continue à lire !

Se lancer malgré les refus 

L’autre motivation d’aller vers l’auto-édition, n’en est à priori pas vraiment une. C’est un peu la raison du« j’ai pas le choix ».

Quand elle a proposé son manuscrit intitulé « Fifty shades of Grey », E.L. James a fait face à des dizaines de refus des maisons d’édition. Au final, plutôt que de se démotiver et au lieu d’abandonner, elle a publié son livre elle-même.

On connait la suite. 

Très concrètement, si plusieurs maisons d’éditions rejettent vos propositions et que cela ne vous démotive pas, alors lancez vous seuls !

Qu’est ce que vous risquez à le faire ? Perdre du temps ?

Travailler sur un projet de livre n’est jamais une perte de temps.  Jamais. Car même si votre livre auto-édité n’est pas un succès commercial, il peut servir de « book photo » auprès de sociétés d’éditions ou de clients éventuels. 

Au pire, ce sera un apprentissage très utile pour vos futurs reportages.

Garder 100% de la maîtrise de son projet

On peut choisir de ne pas travailler avec un éditeur car on veut rester maître de son projet.

Un éditeur recherche la rentabilité et veut gagner de l’argent avec votre livre, c’est logique. D’ailleurs, à priori, ce n’est pas un problème, bien au contraire, car s’il en gagne, vous aussi.

Le soucis, c’est que pour se faire, il va potentiellement vous demander de modifier certains éléments dans un but commercial. Et cela vous posera éventuellement problème au niveau éthique ou éditorial.

En 1826, Balzac a été dans cette situation avec son éditeur. Sa réponse a été radicale : l’écrivain est devenu éditeur en achetant sa propre imprimerie.

Oui, j’ai fait un montage dégueulasse sur Photoshop avec Balzac. J’m’en fous, c’est mon article, je fais ce que j’veux !

Plus proche de nous et de retour en Gaule occupée par l’envahisseur romain. C’est parce qu’il s’est fait escroquer par son éditeur, que Uderzo a fini devant la justice avant de s’auto-éditer.

Tous les éditeurs ne sont pas des escrocs, bien entendu, mais tous ne sont pas forcément des enfants de coeur…


Mon expérience personnelle avec « Paras » 

En 2019, j’ai auto-édité mon troisième livre, un ouvrage photographique intitulé « Paras ». Je n’étais pas seul sur ce projet car il a été co-réalisé avec mon ami photographe militaire, Jean Raphaël Drahi (que je vous ai déjà présenté dans le podcast et sur ma chaîne YouTube).

Il était question d’un concept original : le regard croisé de deux photographes ne travaillant pas du tout pour les mêmes supports (presse VS ministère des armées), mais sur le même sujet : les parachutistes de l’armée française.

Cependant, la cible était trop réduite pour intéresser le grand public. Nos futurs  lecteurs n’étaient à priori que des militaires et à la limite des amateurs de photographie.

Nous avons donc fait le choix de l’auto-édition et celui de la vente en direct aux institutions et aux personnes intéressées, sans passer par la case librairie (celle qui prend la grosse part du camembert sur le graphique plus haut).

« Paras » a été un véritable succès car nous l’avons imprimé à un tirage de 1500 exemplaires. Et tous ont été vendus, pour un chiffre d’affaires d’environ 40 000 euros

Mais au delà de ce très beau montant, nous en avons retiré d’autres bénéfices encore plus importants que l’argent :

  • Le bonheur et le sentiment d’accomplissement d’être allé au bout de l’aventure. Le jour où l’on feuillette le livre pour la première fois est juste inoubliable !
  • Crédibilité, autorité et légitimité vis à vis de l’institution et du grand public. Pratique et très utile pour se lancer dans de nouveaux projets.
  • Rentabilité des reportages pour la presse, car en faisant les photos pour le livre, j’ai également vendu ces dernières aux magazines avec qui je travaille, comme par exemple VSD et Paris Match.
  • Eviter le stress et la frustration de ne pas vendre tous ses reportages, car ce projet au long cours permet de se concentrer sur l’objectif final, à savoir : le livre.
  • Ajouter un pierre à l’édifice et construire son héritage : un livre ça reste et ça nous survit.

Voici une vidéo qui montre une partie de cette aventure

Bien entendu, ce n’était pas un boulot facile et cela ne s’est pas fait en un jour.


Un boulot titanesque… mais à votre portée


La principale difficulté de l’auto-édition, c’est qu’il faut savoir faire 10 métiers à la fois :

  • Auteur (photographe et rédacteur)
  • Graphiste (pour la mise en page)
  • Chromiste (pour éviter que l’imprimeur fasse du mauvais travail)
  • Relecteur / correcteur
  • Livreur (il faut faire les cartons et les poster)
  • Comptable et banquier (sans parler de la gestion de la TVA…)
  • Libraire (on peut monter une boutique en ligne en deux clics sur internet)
  • Community manager (pour gérer les réseaux sociaux)
  • Manager et attaché de presse (pour gérer les partenaires et les opportunité)
  • Editeur (tout ça à la fois) 

Vous allez aussi devoir gérer le service après vente, les colis perdus, les clients mécontents (ça peut arriver), etc… 

A ce stade, vous allez peut être faire partie des 98% d’auteurs qui ont décidé de lâcher l’affaire par peur ou fainéantise. 

Et oui, on ne gagne pas 40 000 euros en claquant des doigts ! Il va falloir bosser, il va falloir le mériter !

La bonne nouvelle, c’est que ce travail a priori titanesque est largement réalisable et n’importe qui peut y parvenir à condition d’avoir une méthode efficace et qui fonctionne.

Je vais vous en parler un peu plus loin, mais avant il faut aborder une autre chose importante.


La stratégie de communication et de financement

Faire un livre, c’est bien.

Mais ce n’est que la moitié du travail.

Il faut aussi le vendre… Même si vous êtes édité par une maison d’édition !

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous voulez gagner de l’argent avec votre livre, donc cela peut semble évident.

Mais en général, lorsqu’on se lance dans un projet d’auto-édition, on a tendance à négliger une étape importante : cette de la stratégie de communication, que j’assimile personnellement à celle de financement.

Pour vendre votre livre c’est assez simple, il suffit d’en parler, encore et encore, et surtout aux bonnes personnes. 

Vous suivez toujours ?

Il faut en parler sur les réseaux sociaux, dans la vraie vie, par mail, dans son réseau, bref, partout.

Mais pour ne pas faire le « relou de service », il faut le faire intelligemment, en suivant une méthode.

Avant de vous dévoiler la méthode, un dernier point sur une façon très efficace et pourtant quasiment systématiquement mal utilisé par les auteurs : le crowdfunding (en français, financement participatif).

J’en ai fait deux personnellement, et les deux ont été des succès.

Cependant, j’ai fait pas mal d’erreurs qui ont failli me coûter très très cher…

La principale, c’est d’avoir tout misé sur le crowdfunding pour financer mon premier projet. En mode « il faut absolument atteindre l’objectif sinon c’est mort ».

Grosse erreur !

Ok après le montage foireux avec Balzac, on passe au Gif de chat… sérieusement, restez attentif !

La campagne de financement participatif, en réalité, ne sert pas à gagner de l’argent. Elle sert à communiquer massivement et intelligemment sur un projet.

Elle sert à identifier et bâtir une communauté de lecteurs qui vont acheter votre livre.

Si vous ne comprenez pas ça, vous courez à l’échec.

J’en parle en détail dans ma méthode et j’explique comment faire concrètement pour atteindre cet objectif.


La bonne méthode

A ce stade de la lecture de cet article, vous avez déjà appris quelques trucs à propos de l’auto-édition.

Vous comprenez surtout quelles sont les opportunités qui s’offrent à vous.

Au delà du fait de pouvoir engranger l’équivalent d’une année de chiffre d’affaires en un seul projet de quelques semaines (si vous bossez suffisamment), vous allez comprendre la vraie définition du mot « accomplissement » !

Pour arriver là, il faut un mode d’emploi, une méthode, une liste d’étapes à accomplir pas à pas.

Il y a quatre étapes principales dans cette méthode :

  1. Etude de marché 
  2. Réalisation et conception du livre 
  3. Impression et logistique 
  4. Vente du livre 

Il y a tellement à dire sur chacune de ces étapes, que j’en ai fait une formation vidéo en ligne accessible ici :https://photographestratege.podia.com/atelier-auto-edition?coupon=EDITION

Rien qu’en sachant tout ce que je viens de partager dans cet article, vous pouvez vous lancer seul et dès à présent.

Mais si vous voulez être sûr de ne pas faire d’erreurs qui vont vous coûter très cher en temps et en argent, et que vous voulez prendre un énorme raccourci, vous pouvez télécharger dès maintenant mon atelier en ligne en cliquant ici.



Offre limitée jusqu’au lundi 11 mai 

Si vous accédez à l’atelier avant le 11 mai (date du déconfinement en France, enfin, on espère), vous avez le droit à plusieurs bonus :

  • 100 euros de réduction sur l’atelier en utilisant le coupon « EDITION » 
  • Bonus : Atelier « Photographe Productif » (valeur 197 euros) OFFERT 
  • Bonus : Accompagnement sous forme de sessions de coaching avec les autres membres de la formation


Le plus beau dans l’histoire, c’est que vous ne prenez aucun risque en vous lançant dès à présent.

Car une fois que votre projet sera réalisé, le coût de cet atelier (dérisoire en comparaison de ce que vous vous apprêtez à gagner), sera largement couvert.

Si vous suivez scrupuleusement ma méthode et que votre projet est bon, vous aurez un très large retour sur investissement.

Maintenant, encore une fois, vous êtes libre de vous lancer sans formation et de faire vos propres erreurs, je vous souhaite tout le succès que vous méritez !


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Pourquoi et comment se lancer dans la vidéo quand on est photographe ?

formation vidéo

C’est une question qui revient souvent de la part des photographes qui ont bien compris qu’il y a un grand intérêt à se lancer dans la vidéo.

Bien que je sois convaincu qu’il est possible de vivre uniquement de la photo, il est évident que savoir faire de la vidéo est un avantage énorme aujourd’hui.

De plus en plus d’entreprises font appel à des photographes-vidéastes (si possible même télépilotes de drone !)

Une aubaine pour les photographes professionnels

Et au final ce n’est pas plus mal !

Il y a plusieurs bonnes raisons de se lancer dans la vidéo :

  • Vous avez déjà probablement le matériel pour ça, ou du moins un minium (un réflex, quelques optiques et un ordinateur pour le montage)
  • Vous connaissez déjà les règles de cadrage et de composition
  • Il y a forcément des sujets que vous traitez déjà qui peuvent être réalisés en vidéo (je pense notamment au reportage de presse), sachant que les chaînes de TV achètent les rush vidéo autour de 1000 euros la minutes !
  • Les stocks d’images sont de plus en plus en demande de rush vidéos (si vous voulez en savoir plus sur cette thématique, cliquez ici)
  • Vous allez découvrir un nouvel univers passionnant et grandir professionnellement et humainement grâce à cette expérience
  • Faire des vidéos vous permettra d’accéder à YouTube et donc une autre façon de construire une audience et augmenter significativement votre chiffre d’affaires

Comment se former ?

S’il est assez simple de se former à la technique photo, apprendre à filmer et surtout à monter une vidéo est une tout autre paire de manche…

La première option est de dépenser son temps sur YouTube et enchaîner les dizaines de milliers d’heures de tutoriels gratuits en tout genre.

De très nombreux créateurs donnent des conseils sur cette plateforme, mais il faut faire le tri…

La deuxième option, bien plus efficace selon moi, est de suivre une formation en ligne auprès d’experts dans le domaine.

Il y en a pour tout le monde et pour tous les budgets.

Ces dernières années, j’ai eu l’occasion d’en suivre plusieurs, et la meilleure en terme de rapport qualité/prix est la formation « Filmmaker on the go« , créée par le couple de canadien Alex et MJ (que je vous ai déjà présenté sur le blog il y a quelques années)

Vous pouvez aussi écouter les conseils d’Alex dans cet épisode du podcast :

Masterclass gratuite

Alex et MJ vous propose aussi une masterclass gratuite accessible en cliquant ici.

Ce sont de vrais passionnés, talentueux et généreux. Vous ne perdrez pas votre temps en la regardant, je peux vous le garantir !

formation vidéo

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Pourquoi rejoindre le Collectif DR ?

Et d’ailleurs, c’est quoi le Collectif DR ?

Pour faire court, car j’en parle dans cet épisode du podcast, le Collectif DR est une équipe de créateurs, photographes et vidéastes qui travaillent sur différentes thématiques avec un regard particulier.

DR comme « Destination Reportage », ce blog lancé en 2013 (déjà !) et comme petit clin d’oeil à la célèbre mention malheureusement trop largement utilisée par la presse. 

L’ADN du collectif est le reportage

Raconter une histoire avec une série d’images, témoigner, informer, étonner parfois, telles sont les missions de nos membres. 

Mais le Collectif permet aussi de diffuser des archives photos et donc de vendre des images d’illustration à la presse et l’édition grâce à des outils performants.

Diffuser et vendre vos photos

Nous avons un accès à la plateforme PixPalace, ce qui permet à nos membres de mettre à disposition leurs photos à des centaines de clients, notamment TOUS les titres de la presse en France et une partie de la presse étrangère, ainsi que les sociétés d’éditions.

Lorsque des photos sont téléchargées et utilisées par un client, ce dernier est directement mis en relation avec le membre concerné pour négocier le tarif en direct et être payé directement.

Le collectif ne prend aucune commission sur les ventes ! Zéro, que dalle, rien, nada, walou.

Bien entendu, pour gagner de l’argent de cette façon, il faut être capable de produire beaucoup d’images et de correctement renseigner les mots clés dans les fichiers photos.


Communiquer efficacement, plus largement et facilement

Nous avons nos propres outils de communication pour vous aider à mettre en lumière votre travail. 

Un site internet du collectif répertorie tous les membres avec leurs coordonnées professionnelles, leur localisation (pour déclencher des commandes) et un éditing serré de leurs meilleurs reportages.

Ces derniers sont également publiés sur un compte Instagram dédié qu’une petite équipe administre afin de vous faire gagner du temps.

Enfin, chaque mois, nous envoyons une newsletter à tous nos contacts afin de leur montrer ce que nous faisons de mieux, ainsi que les actualités des membres (localisation géographique, publications de livres, expositions photos, etc…)


Profiter de notre carnet d’adresses professionnels

En arrivant dans le collectif, les membres ont accès à un fichier Excel de plusieurs centaines de mails et téléphones de clients susceptibles d’acheter leurs photos et reportages.

On vous explique comment l’utiliser correctement et efficacement, notamment à travers un cours en ligne pour apprendre à bien démarcher les gens par mail et vendre lors de rendez-vous.

Formations en ligne sur mesure

C’est la grosse force de ce collectif face à tous les autres présents sur le marché.

Nous sommes les seuls à proposer un espace de formation dédié aux membres avec des tutoriels et des formations en vidéo pour apprendre à faire des reportages et les éditer correctement pour qu’ils soient vendus.

Régulièrement, nous ajoutons des formations sur la vente, le marketing, et même des sujets plus spécifiques comme les techniques de rédaction ou encore l’optimisation des réseaux sociaux.

Un suivi personnalisé avec des professionnels 

Chaque membre est unique et a des besoins particuliers.

Nous vous accompagnons personnellement et nous vous conseillons dès que vous en avez besoin. 

Nous sommes là pour répondre à toutes vos questions, donner notre avis sur vos productions, vous aider à négocier avec des clients, bref, vous aider à progresser, peu importe votre niveau.

Une communauté active et motivée 

L’entre-aide est le leitmotiv de ce collectif. Nous échangeons quotidiennement entre nous via un groupe Facebook privé.

Nous nous réunissons également de temps en temps à Paris et lors d’événements liés à la photographie comme par exemple à Visa pour l’Image à Perpignan.

C’est le très gros intérêt de rejoindre un collectif : être entourer de personnes interessantes et bienveillantes qui peuvent nous aider et nous challenger !


Vous protéger et vous éviter de faire des erreurs 

En plus d’avoir notre propre photothèque et un accès à PixPalace, nous avons aussi souscrit à un service de protection juridique pour nos membres. 

Toutes vos photos seront traquées sur internet et dans les magazines via l’outil PixTrakk (voir cet épisode du podcast) et en cas de vol de photos, vous pourrez en 2 clics récupérer de l’argent !

Par ailleurs, nous sommes là pour vous aider dans vos démarches juridiques et pour vous éviter de faire des erreurs qui peuvent parfois couter très cher (comme par exemple le choix des statuts, les impôts, la TVA, etc…) 

Vous ne serez plus seul face à tous ces problèmes complexes !

En conclusion

Le Collectif DR n’est pas une agence photo mais plutôt un « incubateur » qui accompagne ses membres et les aide à être autonomes, indépendants et efficaces dans leur activité professionnelle.

Parce que nous utilisons de nombreux et onéreux outils pour diffuser vos images et parce que nous proposons un accompagnement personnalisé tout en ne prenant pas de commissions sur les ventes de vos photos, l’adhésion au collectif est payante. Sous forme d’abonnement annuel ou mensuel.

Pour qui est fait le Collectif DR ?

Nous recrutons des photographes motivés et passionnés qui ne veulent pas rester seul dans leur coin.

Bien entendu il est primordial d’avoir un niveau photo minimum et surtout d’avoir des histoires à raconter (et des photos à vendre !)

Mais nous sommes aussi un « incubateur » et le volet formation / accompagnement est très présent. 

Comment nous rejoindre ?

Si cette aventure vous intéresse et que vous voulez nous rejoindre, il suffit d’envoyer votre candidature en remplissant ce questionnaire.

Nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

A très vite dans le Collectif DR https://collectif-dr.com/

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LE livre pour apprendre à vivre de la photo

Dans cette nouvelle vidéo, je vous parle de mon livre « Photographe Stratège » et j’y donne toutes les raisons de ne pas le lire…

Pour ne pas le commander en ligne, cliquez ici.

Et pour ne pas le commander en version papier sur Amazon (bouh c’est le maaal), c’est ici.

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Business Plan pour photographe

C’est quoi un business plan et pourquoi est ce si important pour un photographe indépendant ?

Réponse dans ce nouvel épisode du podcast !


photographe professionnel

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Comment devenir photographe professionnel ?

Le métier de photographe fait rêver pas mal de monde.

Et c’est bien normal !

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Mon livre en version papier sur Amazon

Mon dernier livre « Photographe Stratège » est enfin disponible en version papier !

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Métier de rêve : Destination Wedding Photographer

Article : https://photographe-stratege.com/franck-boutonnet,-destination-wedding-photographer/(ouvre un nouvel onglet)


photographe professionnel
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Comment entrer dans un collectif de photographes ?

Lire ici : https://photographe-stratege.com/wilfrid-esteve-(hans-lucas)-:-comment-entrer-dans-un-collectif-de-photographes-?/(ouvre un nouvel onglet)


photographe professionnel
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Photographe Stratège, mon nouveau livre

Cela fait des mois que je travaille sans relâche sur ce projet et il est enfin temps de vous le dévoiler.

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UPP : Défendre les droits des photographes

Article : https://photographe-stratege.com/sandra-chenu-godefroy-(upp)-:-defendre-les-droits-des-photographes/(ouvre un nouvel onglet)


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Comment travailler comme photographe de commande (Pierre Morel)

L’article complet : https://photographe-stratege.com/pierre-morel-:-travailler-comme-photographe-de-commande/(ouvre un nouvel onglet)



photographe professionnel
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Ressources pour photographe professionnel

Cet article du blog est un peu spécial pour deux raisons.

Déjà parce qu’il est réservé exclusivement aux lecteurs qui s’intéressent à l’univers professionnel de la photographie, et également parce que j’y répertorie les principales ressources qui seront utiles aux professionnels.

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Oliviero Toscani : il ne faut pas avoir peur d’avoir peur

L’article : https://photographe-stratege.com/oliviero-toscani-:-il-ne-faut-pas-avoir-peur-d’avoir-peur/(ouvre un nouvel onglet)



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