Pourquoi vos photos sont floues ? - Destination Reportage

Pourquoi vos photos sont floues ?

Cet article fait partie d’une série sur la vitesse en photographie :

1/4 : Pourquoi vos photos sont floues ?

2/4 : Pourquoi photographier des sports extrêmes ?

3/4 : « Sur le vif », comment ne plus jamais rater LA photo

4/4 : Comprendre et maîtriser la vitesse en photographie

Etant donné que vous faites partie de mes lecteurs les plus assidues, vous vous doutez bien que ce titre n’est pas qu’une simple question, mais bien une solution au problème que rencontre la majorité des débutants en photographie : à savoir les photos floues.

Uniquement les débutants ?

Pas vraiment, car même pour les photographes plus expérimentés, la problématique de la vitesse en photographie est encore très présente, surtout quand on sait que beaucoup de photographes professionnels ne shoote pas forcément toujours en manuel (attention, je ne juge personne ! Même si je considère que c’est important quand on veut créer les images de ses rêves, d’utiliser ce mode « M »).

Avant de vous expliquer comment faire pour ne plus avoir de photos floues, il faut que je vous explique pourquoi elles le sont, et vous allez voir de vous même, comment ne plus avoir ce problème. Oui, c’est aussi simple que ça.

Au final, vos photos sont floues pour 5 raisons principales.

Quand c’est de votre faute : vous bougez

Pas besoin de trouver des excuses fumeuses : c’est de votre faute !

Si vous tenez mal votre appareil photo, vous allez augmenter vos chances de bouger lors du déclenchement, et donc avoir un flou de bougé.

Pour éviter cela, tenez bien votre appareil de la façon suivante : la main droite sur la poignée de droite et la main gauche SOUS l’appareil, ou sous l’objectif si ce dernier est volumineux.

Je ne veux plus voir personne tenir son appareil photo comme un téléphone, les deux mains sur chaque cotés du boitier, ou encore pire, la main gauche au-dessus de l’objectif !! Pitié, vraiment !

Enfin, au moment de la prise de vue, mettez vous dans la peau du sniper de Stalingrad, respirez profondément, calmement, et déclenchez en harmonie avec votre respiration.

Sinon, utilisez un trépied, un monopode (je vous conseille celui là !), une chaise, un arbre, l’épaule de votre conjoint, ou tout autre accessoire pour vous stabiliser un maximum.

Quand ce n’est pas (que) de votre faute : votre sujet bouge trop vite

Parfois, vous n’êtes pas le seul fautif. En effet, le flou de bougé peut aussi être lié à la vitesse trop élevée de votre sujet. Un BASE jumper qui saute d’une falaise, ou un enfant sur un tricycle, autant de sujets extrêmes et bien trop rapide pour vous, peut vite devenir flou sur l’image.

Si c’est le cas, il faut utiliser une vitesse d’obturation plus élevé, et donc un temps de pause moins grand pour capter la lumière.

Si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous invite à suivre ma formation complète sur le mode manuel du réflex, dans laquelle je décris très précisément le processus de prise de vue et comment faire pour gérer tous les paramètres, simplement, sans prise de tête.

 

Quand vous êtes encore en mode automatique

Quoi ? Vous êtes encore en mode automatique ? Vous n’avez donc pas encore suivi ma formation. Pas de panique, je peux quand même vous aider en vous expliquant rapidement comment fonctionne l’appareil en mode automatique (très rapidement car sinon l’article va être trop long et je vais vous endormir).

Concrètement, en mode automatique, l’appareil va choisir pour vous quelle vitesse il compte utiliser pour faire la photo. Si les conditions lumineuses sont mauvaises (par exemple en intérieur ou la nuit), il va automatiquement baisser la vitesse pour laisser passer plus de lumière dans l’objectif.

C’est donc bête et méchant, mais il vous faut plus de lumière.

Niger Barkhane voyage Fred Marie formation photo apprendre la photo

Quand il n’y a pas assez de lumière

Merci Fred, mais quand je n’ai pas le choix et que le ciel est trop couvert, où que la pièce dans laquelle je photographie est trop sombre, comment je fais ?

La solution peut être d’avoir une source lumineuse d’appoint. Un flash par exemple, très utile également pour « déboucher les ombres » même (et surtout) en plein jour, et en plein soleil.

J’en parle en détail dans cet article du blog : « 5 conseils pour réussir vos photos au flash »

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Quand la mise au point n’est pas bonne

La vitesse n’est pas toujours en cause en ce qui concerne le problème du flou.

Si vous ne faites pas correctement « le point » sur votre sujet, c’est à dire que vous ne sélectionnez pas la bonne zone de netteté dans l’image, forcément ce dernier va être flou sur votre photo.

Encore une fois, le mode automatique va faire des choix arbitraire, à votre place. Alors que si vous switchez en mode semi-auto ou mieux, manuel, vous allez pouvoir délimiter vous même une zone de netteté de l’image et ne plus avoir de sujet flou !

 

Fred
Je m'appelle Fred et je suis reporter-photographe professionnel. En plus de mon travail pour la presse magazine, j'aide les autres photographes, qu'ils soient amateurs ou professionnels. Mon métier de photographe m'amène à voyager un peu partout à travers le monde. J'en profite donc pour partager ces expériences et ces découvertes à travers des reportages et des carnets de voyage sur cette chaîne YouTube. Si vous êtes photographe amateur et que vous êtes à la recherche de conseils et d'astuces pour progresser en photo, faire de meilleures images et vous faire davantage plaisir en photographie, alors cette chaîne est faite pour vous ! ► Téléchargez gratuitement mon dernier livre « J’apprends la Photographie en mode Reportage" : http://bit.ly/pdfmethodephoto Aujourd'hui, j'arrive à vivre pleinement de ma passion : la photographie et j'aide des milliers de photographes à y parvenir eux aussi. Si vous êtes pro ou que vous souhaitez le devenir, je partage avec vous mes meilleurs conseils marketing et business pour trouver plus de clients, vendre plus de photos et vivre concrètement de ce fabuleux métier. ► Ressources pour photographe professionnel : http://bit.ly/ressourcesphotographepro
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22 Comments
  • Mka
    Août 8,2016 at 14 h 06 min

    Je vous avouerai que je suis une passionnée de photo depuis maintenant 1 an et que je n’avais pas le bon geste pour attraper mon appareil. :/ Votre article fut très enrichissant et bien bâtis pour les personnes souhaitant se lancer dans la photographie même pour le plaisir. Merci beaucoup et bonne suite.

  • Août 1,2016 at 22 h 16 min

    Avec plaisir Michèle !

  • Michèle
    Août 1,2016 at 17 h 08 min

    Merci Fred pour ce cours sur les photos flous, je vais en tirer partie pour avancer un peu plus.

  • Août 1,2016 at 9 h 45 min

    Merci pour ton commentaire Laurent ! Les articles à venir vont t’aider à progresser !

  • laurent
    Août 1,2016 at 9 h 40 min

    Merci fred pour ce cours sur les photos floues.
    J’avoue que je m’y perd dans les vitesses.
    Le mode manuel ,je n’en suis pas là.
    Je vais profiter de mes congés pour étudier améliorer ma culture photgraphique

  • Août 1,2016 at 9 h 27 min

    Hello Régine ! Merci pour ton commentaire 🙂

  • Août 1,2016 at 9 h 26 min

    Ahah ! Complètement d’accord avec toi Jean-Michel ! J’aime bien ton parallèle entre la photographie et les femmes ^^

  • Fanie
    Août 1,2016 at 0 h 26 min

    Merci Didier pour cette mention de préférer se mettre en mode réflexion plus qu’en mode manuel! Une belle approche que de se préparer mentalement pour les conditions potentielles de shooting. Après, oui on s’adapte mais on a déjà un bout de fait en préparation )'(

    Autrement, Fred apporte des éléments techniques sur lesquels se pencher pour moins de flou mais, je reste vivement intéressée par le côté  »organique » de la photo. Ne me sens pas moins photographe dans l’âme sans nécessairement le faire en manuel 8)

  • Régine
    Août 1,2016 at 0 h 16 min

    Bonjour Fred,
    merci pour cet article qui ne peut qu’être utile.
    Débutante, jusqu’à présent j’ai surtout utilisé la priorité ouverture et en mode semi-manuel. Quand je la maîtriserai suffisamment je me lancerai en tout manuel.
    Pour la priorité vitesse, je ne m’en suis servie quasiment que pour les filets d’eau. Mes préférences en photos étant la nature, les paysages et la macro, je n’ai pas encore essayé les sports ou sujets en mouvement. Mais j’y viendrai donc un article qui servira toujours donc merci de traiter du sujet.

  • Jean-Michel
    Juil 31,2016 at 21 h 49 min

    Bonjour Fred,

    C’est toute la différence entre « prendre » des photos, et « faire » de la photo. C’est une question d’imprégnation personnelle (du sujet dans l’esprit du photographe) et de désir d’expression. Parfois, on prend des photos sans avoir de dessein particulier, d’où un certain manque de conviction qui conduit à des imperfections.
    Pour ma part, et pour avoir été de nombreuses années professeurs de technologie de l’image en écoles de photo, j’ai le sentiment que la chose la plus importante est de faire corps avec son équipement. S’il existe des différences qualitatives (et quantitatives) entre différentes marques, et, au sein de ces marques, des différences dans les gammes de matériels, au résultat, en toute objectivité, il est pratiquement impossible dans des conditions normales d’observation, au vu de l’image finale, de savoir quel matériel l’a prise. Partant de ce simple constat, qu’est-ce qui aide vraiment à faire une belle image ? C’est la fusion entre le photographe et son appareil. J’ai trimballé sur mon épaule un équipement Mamiya RZ67 complet (ceux qui connaissent conviendront que je suis un vieux de la vieille) qui comptait beaucoup de défaut. Mais le simple bruit du mouvement du miroir me faisait rêver et j’ai pris un pied extraordinaire à le trimballer autour du monde. J’ai essayé de nombreux appareils sans avoir le même sentiment particulier. Il y a quelques années, je suis passé en FUJI X, boitier et 6 objectifs parce que MA pratique de la photo m’imposait, dans MON esprit, une bague de vitesse, une bague de diaph sur l’objectif, un viseur dans le coin (comme mon ancien Leica M3). Mon boitier, il peut bien avoir tout plein de défauts, mais mon plaisir de travailler avec est tel qu’il fait quasiment corps avec moi. Je le sens, je sais comment il vit sous la lumière, mes mains glissent sur lui, tournant les bagues et concrétisent MON expression de la lumière et de l’image. Je peux dépasser ses propres défauts. On peut aimer une femme imparfaite d’un grand amour quand on reconnait en elle, non pas ses imperfections, mais son potentiel de perfection (et on espère évidemment qu’elle fasse de même à notre égard !). Quand la fusion se fait, alors, les erreurs se font plus rares. La notion de flou, quand elle se présente, n’est plus subie, mais utilisée, exploitée, vécue, sentimentalisée même.
    Je conseille toujours aux gens de s’attacher à un appareil, même s’il n’est pas le meilleur (il y aura toujours un meilleur), avec modestie, de s’y attacher et d’apprendre à l’aimer et l’étudier et de le connaître dans ses moindres réglages afin de l’utiliser non par raisonnement, mais par réflexe. Vous ferez moins d’erreurs, moins de négligences…

  • Juil 31,2016 at 20 h 43 min

    Merci de l’avoir quand même lu Marie 🙂 Peut être que les prochains t’aideront 🙂

  • Juil 31,2016 at 20 h 42 min

    Merci Cyrille 🙂 La répétition peut parfois aider à progresser, mais ce qui compte c’est clairement d’appliquer au maximum ! A ta dispo pour t’aider davantage !

  • Juil 31,2016 at 20 h 41 min

    Merci Roger pour ton feedback !

  • Juil 31,2016 at 20 h 41 min

    En effet Michel, il faut être capable de s’adapter en photographie, mais c’est pour cela qu’en maîtrisant correctement les bases techniques et les réglages, cela se fait sans avoir à y penser, sans même s’en rendre compte. C’est en cela que je dis que cela devient alors facile 🙂 Mais cela demande du temps, de l’entraînement et bien entendu de se former !

  • Juil 31,2016 at 20 h 39 min

    D’accord avec toi Didier, tout est dans la préparation et l’observation. Il faut réfléchir avant d’agir, même (et surtout) en photographie. Une situation donnée correspond à un type de réglage. Je rajouterai qu’il faut également être capable de s’adapter et changer rapidement de fusil d’épaule, car une situation peut aussi très vite évoluer tout comme la lumière peut changer 🙂

  • Juil 31,2016 at 20 h 37 min

    Merci pour ton commentaire André ! N’hésite pas à partager cet article autour de toi !

  • André
    Juil 31,2016 at 16 h 47 min

    Excellent document; que chacun devrait lire s’il se trouve devant une série de photos floues ! Merci.

  • Didier Gervy
    Juil 31,2016 at 16 h 25 min

    Bonjour Fred,

    Merci pour l’article, qui a l’avantage de recadrer le sujet (si j’ose dire).

    Quelques commentaires personnels :
    1. j’en ai marre de cette guéguerre entre blogueurs à propos du mode manuel. C’est peu constructif et vraiment inintéressant. L’important, si on veut progresser, c’est de bannir le mode automatique. Le reste est essentiellement une question de confort personnel. Moi, je me sens bien en mode semi-automatique et je n’ai pas honte de l’affirmer.
    2. Au delà des conseils judicieux que tu donnes, il me semble tout aussi important de bien préparer sa session photo. En effet, avant de commencer à tirer, il faut prendre le temps de la réflexion et se demander dans quelles conditions nous allons faire des photos. Des enfants qui jouent ? Un coucher de soleil ? Un paysage sous la brume ? Une mer déchaînée ? Chaque condition de shooting nécessite un ajustement particulier des paramètres techniques (vitesse, ouverture, ISO, accessoires) et aussi un ajustement mental du photographe ( cadrage, point de vue, …). Depuis que j’ai compris cela, je paramètre mon appareil en fonction des conditions connues et je me conditionne mentalement avant de sortir de chez moi. Au moment de déclencher, j’ajuste finement. On s’expose ainsi beaucoup moins à devoir tout contrôler sur le vif, ce qui est difficile pour des non professionnels. Mes photos s’en sont trouvées bien meilleures, par exemple en terme de netteté.

    Au plaisir de te lire,

    Didier

  • michel petry
    Juil 31,2016 at 11 h 23 min

    C’est quand même moins simple que tu le dis. Le manuel s’impose. Il faut toutefois qu’on puisse faire la mesure sur une scène identique; premier problème. Ensuite, trouver le moment où la dynamique se fige ( le sauteur à la perche au moment où il est au-dessus de la barre), Et encore, faire des choix: en cas de contrastes importants, privilégier une zone (photographiable, ça va de soi), et, si en plus, tu veux le portrait reconnaissable du sujet, eh ben, c’est pas gagné.
    Et je te parle pas des spectacles où la lumière change à cause des spots de poursuite, de l’intensité d’ensemble de l’éclairage et aussi les températures de couleur dont personne ne semble plus se soucier de nos jours.
    Bref, si tu as un détail net, bâtis là-dessus (j’exagère, mais c’est un peu ça)

  • Roger
    Juil 31,2016 at 11 h 22 min

    bonne approche du sujet.
    On se reconnait plus dans ce genre d’explications.

  • cyrille
    Juil 31,2016 at 11 h 21 min

    Merci pour cet article qui ne m’apprend rien car j’essaye de longue de corriger ce défaut que j’ai. Mais ça fait toujours du bien de relire ce qu’il ne faut pas faire et comment corriger la chose. En plus c’est bien écrit et bien illustré 🙂 Bref merci 🙂

  • Marie
    Juil 31,2016 at 10 h 27 min

    Bonjour Fred,
    Je suis débutante et passionnée et je n’utilise que le mode manuel.
    Cet article sur la vitesse ne m’a pas aidé mais merci. 😉

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