Sébastien Roignant, le photographe à pleine ouverture - Destination Reportage

Sébastien Roignant, le photographe à pleine ouverture

Salut à tous, et bienvenue dans le Podcast Photographe Pro 2.0 !

Je m’appelle Fred, et dans ce podcast, je vais partager avec vous des conseils et des stratégies pour vous aider à vivre de la photo.

Dans ce nouveau format, on va parler webmarketing, techniques de vente, réseaux sociaux à travers des interviews de photographes professionnels reconnus, et d’experts dans différentes thématiques qui vont vous aider à faire grandir votre activité de photographe.

N’oubliez pas de vous abonner sur iTunes et de partager cet épisode autour de vous pour faire connaître ce podcast.

Comme beaucoup de photographes, Sebastien Roignant a plusieurs activités.
Il fait du mariage, du portrait, du nu artistique et également de la formation, à travers des workshops et via sa chaîne YouTube « F/1,4, à pleine ouverture ».

Sébastien est un véritable entrepreneur-photographe qui a bien compris l’utilité du marketing pour faire progresser son chiffre d’affaires.

Dans ce long entretien, nous revenons sur l’importance du marketing pour les photographes et le fait que ce dernier peut être éthique.

Nous sommes d’accord tous les deux sur le fait que c’est d’ailleurs un outil terriblement puissant, à condition de comprendre que l’objectif n’est pas forcément de plaire à tout le monde et surtout aux haters.

On parle aussi de l’importance du personal branding et comment se mettre en avant pour créer une connexion avec ses futurs clients.

Une fois n’est pas coutume, on parle beaucoup de développement personnel, de l’importance de se remettre en question et de l’investissement personnel pour pouvoir devenir un meilleur photographe.

Sa chaîne Youtube « F/1.4 » est l’une des plus suivies en francophonie sur la photographie. Autant dire que Sebastien a quelques conseils à donner dans ce domaine.

Enfin, on parle aussi du business de la photographie de stock et comment bien se lancer dans cette activité.

Je vous souhaite une bonne écoute !

 

Vous pouvez écouter et télécharger cet épisode du podcast sur iTunes en cliquant ici !

 

 

 

 

 

 


Pour avoir des conseils et astuces pour vivre de la photographie, cliquez ici

 

 

 




Transcription écrite de l’épisode :

 

Salut à tous ! Et bienvenue dans le Podcast Photographe Pro 2.0. Je m’appelle Fred et dans ce podcast dans lequel je vais partager avec vous des conseils et des stratégies pour vous aider à vivre de la photo. Nous allons parler webmarketing, techniques de vente, réseaux sociaux, à travers des entretiens avec des photographes professionnels reconnus, et des experts dans différentes thématiques qui vont vous aider à faire grandir votre activité de photographe. N’oubliez pas de vous abonner sur iTunes et de partager cet épisode autour de vous.

Comme beaucoup de photographes, Sébastien Roignant a plusieurs activités. Il fait du mariage, du portrait, du nu artistique et également de la formation à travers des workshops via sa chaine YouTube F/1.4 à pleine ouverture. Sébastien est un véritable entrepreneur photographe, qui a bien compris l’utilité du marketing pour faire progresser son chiffre d’affaires. Dans ce long entretien, nous revenons sur l’importance du marketing pour les photographes et le fait que ce dernier peut être éthique. Nous sommes d’accord tous les deux sur le fait que c’est d’ailleurs, un outil terriblement puissant à condition de comprendre que l’objectif n’est pas forcément de plaire à tout le monde et surtout pas aux haters. On parle aussi de l’importance du personal branding et comment se mettre en avant pour créer une connexion avec ses futurs clients. Et une fois n’est pas coutume, on parle beaucoup de développement personnel, de l’importance de se mettre toujours en question, et de l’investissement personnel pour pouvoir devenir un meilleur photographe. Sa chaine YouTube F/1.4 est l’une des plus suivies en francophonie sur la photographie. Autant dire que Sébastien a quelques conseils à donner dans ce domaine. Enfin, on parle aussi du business de la photographie de stock, et comment bien se lancer dans cette activité. Je vous souhaite une bonne écoute.

F : Salut c’est Fred et je suis avec Sébastien Roignant et vous n’êtes pas dans un épisode de F/1.4. Vous êtes dans le podcast Photographe Pro 2.0 avec aujourd’hui, un nouveau photographe lyonnais, on est toujours dans la lancée après les précédentes interviews. Merci Seb, de nous recevoir chez toi ici à Lyon pour cette interview. Est-ce que tu peux te présenter ? Nous dire un petit peu qui tu es. Ce que tu fais comme photo ?

S : OK, c’est toujours un peu compliqué de se présenter. Donc je suis Sébastien Roignant, je suis photographe depuis maintenant une dizaine d’années. Et on va dire que je suis, si je devais me caractériser je suis essentiellement photographe, je fais des photos artistiques on va dire, de mise en scène, de landscape nude et de portrait. Le landscape nude étant le nu en extérieur, dans des paysages. Alors ça, c’est essentiellement ce que je fais, je suis aussi prestataire photo. Donc je fais de la photo de mariage, essentiellement et de la photo corporate. Et en activité, on va dire : activité principale en termes de chiffre d’affaires, je suis formateur photo et YouTubeur de la chaine F/1.4 qui existe depuis maintenant plus de 6 ans. Et donc je forme les photographes à faire de meilleures photos, et surtout les photographes qui veulent se lancer dans l’activité professionnelle et qui se sont déjà lancés et qui n’y arrivent pas trop, surtout du côté de la photo de mariage.

F : Tu te définis du coup comme YouTubeur ?

S : Non. Je ne me définis pas comme YouTubeur parce que mon business n’est pas sur YouTube. C’est une plateforme sur laquelle je mets du contenu, mais je ne me considère pas YouTubeur dans le sens où je ne suis pas dans le YouTube game, je ne compte pas sur YouTube plus que ça pour me faire des revenus, je fais de l’enseignement sur YouTube. Ça pourrait être une autre plateforme, et ça pourrait être sur le site sauf qu’il y a plus de visibilité sur YouTube. Si je le fais tout seul sur mon site, ça pourrait être plus compliqué.

F : Moi, je t’ai connu grâce à YouTube et je pense qu’il y a plein de gens qui t’ont découvert aussi grâce à YouTube parce que tu as une des plus grosses chaines YouTube en francophonie sur la photo, aujourd’hui.

S : Une des trois plus grosses, oui.

F : En plus ton contenu il est vraiment bien, et il est très pédagogue. Il est très divertissant donc, je pense, tu es pile-poil dans les codes de YouTube pour la vulgarisation.

S : Pas forcément. Puisque je crois même qu’il y a des épisodes où je suis très dans la partie, enfin, dans une classe de YouTube, qui est le tutoriel. Même si je mets un peu de divertissement de temps en temps parce que ça m’éclate et que j’aime bien faire des conneries et tout ça, ça reste quand même des épisodes, enfin des vidéos qui sont faites pour enseigner, et non pas juste pour dire — je vais caricaturer ce que font certains — mais du vlog en disant : « Tiens, je vais manger ça quoi ». C’est vraiment toujours dans un but d’enseignement, donc ce n’est pas vraiment de la vulgarisation comme le fait… ou des choses comme ça, expliquer un truc à tout le monde. Là, tu me diras : « Ca ressemble un petit peu, mais c’est plus technique on va dire ». Je m’adresse à une petite frange de la population plutôt que vouloir brasser sur tout le monde. Tu vois la différence ?

F : Oui, carrément. Mais on pourra parler un peu de YouTube justement après, comme on est toujours dans ta présentation, tu disais ton business model il est multiple en fait, tu es sur plusieurs types de photo. Et on dit souvent aux photographes qui se lancent qu’il faut qu’ils se spécialisent dans quelque chose. Toi tu fais partie des gens, un peu comme Franck Boutonnet que j’ai interviewé aussi avant, qui me disait qu’il n’est pas sur pas mal de trucs aussi, il peut bien faire aussi du corpo que du mariage que de la photographie documentaire. Comment t’y arrives toi à gérer tes projets personnels avec ta série Soledad, une de tes séries, enfin ton travail d’auteur, ton travail d’artiste, comment tu arrives à gérer ça avec tes formations ? Ton boulot de corpo ? De photographe ?

S : Très difficilement. Après je suis totalement dans le côté, juste pour revenir sur ce que tu as dit, il faut se spécialiser. Après, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, mais quand je dis « se spécialiser », c’est par exemple ne pas faire de la photo portrait, mariage, bébé, famille, chien, chat… Enfin proposer tout à ton client. C’est plus dans le côté, voilà : « Voilà, dans la formation je propose ça. Dans les prestations pour particuliers je propose quasi uniquement du mariage. Dans le corporate, je ne propose quasiment que du reportage ». Je ne vais pas aller faire du portrait ou des choses comme ça. Dans chaque domaine, j’ai une spécialité. Et après, il y a le côté diversifié un tout petit peu son activité parce que si à un moment, il y a quelque chose qui ne marche pas, tu as toujours l’autre côté. Sauf que ça va sur différentes gammes de clients, ça ne touche pas les mêmes clients. Ça c’est plutôt une bonne chose parce que ça permet une année sur l’autre en fonction aussi de ses envies, de gérer tout ça. Comment je gère ça ? Comme je te l’ai dit difficilement dans le sens où c’est des activités différentes, et qui demandent quasiment le même investissement. Et donc il faut toujours faire des choix, qui dit choix dit privilégier certaines choses et abandonner certaines autres. Il y a des choses qui avancent très peu vite comme ma carrière d’auteur parce que je n’ai pas le temps et pas forcément non plus, enfin je ne vais pas dire l’énergie, mais je ne suis pas quelqu’un d’ultra marketeux et peut-être beaucoup moins que toi je pense. J’aime bien refaire les choses dans mon coin, faire mes trucs. Et c’est vrai que par exemple, aller démarcher les galeries, vendre mes photos après, je préfère les faire.

F : On a toujours du mal à se vendre soi-même…

S : Ce n’est même pas une histoire de se vendre soi-même, parce que me vendre moi-même j’ai aucun problème pour me vendre dans la photo de mariage, je n’ai pas de problème à me vendre, c’est plus le côté y aller. Tu vois, tu as des choses qui sont chiantes à faire, pour certains c’est chiant, pour d’autres ils adorent ça. Certains détestent faire le travail de prendre des photos et adorent les vendre. Moi, j’adore faire les photos et je n’aime pas les vendre. Donc tout le côté : mettre en avant les choses, c’est une étape. Tu sais ça, quand on est professionnel, il y a le moment où on fait les choses, et à un moment où on les vend. C’est-à-dire on ne peut faire les choses, enfin… En photo d’art, on peut faire les choses sans les vendre, mais en photo corpo… Enfin, en photo de prestation, on ne peut pas faire les choses si on ne les a pas vendues. Donc de ce côté-là, tu es obligé de le faire puisque sinon tu ne bosses pas. Dans la photo auteur tu fais des trucs, et t’essaies après de… Je crois qu’il y a des gens, ils font une série et pendant 1 an, pendant 2 ans il la vende. Sauf que pendant 2 ans, ils ne font pas grand-chose. Et ce n’est pas mon truc à moi !

F : C’est vrai qu’en photo d’art, c’est un peu délicat. En même temps, c’est un peu le concept de la photo d’art. C’est un peu comme des actifs qui prennent de la valeur, qui se vendent, et voire qui se revendent.

S : Mais il faut avoir une cote pour ça. Et cette cote, on va dire qu’il ne suffit pas seulement d’être bon photographe, ou ce n’est même pas obligé d’être bon photographe. Faire sa cote c’est aussi une stratégie marketing, c’est aller choper les bonnes expositions, les bons lieux de vente. C’est ça qui fait qu’au final on arrive à faire augmenter sa cote et être plus en vue. Je dirais moins que la qualité de ton travail, malheureusement.

F : Après c’est très subjectif ce genre de photo en plus, tu peux très bien dire qu’un photographe…

S : On va partir sur un débat qui va être compliqué là !

F : Pour revenir sur… Tu parles de marketing et tant mieux ça permet de faire une petite transition parce que tu es quand même bon en marketing. Par rapport à pleins de photographes que je connais, tu es quand même un des seuls qui soient présents sur beaucoup de plateformes notamment sur YouTube, qui s’en sert comme de l’apport de business, et en plus qui a diversifié tout ça, qui fait pleins de stratégies, pleines de tactiques, d’avoir un opt-in sur tes vidéos, pour capter, créer une liste mail, etc. C’est plein de trucs qui sont, enfin je pense que 5 % des photographes qui ont une liste mail avec la volonté de la monétiser derrière ou de monétiser un réseau social. Et je me rappelle d’une vidéo que tu avais faite, je crois que tu avais fait des formations aussi sur ça avec un marketeur, et justement vous expliquez tous les deux, parce que je crois que lui c’est un ancien photographe c’est ça ?

S : C’est un ancien photographe qui est maintenant totalement dédié au marketing, au développement personnel.

F : Ouais. Donc ce que vous disiez dans la vidéo c’était — je mettrai la référence dans l’article — vous parliez de l’importance du marketing pour un photographe. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ça ? Qu’est-ce que tu dirais à un photographe qui se lance qui pense que le marketing, c’est fait pour les businessmen et que voilà, c’est ça ! Moi, je reçois des fois des messages genre : « Tu es plus businessman que photographe ! ». Mais enfin, ce qui n’a aucun sens quelque part parce que quand tu es businessman, c’est-à-dire chef d’entreprise. Du coup, quand tu es photographe, tu es chef d’entreprise. Qu’est-ce que tu dirais à ces gens-là ? Tu dois peut-être avoir des haters, je pense, ou des gens qui te critiquent peut-être pour ça non ?

S : Ouais, après c’est drôle que tu me dises ça parce que moi, je me considère comme très mauvais marketeur. Tout simplement parce que c’est des choses qui m’emmerdent à faire. Tu parles des opt-ins, tu parles de tout ça, je suis d’ailleurs en train de travailler sur le prochain… du site, qui sera bien meilleur de ce côté-là. On va dire que j’étais à la place des photographes dont tu parles, de ceux qui disent : « Non, le marketing c’est mal ». De toute façon, le marketing c’est que des gens qui ont qu’une seule envie, c’est de te vendre des trucs et t’arnaquer derrière. C’est le vendeur d’encyclopédies dont mes parents ont encore tous les Universalis à la maison. J’avais cette vision-là. Et le truc c’est qu’en ayant ma boite, j’ai été obligé de vendre, c’est ce que je te disais tout à l’heure, c’est qu’on est obligé de vendre pour bosser. Avant je faisais de la 3D, et le truc c’est que je ne veux pas m’amuser… Enfin, si je veux m’amuser à faire de la 3D pour moi, mais ça ne me paiera rien, c’est encore moins que la photo d’art. Ça ne paie absolument rien. Et donc je devais aller choper des architectes et même des fois des promoteurs, donc des gens qui sont totalement marketeurs, enfin surtout pour les promoteurs. Les promoteurs, leur but ce n’est pas de faire des bâtiments, c’est de vendre. Donc je devais bosser avec des gens comme ça, et il a fallu que j’y aille. Quand je suis arrivé photographe, c’était encore un peu plus compliqué parce que c’était encore plus du travail personnel. La photo a été pour moi une rencontre artistique, une rencontre émotionnelle, là où la 3D c’était un business. Et donc il a fallu encore plus que je me vende. Tu vois la différence ? C’est encore plus compliqué. Mais j’ai compris au fur et à mesure que j’étais obligé de le faire donc un coup, ça passait. Puis quand j’ai rencontré Siegfried, il est arrivé dans ma vie, je ne vais pas dire en bourrin, mais il a fallu faire le forcing. Il a mis le pied devant la porte, tout en étant très gentil. Et j’ai compris avec lui que le marketing pouvait déjà être éthique. Et que grâce au marketing, on pouvait amener du bien aux gens. C’est con, mais par exemple, sur les formations de mariage que je vends, ou les formations de vidéo dont tu parles, quand je vois là, les gens, la quarantaine de personnes que je suis sur mes workshops mariage. Quand je vois qu’ils sont contents qu’ils aient signé, un mariage à plus cher que ce qu’ils étaient avant, qu’ils se sont éclatés, qu’ils ont arrêté d’avoir des clients chiants… Eh bien, oui, j’ai bien fait mon marketing. Parce que d’un, oui je les ai incités à m’acheter ça, mais de l’autre c’était pour le bien. Et donc j’ai compris que le marketing, si notre produit est bon, si on est sincère dans ce qu’on fait, si on n’est pas la personne qui sait : « Je vais de vendre ça, mais je sais que ça ne te servira pas et que ça va juste te prendre ton argent ».

F : Tu apportes de la valeur aux gens !

S : Oui, on apporte du bien-être aux gens, et le marketing ce n’est pas juste : « Tiens on te poste 10 fois la pub, pour que tu achètes un truc dont tu n’auras jamais besoin ». C’est : « Oui, je te passe de la pub pour ça parce qu’il faut que tu connaisses mon produit ». Mais le produit, d’un je ne t’oblige pas à l’acheter et de deux, le produit est bon. Ça ne sert à rien d’acheter un truc soit un truc que tu n’utiliseras jamais soit un truc qui, au final, ne t’a rien appris. Je me perds un peu dans la question du début, mais la rencontre avec le marketing ça a été ça, et donc au fur et à mesure j’ai compris ça, et j’ai compris aussi qu’on pouvait s’amuser. Alors je ne m’amuse pas encore trop dans le marketing YouTube, le marketing formation, parce qu’il y a peut-être encore pleins d’enjeux pour moi, ou c’est peut-être comme c’est une relation avec beaucoup de mondes devant, c’est encore un peu complexe. Je n’ai pas la personne en face, alors que maintenant en marketing mariage, quand j’ai des clients, des prospects en face de moi, c’est un amusement plus au point parce que l’idée c’est juste qu’ils disent oui. Parce que je sais très bien que la prestation que je vais leur apporter, s’ils sont là et qu’on s’entend bien, ce sera magnifique pour eux. Donc là, c’est juste un but qu’ils disent « Oui », et c’est un jeu. Donc le marketing peut aussi devenir un jeu. Et c’est là où ce que j’essaie de transformer actuellement sur toutes mes formations c’est de faire en sorte que le marketing de ça deviennent un jeu, donc de tester des choses, d’arrêter… Parce que quand tu es encore face plus aux gens, quand tu dis tu as des haters, tu as des gens qui te disent : « Non, mais là tu abuses à demander le mail, ou à faire ci ou à faire ça, ou à le répéter à chaque fois ». Oui, sûrement si tu le regardes tout le temps, si tu regardes 15 ou 20 ou 200 vidéos d’affilés. Oui, ça va te faire chier ça c’est sûr. Et moi, le premier ça va me faire chier. Mais il y a un moment où il faut aussi en vivre, ce que les gens comprennent c’est que les employés ont leurs salaires à la fin et il râle quand leurs salaires n’arrivent pas. Sauf qu’ils savent qu’ils ont leurs salaires à la fin. Quelqu’un qui a sa boite, il doit aller le chercher son salaire.

F : Sans sécurité, sans rien !

S : Exactement. Toi, tu es à ton compte ?

F : Oui, pareil. En plus de ce que tu dis, c’est super intéressant. Et au-delà en plus du fait qu’il y a des gens qui vont y être soumis qu’une fois à ton message, il faut qu’il soit régulièrement là ce message. C’est ce que font un peu les photographes de mariage quand ils ont une page Facebook. Ils vont parler de mariage tout au long de l’année, mais tout le monde qui regarde ça ne va pas se marier. Par contre, quand ils vont vouloir se marier ou envisager, ils seront bien contents d’avoir ce message-là, toi ça matchera parfaitement à ce moment-là. Et de la même façon, tu l’as sûrement remarqué que pour quelques haters que tu as, tu as aussi des clients très satisfaits qui vont revenir, qui vont même devenir des ambassadeurs pour toi. Moi, je sais qu’il y a des gens, j’ai un peu changé leur vie à un certain niveau.

S : D’accord. C’est ceux-là qu’il faut privilégier. J’ai arrêté de penser pour les gens qui ne m’aimaient pas. C’est con, mais après ça dépend. On a chacun notre personnalité, on a chacun nos trucs, on est chacun sensible ou pas à ce genre de chose. Mais quand on s’expose sur internet, on s’expose à tout le monde, on s’expose beaucoup à ceux qui parlent, et ceux qui parlent, c’est les haters, ceux qui n’aiment pas. Et ça peut toucher ! Moi, je connais de gros YouTubeurs qui ont plusieurs millions d’abonnés et qui sont très sensibles et encore à des saloperies qu’on peut leur envoyer. Plus tu es visible, plus tu as des saloperies qui peuvent t’arriver dans la gueule. Mais à l’inverse, pour cette petite frange de la population qui n’ont rien d’autre à foutre de mieux dans leur vie, que de regarder que des choses qu’ils n’aiment pas, au moins avec un œil critique, et pas un œil méchant. Il y a toute cette frange, la grosse majorité, c’est des gens qui vont juste le regarder comme ça et qui vont des fois intervenir (et souvent pas). Et qui vont bien réfléchir aux choses, qui vont picorer un peu partout. Et tu as une frange aussi de ton auditoire qui est juste hallucinant. C’est gens, comme tu dis, tu as changé leur vie. Enfin, je vais dire limite, ils t’idolâtrent. Ce qui à moi me gêne un petit peu parce qu’il n’y a rien, je suis juste un photographe qui a pris la parole. Personne ne me l’a donnée, je l’ai juste prise ! Mais c’est là où je suis très content de ce que j’ai pu faire parce que je sais que dans mon auditoire, et j’en rencontre très souvent via les workshops, et via le Salon de la photo et tout, je n’ai quasiment que des gens avec qui j’ai envie de discuter. Là, les workshops que je fais, c’est toujours des supers bons moments et c’est des gens qui paient pour venir. Des fois, c’est juste pour passer une journée avec moi, mais au final auraient appris énormément de choses. On se sera rencontré, on aura discuté, on aura bu ensemble, on aura mangé ensemble. Et ces gens qui des fois t’envoient des cadeaux, qui surtout parlent de toi, comme tu disais c’est les meilleurs ambassadeurs, et c’est surtout des messages qu’on reçoit. Autant il y a des fois, c’est sûr qu’il y a certains commentaires, certains messages, tu fais… Le pire, c’est ceux qui te restent en tête. Et à côté de ça, tu as 50 messages ou on va dire même tu as 5 messages qui sont juste hallucinant de gentillesse et de profondeur. Et tu te dis : « Mais tu ne dirais même pas ça à une des personnes les plus proches de toi, quoi ! » Quand je fais des épisodes un peu plus personnels, genre sur la vie de ma société où… Je crois que le pire c’était quand j’ai montré que j’avais perdu 15 kilos, j’ai reçu des messages… Enfin voilà, il y a des gens qui me disaient qu’ils ont vécu des choses très dures dans leur vie et tout ». Tu es là, tu fais : « Waouh, d’accord. C’est que ça peut aussi apporter ça ». Donc c’est ce que je disais tout à l’heure qu’il faut arrêter de faire pour ceux qui ne t’aiment pas, il faut faire pour ceux qui t’aiment. Et ceux qui suivent, comme ça. Mais essentiellement pour ceux qui t’aiment, tout en gardant un gros esprit critique quand même, pour ne pas s’enfermer dans juste la bulle où tout le monde m’aime parce que je ne vois que ceux qui m’aiment. Il faut aussi prendre ceux qui ont un réel avis critique, bien comme il le faut, et pour pouvoir avancer et faire de meilleures choses. Parce qu’on ne fait pas que de bonnes choses.

F : Moi, je dis quelque chose aux autres photographes des fois, ou des gens qui sont sur YouTube, c’est que moi je recherche à avoir presque des haters en fait, je trouve que c’est un bon indicateur. Parce que dès que tu as des gens qui sont capables de se connecter à 7 h du matin pour vomir leur haine sur leur clavier et dire que tu es une merde, en fait moi, je trouve que c’est presque gratifiant. Dans le sens où ça veut dire que tu as passé un autre palier, tu as réveillé… Tu touches tellement de monde que tu vas aussi toucher des gens qui te connaissent ni d’Ève ni d’Adam et qui sont près à avoir cette motivation de presque t’insulter. Parce que tu sais que pour ce petit pourcentage-là, tu l’as dit, tu auras plein de gens qui seront super contents. Parce que du coup, tu vas toucher plus de monde. Mais en étant aussi vrai, en étant aussi parfois même, pas forcément tout lisse, ton discours va parler à des gens qui sont comme toi. Et c’est pour ça que tu trouves des gens qui, en présentiel après, qui te ressemblent. Puisque tu ne fais pas le gros YouTubeur lisse qui ne veut pas sortir une petite blague un peu…

S : Non, au contraire, c’est ce que j’enseigne énormément à mes stagiaires. C’est qu’il faut absolument mettre sa personnalité en avant.

F : Oui, puisque que les gens t’achètent, toi ! Plus que tes photos, plus que tes formations.

S : Sur un site, la page « À propos », c’est la page la plus importante après la « Home ». Donc c’est qui tu es, et après ce que tu fais. Le dernier mariage que j’ai signé, ils n’étaient même pas arrivés sur mon site mariage, ils étaient arrivés sur mon site auteur. Et dans son mail, c’était : « On te veut toi ». » Vous avez vu mes photos de mariage ? »  Non, mais ce sera bien ». OK, très bien !

F : Mais c’est là que les réseaux sociaux interviennent aussi. C’est que tu crées, tu utilises le côté social du réseau social justement pour créer une connexion avec les gens, créer une communauté et c’est la même chose pour l’art. En fait, tout se regroupe, parce que, que tu fasses de l’art, peut-être même de la presse à un certain niveau parce que tu as certaines relations qui vont demander tel type de photographe parce que c’est presque son histoire à lui qui est aussi intéressante que ses photos par moment.

S : Oui, puis l’engagement. Enfin n’importe qui, après je ne connais pas les journaux et tout, mais je pense que n’importe qui ne pourra pas écrire à L’Humanité, au Point. Il y a d’autres journaux qui ont des tendances politiques très différentes.

F : Et du coup, est-ce que c’est quelque chose que tu conseilles aux photographes d’être à fond sur les réseaux sociaux, voire même à se montrer et à se dévoiler comme tu le fais aussi sur YouTube, même si tu le fais d’une façon, tu ne fais pas du vlog, ou tu en fais un petit peu…

S : Enfin un peu de temps en temps quand ça m’amuse de le faire et quand je trouve qu’il y a un réel intérêt surtout, quand je voyage en fait. Ou qu’il y a une journée qui était cool, et pour partager un petit peu. Après on pourra y revenir, mais ça fait partie des épisodes qui sont plus pour la communauté, pour les gens qui me connaissent déjà, plutôt que pour faire des cours pour ramener d’autres personnes. Je ne sais pas si je conseillerai d’être à fond, je pense qu’il faut vraiment faire comme on a envie d’être. Par exemple, moi je ne suis pas extrêmement présent dans les réseaux sociaux, quoi que t’en dises. J’ai YouTube, ma page Facebook elle n’a pas été actualisée depuis je ne sais combien de temps. Je suis un peu plus sur Instagram en ce moment parce que les stories, je trouve ça drôle et ça me fait marrer de les faire. Et je trouve que c’est un bon exercice aussi comme je me revendique plus du côté story telling en mariage, il y a le côté : raconter des histoires sur les stories qui est cool. Je suis un peu plus sur Instagram, mais sinon je n’ai pas dû ouvrir mon Twitter depuis 2 ans. Et ça existe et j’ai encore un compte qui publie automatiquement des choses de mon Facebook. Comme sur Facebook il n’y a plus rien, ça ne doit plus publier depuis longtemps. Il y a des gens qui sont extrêmement présents sur les réseaux sociaux, parce qu’ils aiment ça. Après c’est vraiment en fonction de ce que toi tu veux, je ne conseillerais pas de le faire si c’est juste une stratégie sauf si tu veux que ton truc soit une stratégie. Ça peut être difficilement incompréhensible, mais j’ai toujours fait du marketing malgré moi. Quand j’ai connu Siegfried, j’avais déjà sorti ma formation « Vendre un mariage », et il l’avait acheté pour voir. Il m’avait dit : « Eh bien, tu as toutes les règles du marketing ». Alors que je ne les connaissais pas les règles de marketing. Et en lisant des bouquins et tout après, j’ai compris : « Ah ouais, je dis ce mot-là, et ça fait ça ». Mais je ne le savais pas, j’ai juste fait des tests. « Ah tiens, ça, ça fonctionne me que j’ai vu quelques trucs ». Donc il faut se forcer un peu à communiquer, ça, c’est sûr. Mais il y a tellement de moyens de communiquer autrement que par les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux ne sont pas forcément obligatoires. Même des fois, à la limite, c’est une bonne chose de ne pas y être parce qu’on va aussi peut-être aller taper la frange de la population qui ne veut pas être sur les réseaux sociaux. Et tout le monde n’est pas sur les réseaux sociaux. Donc heureusement, limite, maintenant c’est bien, c’est comme, j’en discutais avec un YouTubeur qui me disait… Je lui disais : « Je ne veux absolument pas mettre de majuscules dans mes titres ». Il y a le côté « putaclic » ! Je mets des majuscules type putaclic, et tout ça. Je fais une gueule bizarre sur la miniature. Et je lui disais : « Non, moi je ne veux pas mettre ça, ça, c’est hors de mon éthique ». À part je l’ai fait une fois cette année, mais c’était juste pour me foutre de la gueule du truc. C’était le 1er avril où j’ai mis gratuitement en majuscule, mais c’est juste parce que je me foutais de la gueule du truc. Et il me disait « Ouais, mais limite, maintenant comme tout le monde le fait, peut-être que ceux qui les mettent en minuscule ça va devenir ceux qui vont ressortir puisque ça sera le…..

F : On dit pareil des miniatures, je crois que c’est Casey Neistat qui avait cassé un peu le truc en ne mettant plus de trucs travaillés, mais juste une sorte de capture un peu au hasard dans la vidéo. Et avec un titre, pas forcément putaclic, juste un truc normal.

S : Après lui, il a la communauté aussi pour essayer ce genre de chose quand même. Mais je pense qu’il faut juste bien réfléchir les trucs après ça peut vraiment devenir une stratégie, mais il faut se forcer sans se dénaturer. C’est surtout ça. Il faut se forcer parce qu’il y a des fois des choses qu’on ne connait pas, qu’on répugne et qui en fait peuvent très bien nous convenir, nous faire rire et nous intéresser. Donc c’est pour ça qu’il faut se forcer à aller chercher des choses ou à essayer de nouveaux trucs. Mais si on voit que ça nous répugne, il ne faut pas le faire. Le problème, c’est que maintenant tout le monde est sur les réseaux sociaux, il y a pleins de bouquins qui disent comment agir sur internet, comment agir sur les réseaux sociaux, comment faire ci, comment faire ça, sauf que si tout le monde le fait… Tu sais c’est comme Bison futé, si tout le monde suit les indications de Bison futé, si tout le monde suit un GPS qui n’a pas d’indications en temps réel…

F : Tout le monde va être dans les bouchons !

S : Il n’y aura à la limite personne sur l’autoroute et tout le monde sera sur les petites routes à côté parce qu’ils ont dit que l’autoroute allait être bouchée.

F : En plus, ça peut être un gros piège de passer dans… Moi, je vois beaucoup de photographes qui disent « Oui, mais pourtant je fais tout ce qu’on me dit, je vais sur Facebook, je vais sur Instagram, je fais des stories et ça ne décolle pas, je n’ai toujours que 100 likes enfin 100 fans ». Et effectivement quand tu ne te démarques pas sur un truc, je pense que tu vas dire : « Oui, c’est un peu de la même façon le même problème dans les tarifs ». Quand tout le monde va dire si on s’aligne sur tous les tarifs et qu’on tire vers le bas, au final tu vas avoir plein de tarifs très bas et justement le mec il va arriver derrière et il va aller tirer le tarif vers le haut, va sortir du truc et on va lui dire : « Mais pourquoi le mec il est plus cher que les autres ? ». Et après on rentre dans la logique économique pure. Après il y a un truc que tu me dis qui fait écho. Quand tu dis : « J’ai toujours fait du marketing sans vraiment le savoir ». Il n’y a pas longtemps, j’ai lu un bouquin de Russell Brunson. Je ne sais pas si tu connais. C’est le mec qui a créé Clickfunnels, un Américain qui disait justement que pour lui, le marketing, ça ne s’applique pas qu’au business, ça s’applique à tous les champs dans la vie. Il dit que si tu n’es pas bon au marketing, tu connaitras l’échec dans plein de domaines de ta vie par exemple, dans les relations amoureuses. Et quand tu dis la page « À propos », c’est la page la plus importante de ton site web, le nombre de gens qui font des erreurs, qui ne mettent même pas une page « À propos ». Et par contre quand ils vont remplir un profil de site de rencontre, ils vont être capables de vraiment se mettre en avant, de choisir les bonnes photos, la bonne description. Et là, ils sont bons en marketing pour le coup.

S : C’est du marketing, il n’y a qu’à voir le nombre de coachs en séduction qui existe ! On en rigolait avec Siegfried. On en a rigolé sur certains…

F : Qui ensuite se lancent dans le marketing ?

S : Même pas, je me rappelle des soirées où on rigolait. Il y a des gens très très bien, il y a de très bons trucs et tout, mais c’est juste des fois dans la façon de faire. « What ?! Ce n’est pas possible quoi ! » Mais le pire c’est qu’ils trouvent leur clientèle et tout ça.

F : Tu parleras toujours à quelqu’un et tu auras toujours à l’inverse, des gens qui ne vont pas aimer et qui vont vouloir le critiquer. Je l’ai mis dans mon dernier livre — je fais du marketing, j’ai tellement de bouquins derrière — où je dis justement qu’il y a 3 façons de réagir face au succès des autres. C’est soit tu t’en fous, soit tu es en mode haters, tu dis : « Eh bien, c’est normal que ça ne puisse pas marcher » et voilà. Soit tu te dis : « Attends je vais tester parce que si ça marche pour lui, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas pour moi ». C’est assez rigolo que ça se résume un peu à ces 3 trucs.

S : Eh bien, c’est savoir se remettre en question et se connaitre aussi, beaucoup. Moi, c’est des questions que je me pose énormément sur moi, je suis aussi assez calé dans le développement personnel, je lis pas mal de bouquins là-dessus et tout. Tu parlais de réseaux sociaux, je suis pris entre le côté : « J’aime être tout seul tranquille, rester chez moi ». Entre une soirée entre potes et rester chez moi à travailler mes photos et à regarder un film, généralement, je choisis la soirée chez moi. Et de l’autre côté devoir être mis en avant, devoir mettre ma vie aussi en avant par les réseaux sociaux pour toujours alimenter, alimenter, alimenter… Ou même faire des lives, faire des vidéos, faire des trucs comme ça, c’est con ! Tu es là, tu te demandes s’il faut le faire ou pas le faire. Oui, je dois le faire, mais est-ce que j’ai envie de le faire ? Mais si je n’ai pas envie de le faire et que je le fais, est-ce que ça va se ressentir ? Il y a un équilibre à trouver, un équilibre entre « Est-ce qu’il faut toujours plus ? Est-ce que ce que tu as déjà suffit ? Est-ce que si financièrement ça va, tu as besoin d’en faire plus, parce que d’autres réussissent à en faire plus ? » Tu te dis : « Si je n’en fais pas plus maintenant, est-ce que je ne le regretterai pas plus tard ? » Tu vois, c’est des choses qui sont extrêmement difficiles… Ce sont des décisions extrêmement difficiles à prendre.

F : C’est un manque de clarté aussi le truc, on ne sait pas trop si ce qu’on fait ça vaut le coup, si ça va avoir des résultats…

S : Ce n’est pas forcément ça ! C’est plus un manque de clarté dans les objectifs dans ce cas-là. Il y a un truc dans le développement personnel, mais obligatoirement — même en société — c’est de définir ses objectifs.

F : Sois smart !

S : Voilà ! Les acronymes et tout ça. C’est un truc, je trouve, qui est assez difficile parce que tes objectifs, tu peux les réviser tous les ans et tout ça. Mais ils peuvent aussi changer en fonction des rencontres que tu fais dans ta vie, de ce qui t’arrive. Et la société ne met en avant que les gens qui réussissent à fond. Et ce qui était très drôle, c’est que j’ai sorti en début d’année une vidéo sur la vie de ma société ou j’expliquais que j’ai vécu beaucoup de moments compliqués, que jusqu’à très peu de temps, c’était très compliqué financièrement et tout ça. Soit pour des décisions mal prises, soit pour des choses que je faisais mal ! Et il y a plein de gens qui me disent, mais on ne pensait pas, on pensait que tout allait bien. Sur les réseaux sociaux, tu nous montres que tout va bien. Si la première chose que je te dis dans ma vidéo : « Ça ne va pas, je me suis chié, je ne suis pas bien et tout », tu n’auras pas envie de la regarder cette vidéo, tu n’auras pas envie de l’écouter. Au contraire c’est parce que j’ai tout montré avant que je peux me permettre de dire maintenant qu’il y a des moments qui sont plus difficiles que d’autres. Et puis ça montre aussi que la vie d’une société c’est loin d’être… Et puis tu peux être vachement aussi tiraillé. J’ai lu un bouquin qui m’a changé vraiment beaucoup, c’est « Le secret d’un esprit millionnaire ». Je ne me souviens pas de l’auteur. C’est un best-seller…

F : Ce n’est pas celui de Napoléon Hill ?

S : C’est un truc un peu plus récent que celui de Napoléon. C’est un mec bien sûr ultra fortuné qui a super bien réussi et tout ça. Mais j’ai beaucoup aimé puisque dedans il disait… Il m’a fait revoir en fait ma vue de l’argent venant d’une famille moyenne, très modeste… Enfin, on va dire « Bas moyenne ! » Tu vois le côté : « Bon, ils se font des millions ». Tu sais tu as le côté : « Putain, les enculés », quoi ! Et en fait non, il y a le côté où on n’est pas obligé de gagner vraiment 2000 € par mois. Même 1500 ou le SMIC. On peut très bien se faire en 4 jours, 200 000 €. Je n’ai jamais fait, mais j’aimerais bien. Il y a une fois en une semaine, j’ai fait 40 000 €, même plus que ça. Après il y a plein d’autres semaines où je n’ai rien fait. Après, c’est du chiffre d’affaires. Mais j’ai vu qu’en très peu de temps, on peut — avec une bonne stratégie — se faire de l’argent.

F : À ce moment-là, tu ne t’es pas autoflagellé en te disant : « Ah c’est mal ! Je n’aurais pas dû gagner tout cet argent, ah, mais je suis mauvais ».

S : C’est ça ! On va dire qu’on peut travailler pendant très longtemps pour à un moment, décrocher le jackpot.

F : Bien sûr. Et ça, c’est très français en plus le côté non seulement par rapport à l’argent, non seulement par rapport à l’échec, c’est un truc que tu ne retrouves pas aux États-Unis ou au Canada. On va te dire : « Échoue vite ! » Et justement si tu as échoué, c’est presque un truc que tu mets dans ton CV, genre : « J’ai planté deux boites ! ».

S : Parce que j’ai pris tout l’argent, je me suis cassé, j’étais fainéant (rires).

F : Il ne faut pas trop dire pourquoi tu as planté la boite. Moi, j’écoute plein de podcasts américains et souvent — je vais te poser cette question-là puisque c’est la question qui revient à chaque fois — « C’est quoi ta pire erreur ? » Parce qu’on n’apprend pas forcément des succès des gens, mais surtout de leurs erreurs et des gens comme toi, qui ont beaucoup d’expériences dans plein de domaines parce qu’il a touché à plein de trucs différents, c’est quoi la pire erreur que tu aies faite ?

S : C’est compliqué parce que je n’ai pas vraiment eu une grosse erreur qui m’a couté énormément dans le sens où je n’ai planté de boite, j’ai eu des grosses difficultés…

F : On va arrêter le podcast, ce n’est pas intéressant ! (rires)

S : Mais après je me suis planté plein de fois sur plein de trucs. Mais je n’ai pas le sentiment d’avoir fait une très grosse erreur dans ma vie. Si je devais parler d’une erreur, ce serait plus une erreur pas à un moment, mais sur la globalité, ce serait l’erreur de ne pas avoir compris. Et je suis encore dans ça, de ne pas avoir compris le marketing assez tôt. De ne pas m’en foutre de tout ça et juste faire mon truc. Je te dirai surtout ça puisque des erreurs on en fait tout le temps. Je tournais une vidéo encore ce matin pour mon groupe de photographes de mariage sur les erreurs. Ce qui amène notre expérience et qui amène du coup à créer une meilleure vie. Et d’apprendre de tout plein de petites erreurs qui vont nous faire avancer. Même comme en marketing, faire du split test, tu sais ça, ça marche mieux, ça, ça marche moins bien, c’est tout con, mais voilà. Donc oui, les erreurs ce serait plus de, la grosse erreur que j’ai faite c’est de vouloir — ce qui m’a couté quasiment ma boite quand même ces derniers temps — c’est d’avoir embauché du monde et de ne pas avoir su les diriger.

F : Salariés ?

S : Salariés et prestataires à côté. D’avoir pris des décisions qui n’étaient pas les bonnes décisions à prendre sur le moment. C’est-à-dire voir trop grand sans avoir le…

F : Le management qui suivait derrière ?

S : D’un, ça, puisque je ne suis pas bon en management, de deux…

F : J’ai vu avec ton chat ! Tu n’es pas très bon manageur. Mais, il ne miaule plus donc ça va…

S : Tu vois ! Non, mais il fait, il lui faut juste un peu de temps… J’étais beaucoup plus avec ce chat qu’avec les gens avec qui je bossais ! De bosser sur des choses qui n’étaient pas essentielles. De ne pas avoir écouté plus Siegfried qui disait ça, il ne faut pas le faire, ça, il faut que tu bosses là-dessus plus que ça. Voilà, d’avoir pris des mauvaises décisions ! Pour bien faire le truc, avoir été dans des directions comme faire un certain site internet, comme se dire qu’il fallait être plus sur le réseau social. Se dire ça, plutôt que de bosser le cœur du truc qui aurait pu rapporter plus d’argent. Mais après voilà, c’est comme ça les erreurs qui font que maintenant je ne ferai plus cette erreur-là, l’erreur d’avoir tout voulu. L’erreur d’avoir tout voulu faire moi-même ou en interne plutôt que de dispatcher sur des prestataires qui savent et qui avaient déjà fait des choses.

F : Et ça, c’est peut-être dû à un manque d’expérience, forcément tu n’as pas toute l’expérience qu’il faut quand tu te lances dans un projet. Et tu disais que tu as lu des bouquins, tu t’es formé. Avant tu me disais que t’envisageais de suivre un workshop d’un autre photographe ce qui peut sembler parfois, quand je dis ça aussi aux gens qui me suivent que moi des fois je vais payer pour un cours d’un autre photographe qui fait parfois la même chose que moi, tu vois, des sports outdoor. Et ça semble un peu bizarre, d’aller cher un concurrent. Mais justement, toi, qu’est-ce que tu aimerais dire à tous ces gens qui sont convaincus que se former se résume à aller piocher une vidéo à une autre gratuite. Et là, pour le coup tu es allé sur ce domaine-là avec ta vidéo sur « Tout gratuitement », et qui ne comprend pas l’intérêt d’acheter un bouquin, qui n’a rien à voir avec la photo par exemple un bouquin de Napoléon Hill ou suivre des formations et investir là-dedans ?

S : Ce qui est marrant si on prend la photo, c’est que les gens n’ont aucun mal à dépenser de l’argent pour du matériel, mais ont beaucoup de mal à dépenser de l’argent pour se former et utiliser ce matériel correctement. Sauf qu’à la base si tu te formes, tu sauras plus facilement faire de l’argent ou mieux utiliser ton matériel pour pouvoir en acheter du meilleur après plutôt que d’acheter du très bon matériel tout de suite et au final de ne rien savoir. Après je ne suis pas dans le côté où il faut absolument se former à fond avant de commencer. Pas du tout ! Ce n’est pas du tout ce que je conseille même si certaines personnes ont besoin de ça. Moi, j’ai beaucoup appris sur le tas. C’est-à-dire que je me lance dans un truc et j’apprends. Je ne saurais pas me dire : « Tiens, je vais apprendre ça pour pouvoir faire ça. » Il y a des moments où j’ai envie de faire ça, donc je vais aller apprendre ça. J’ai besoin de faire ça donc je vais aller apprendre ça. C’est comme ça que j’ai tout appris et que j’apprends toujours. Au contraire, je ne serais pas formateur si je ne croyais pas en la formation. Je ne fais pas partie des photographes ou de toutes les autres personnes qui se sont lancés dans la formation par opportunisme en se disant : « Tiens c’est vrai que ça marche bien la formation, il parait que c’est difficile de vivre en tant que photographe donc le seul moyen de vivre maintenant c’est de vivre de la formation pour photographes ».

F : Il y a des gens comme ça ?

S : Il y a beaucoup de gens comme ça. Beaucoup beaucoup de gens comme ça ! D’un côté, ils n’ont pas tort dans le sens où c’est vrai que ça devient plus compliqué de vivre de la photo même si je ne suis pas forcément d’accord avec cette vision-là. Je dis plus qu’il faut bosser plus. Mais pour ceux qui en veulent, il y a de la place pour tout le monde même dans la formation. Puis même, c’est plutôt bien aussi qu’il y ait un peu de concurrence quand même.

F : Peut-être même plus dans la formation, j’ai l’impression, que dans certains domaines quand tu vois le marché de l’information aux États-Unis, quand tu le vois en France. Quand tu vois des creative live aux États-Unis ou juste sur une thématique, tu as 15 formateurs différents et que le truc marche quand même méga bien. Et en France dès que tu as un concurrent, tu vas dire : « Non, c’est bon, il y a déjà quelqu’un c’est mort ! »

S : C’est vrai. Après c’est aussi une question de confiance, je ne te dirai pas que là maintenant, je ne lancerai pas F/1.4 maintenant parce que je me dirai « Ouais ». J’ai lancé F/1.4 uniquement en me disant qu’il n’y avait rien en France et qu’il n’y avait rien en français. Ceux que j’ai vu se lancer avant moi, je me disais : « Ouais bof, oui on peut faire mieux quand même ». Après, j’ai lancé en 2012. C’est en 2012 qu’il y a Xavier Navarro qui a commencé, qu’Andrea a commencé. En 2012, il y en a plusieurs qui ont commencé comme ça et qui sont encore là maintenant. Là, ce serait plus compliqué maintenant de se lancer même si c’est toujours totalement faisable et il y en a qui le montre encore. Mais aller se former auprès de ce qu’on pourrait appeler concurrent… Si on applique ce qu’on disait tout à l’heure le fait d’être différent, d’être soi-même tout simplement, eh bien, toi tu me parlais quand tu es arrivé qu’on a quasiment la même cible et là, tu te lances dans une cible qui est la mienne aussi. « OK d’accord, c’est bon, oui… Qu’est-ce que tu viens chercher ? »Mais après, on a des choses totalement différentes à enseigner, le fait juste qu’on fasse des choses complètement différentes. Et c’est là aussi ou la personnalité est extrêmement importante. Tu pourrais être très bien meilleur que moi, si j’ai une personnalité qui plait à plus de gens, je vais mieux marcher.

F : Mais c’est le fait qu’on soit deux personnes différentes, qu’on n’ait pas les mêmes centres d’intérêt sur tout.

S : Ça permet d’avoir des points de vue différents !

F : Moi, les meilleurs partenaires que j’ai aujourd’hui dans mon business, c’est des gens qui font la même chose que moi et qui propose ça aux mêmes personnes. Tu vois ce bouquin-là… un des meilleurs affilié — je crois que j’ai reversé plusieurs milliers d’euros — et il a la même cible et parfois même ça devient flippant parce que certains de ses clients m’écrivent en disant : « Bonjour Nicolas, machin… » Et lui c’est pareil ! C’est un truc qui existe quasiment que sur le web ça. La porte des business comme ça. La porte des business, ça existe depuis toujours, avec les commissions et tout ça. Mais sur le web, c’est tellement… Et simple pour un prospect de passer d’un site web à un autre, d’une formation à une autre. Puis quand quelqu’un commence à se former dans quelque chose… Tu vois le rayon des livres photo, il ne désemplit pas, des boites comme Eyrolles continuent à sortir 10 bouquins par an. Chaque fois, c’est toujours la même chose, plus ou moins. Et quand tu vois qu’en France le marché des bouquins je crois que c’est 10 à 15 % que pour Amazon, tout le reste c’est de la librairie physique.

S : Seulement 10 à 15 % ?

F : Oui, c’est un truc de fou, hein ! Et tu vois qu’en fait ça ne sert à rien de voir les gens comme des concurrents surtout qu’en plus le métier de photographe c’est un métier qui est intimement lié à la personnalité du photographe.

S : C’est ce sur quoi je voulais rebondir. Peut-être que dans la formation, je vois un tout petit moins ce côté nuancé parce qu’imaginons quelqu’un qui a 1000 € par an pour se former, s’il les dépense chez toi, il ne va pas les mettre chez moi. Et peut-être qu’il nous aime tous les 2. Et c’est juste que par exemple tu as une formation en marketing, j’ai une formation en marketing, il va dire je dois choisir. Voilà !

F : Mais tu as la même façon avec un mec qui veut se marier.

S : Ces mariés, il va mettre… C’est un événement, une fois dans une vie. Et le truc c’est que je vois plus ça d’un côté artistique. Tu vois la formation ce n’est pas artistique. La formation c’est être bon formateur et avoir une bonne personnalité. Du programme, de la façon que tu as d’enseigner qui inclut tout derrière. En tant que photographe de mariage ou portraitiste ou autre, il va plus y avoir – pas forcément corporate, mais quoique corporate un petit peu quand même — il va y avoir le côté : « Tu aimes mes photos ou pas ? » et « Tu m’aimes ou pas ? » Parce que je vais devoir passer du temps avec toi durant l’une des plus belles journées de ta vie. Et tu n’as pas envie d’avoir quelqu’un que tu n’aimes pas à côté de toi dans ces moments-là. Donc c’est quelque chose d’encore plus personnalisé et surtout une vision plus artistique que la formation. Peut-être que c’est pour ça que j’ai un peu plus de mal sur le marketing formation, c’est que je n’ai pas encore fait peut-être ce déclic total dans ma tête.

F : Honnêtement je pensais vraiment comme toi au début et quand j’ai vu en fait les retours de mes prospects qui me disaient « Je n’achète pas chez toi, ça m’intéresse, mais je viens d’acheter une formation chez Laurent Breillat, chez quelqu’un d’autre ». C’était après qu’il avait vu le truc. Il ne s’est pas dit un moment : « J’ai ces deux choix, vers lequel je vais ? ». Il a acheté un premier truc parce qu’il a eu connaissance du truc en premier et c’est après qu’effectivement quand tu as 1000 €, tu mets 1000 € pour te former et tu ne peux matériellement pas avoir plus, forcément tu ne vas pas aller chez l’autre. Mais ce n’est pas parce qu’il a eu un choix. Et généralement les meilleurs clients que j’ai chez moi dans les formations c’est des gens qui ont acheté chez mes concurrents. Parce qu’ils continuent en fait. Moi, je ne vois plus trop le truc comme ça, mais bon après…

S : Moi, je te dis après c’est de l’évolution, moi je suis très dans mon coin, j’ai une nature à être dans mon coin.

F : Tout photographe a un petit côté solitaire aussi !

S : C’était Depardon qui disait que pour être photographe, il fallait aimer la solitude. Mais après voilà tu vas voir plein de gens, tu fais tes trucs et tout. Moi j’ai été voir aussi plein de gens, mais c’est vrai que les relations que je crée prennent du temps tout simplement parce que pour moi, ça doit prendre du temps. Sauf que les relations qui ont été créées, elles sont soudées. Ce sont des choses qui ont mis 2, 3, 4, 5 à 6 ans à se faire et sauf que là, les confiances sont extrêmement là et en exagérant, on donnerait la vie l’un pour l’autre, quoi ! Il n’y a plus… « Ah, oui, tu me proposes ça ? » Pfff, je te dis oui d’avance ! Et dans le marketing, il y a ce côté se mettre ensemble pour pouvoir toucher plus de monde, pour travailler mieux. Moi, je pense que c’est ce qui me manque aussi beaucoup. Je travaille un peu trop tout seul même si je me soigne un peu. En tout cas, je travaille trop tout seul en termes de marketing, en termes de gens qui markètent pour du tuto photo, pour de la formation photo. Les gens avec qui je bosse, c’est plus des YouTubeurs qui n’ont pas du tout le même business model que moi.

F : Qu’est-ce que tu penses assez rapidement sur ça ? J’en avais discuté avec un ami YouTubeur, il n’y a pas longtemps. On discutait justement qu’à chaque fois qu’un entrepreneur qui utilise YouTube un peu comme toi, un peu comme moi sort une vidéo de vente où on va clairement parler de notre produit, essayer de le vendre, etc., à chaque fois qu’il y a ça, comme tu dis, il y en a qui font ça d’une façon ridicule avec le paperboard, ou la Lamborghini ou la piscine, un truc comme ça ?

S : À quel point c’était mis en scène ou pas ? Je crois que ce n’était pas mis en scène, que ce n’était pas voulu, que c’était aussi merdique que ça.

F : Il y a eu la polémique avec Seb la Frite qui s’était foutu de la gueule d’un marketeur comme ça. Et justement à chaque fois qu’il y a… Ou des mecs comme Antoine Blanchemaison, je ne sais pas si tu le suis, qui vend que du marketing aussi et qui utilise vraiment les codes et qui les pousse au bout. Eh bien, les « vrais YouTubeurs », les mecs qui font soit du divertissement à la Squeezie soit de la vulgarisation à la e-penser qui finalement pensent la même chose du business sur YouTube se foutent de leur gueule publiquement en faisant une vidéo comme Seb la Frite soit parlent dans leur réseau interne en disant : « Ouais c’est des mecs qui décrédibilisent les YouTubeurs, etc. ». Alors que c’est des gens qui commencent petit à petit à se mettre à ce business-là à avoir une liste mails, à vendre des trucs. Qu’est-ce que t’en penses de tout ça, toi ? Qui a raison ?

S : Personne n’a raison ! C’est juste qu’ils utilisent YouTube d’une façon très différente. Après beaucoup comme Bruce de e-penser, ils sont extrêmement bons marketeurs et extrêmement bons businessmen. C’est une de ces très grosses qualités en plus de la vulgarisation. En fait, il faut faire la différence entre un Squeezie d’avant, je ne les suis pas, mais des Norman, qui ont eu leur succès grâce à YouTube et des gens qui ont un produit et qui arrivent sur YouTube pour le vendre. C’est pour moi, très différent. C’est dans ce sens-là que je te dis que je ne suis pas YouTubeur, pour moi. D’un côté si, je me suis lancé dans YouTube sans vouloir vendre quelque chose, mais c’était plus dans le côté enseigner, côté faire passer des choses. Pour moi, ils utilisent le réseau YouTube de façon tellement différente que de ça vient l’incompréhension. Évidemment si un mec comme Cyprien ou autre faisait une vidéo de vente avec tous les codes du marketing et tout ça, ça ne marcherait pas parce que son public, ce n’est pas ça. Sauf que le gars qui est marketeur et qui vend, il y en a un que je suis et que j’aime beaucoup Marketing Mania qui est un très bon, mais lui il vend à des marketeurs. Ou des gens qui veulent faire du marketing. Donc c’est tout à fait logique qu’il emploie les codes du marketing. Ce serait même idiot qu’il ne le fasse pas.

F : Et pourtant lui, sa chaine YouTube a passé les 100 000 abonnés sur une chaine de marketing — ce qui est juste délirant — c’est aussi parce qu’il a vraiment su exploiter les codes de YouTube.

S : Aussi ! Mais il y a des deux. En fait, il a réussi à vulgariser le truc, donc à devenir attractif et derrière, il réussit à…

F : Et la finalité, ça reste quand même la même dans le sens où tu crées une communauté. Et plus la communauté est engageante, plus le langage est en accord avec ton contenu, avec toi, plus ça sera poussé par YouTube, plus tu feras des ventes.

S : Regarde un mec que j’ai rencontré et qui est vraiment vraiment bon, c’est Fabien Olicard. Lui, c’est un dieu. Le mec, il comprend tout. Et je regardais des analyses de ses façons de faire et tout. Le gars est ultra gentil, quand tu le rencontres tu as juste qu’une seule envie, c’est de passer du temps avec lui. Il n’est vraiment pas con. Même si je trouve que maintenant c’est beaucoup trop dans le YouTube game pour moi, mais c’est pour ça que j’ai lâché un petit peu le truc. Mais il a réussi, il a sorti son bouquin qui a été un succès monumental. Il a réussi à impliquer sa communauté, il a réussi à jouer sur…

F : Il utilise ce qu’on appelle le marketing de tribu. Ce que dit le bouquin de Seth Godin qui est excellent à ce sujet !

S : C’est tout à fait ça. Le truc c’est que j’essaie de faire un peu ça, mais c’est que ça demande du temps et ça demande de ne pas rester tout seul dans son coin. Tu peux le faire tout seul dans ta chambre et tout ça, mais ça demande de montrer des choses, de faire des choses. Et ce n’est pas le truc que je rêve le plus, en parler avec les gens… Donc il y a toujours un côté : « Est-ce qu’il faut montrer les choses ou pas ? » Ça prend de l’énergie, ça prend du temps, et pour revenir à ta question, je suis désolé, je me perds un petit peu. Donc non, au contraire, aucun n’a raison. Il faut faire comme tu as envie de le faire. Et je pense plus que les gens comme Seb la Frite ont trouvé un bon couillon à mettre en avant pour faire des vues plutôt que de vraiment contrebalancer le truc. Après l’autre vidéo, je ne sais plus son nom, elle était vraiment vraiment conne ! C’était plus pathétique qu’autre chose. Pour rebondir là-dessus je dirai plutôt qu’à chaque fois par exemple quand je fais une vidéo de vente, elle est forcément un peu plus difficilement acceptée qu’une vidéo qui n’a pas de réel but de vendre. Ou alors il faut trouver un bon stratagème. J’avais eu une vidéo qui avait très très bien marché. C’était une formation sur la photo de couple. Et j’avais montré la séance couple qui était dans la formation, mais sans les commentaires de la formation. Donc j’ai fait en 10 min, j’avais condensé des trucs, mais j’avais fait en 10 minutes avec les voix de quand je suis sur la séance photo. En disant : « Voilà, il y a la version commentée. qui dure 2 heures avec le post traitement avec tout ça dans cette version-là ».

F : Donc tu montres ton extrait quoi !

S : C’est un extrait, mais qui n’est pas dans la formation. Je ne prends pas un extrait de la formation et je la passe. C’est un extrait autre…

F : Tu avais créé du contenu pendant le tournage de la formation pour t’en servir comme promotion du compte ?

S : C’est le même contenu, mais il n’y avait pas ce contenu-là dans la formation. Il n’y avait pas le contenu sans commentaire. Et c’était déjà ultra intéressant pour les gens qui n’achetaient pas et les gens qui voulaient aller plus loin, eh bien, ils achetaient le truc. Donc je pense qu’il faut être assez intelligent sur ce côté-là et pas juste faire une vidéo de vente. Ou alors, bien dire au début, ceci est une vidéo de vente.

F : C’est ce que fait Stan d’ailleurs chaque fois ! Chacune de ses communications mêmes sur ses tunnels de vente en mail, je l’expérimente aussi. Ça marche bien si tu dis clairement les choses. Et du contenu gratuit ! Ce podcast est un contenu gratuit, derrière il y a du contenu payant, et plus tu apportes de valeur à la fois à ton contenu gratuit et contenu payant, plus tu vends.

S : Oui. C’est pour ça que toutes les vidéos comme ça où soit c’est un peu sponsorisé, soit c’est sponsorisé, soit j’ai quelque chose à mettre en avant, je le dis dès le début. Je ne le dis pas dans le titre, parce que dans le titre je trouve que ça fait trop. Mais dès le début, c’est dit.

F : Après il ne faut pas se tirer une balle dans le pied volontairement sous prétexte qu’on a une croyance ou un truc comme ça.

S : Mais il faut le dire dès le début. En fait je crois que le pire c’est de cacher les choses. Et chaque fois que tu le dis au début, au moins ce n’est pas caché et les personnes qui décident de regarder ne se sentent pas trahies. Il y avait eu une polémique, il y a 2 ans. Un truc avec un YouTubeur français où il était chez Quick et qu’en fait il n’avait pas dit que la vidéo était sponsorisée. Ça avait fait un gros tollé et d’ailleurs ça avait amené sur les coups des, je ne sais pas si c’est une loi maintenant…

F : Je ne sais plus…

S : Si si c’était un YouTubeur français qui avait fait ça, je ne sais plus son nom.

F : Il y en a beaucoup qui ne disent pas quand même. Même des gros !

S : Ca je trouve ça… J’ai une vidéo comme ça… je m’étais ramassé pas mal de pouces rouges et de mauvais commentaires justes parce que les gens croyaient qu’elle était sponsorisée alors que pas du tout. C’était une vidéo que j’avais faite sur un jeu vidéo que j’utilisais pour montrer la composition photographique. C’est juste que je trouvais le jeu tellement beau que j’ai dû le dire plein de fois dans la vidéo. Mais c’était sincère, c’était juste que ce jeu je l’ai adoré. C’était un de mes jeux préférés. Et à la fin les commentaires, c’était « C’est dommage de ne pas dire que la vidéo est sponsorisée ». Eh bien, non, elle ne l’est pas. Et dans la vidéo d’après, j’utilisais des Lego pour montrer un truc. « Je ne suis pas sponsorisé par Lego, hein ». Et tu montres du Canon pendant tout le temps, les gens ils ne te disent pas que tu es sponsorisé par Canon, quoi !

F : On me l’avait reproché sur une vidéo. Je faisais voler mon drone Mavic pour la première fois. Et au moment où je le sors, j’ai dit : « Ceci n’est pas un placement de produit ». J’aimerais hein, mais bon ! Après dès que tu t’adresses comme ça à la masse, les gens forcément, de la même façon que tu as des haters, tu as aussi des gens qui vont même parfois te suivre, même des clients chez toi qui vont quand même commenter de façon un peu bizarre parfois.

S : Ouais, mais ça, ce n’est pas très grave. Tu vois, contrairement, j’ai sorti une vidéo sur Adobe Stock en disant bien que c’est une vidéo sponsorisée, qu’il y avait une offre et tout et expliquant totalement le truc derrière et ça s’est ultra bien passé.

F : Oui parce que tu coupes l’herbe sur le pied des gens qui vont potentiellement t’embêter. Justement c’est une très bonne transition.

S : Je savais que tu m’évaluais là-dessus, c’est pour ça.

F : C’est ça ! (rires) Et on va finir sur ça parce que je n’ai pas envie de te prendre tout ton temps. Tu as plein de vidéos à tourner. Justement, tu parlais dans l’une de tes dernières vidéos au moment où on enregistre ce podcast, sur Adobe et sur le business de l’image de stock, c’est quelque chose qui fait toujours un peu débat sur tout ce qui est Fotolia, Shutterstock, etc.

S : Fotolia est Adobe Stock maintenant !

F : C’est les deux même maintenant !

S : Ah bon ?

F : Adobe a racheté Fotolia. Ah bon, je ne savais pas.

S : Même si ça existe encore. Enfin, ils sont en train de…

F : Ils gardent la marque jusqu’au moment…

S : Je ne connais pas tout ça, mais… Je ne sais pas si Stock est devenu Stock parce qu’ils ont racheté Fotolia, mais en tout cas, c’est le même… il y a un truc quoi.

F : Parce que moi, je parle pas mal dans les formations notamment des agences de presse et banques d’images. Parfois, on est un peu à la frontière tu vois avec des structures comme Alamy. Je ne sais pas si tu connais !

S : De nom, oui !

F : …Qui est un peu comme une agence de stock, mais qui vend quand même majoritairement à la presse ou dans l’éditorial. Est-ce que tu conseilles aux photographes de se lancer dessus ? Et qu’est-ce que tu en dirais de ce business-là ?

S : Après c’est un business que je ne connais pas encore assez. Mais juste de façon — pas philosophique, le mot serait trop fort — mais juste de façon éthique et de conscience, c’est un business comme un autre. Et je ne vois pas pourquoi je dirais aux gens de ne pas y aller. Après il faut juste ne pas se faire d’illusion. J’ai comparé en fait les stocks avec YouTube. C’est que sur YouTube, il y a des millions et des millions de vidéos, pourquoi la tienne plus qu’une autre ? Eh bien, c’est pareil. Il y a des millions et des millions de photos, pourquoi la tienne plus qu’une autre ? Pour réussir sur YouTube, c’est du boulot, c’est un peu de la stratégie, c’est de l’abnégation, c’est se donner à fond. C’est pareil pour les stocks. En tout cas, je vois ça de la même façon. C’est-à-dire qu’il va falloir bosser. Ce n’est pas juste : « Tiens, je vais rester chez moi, je vais prendre 4 photos, je vais les mettre et je vais devenir multimillionnaire ». Ceux qui font des millions grâce aux stocks bossent comme des acharnés ou bossaient comme des acharnés. Et je dirai que le seul truc qui est vraiment bien avec Stock comme avec la formation en ligne ou quelque chose comme ça, c’est que c’est du produit qui, une fois que c’est fait, ², ça peut nous rapporter même dans 10 ans.

F : C’est de l’actif, quoi !

S : Voilà, c’est de l’actif. Plutôt que par exemple pour un workshop, eh bien, une fois qu’il est fait, normalement il ne te rapporte plus rien derrière, quasiment plus rien. Un mariage, derrière il ne va rien te rapporter, 1 an après il ne te rapportera plus rien le mariage.

F : C’est un peu comme un livre, comme une formation en ligne.

S : C’est quelque chose qui va pouvoir durer si tu as bien fait ton truc, si tu entretiens, tout ça. Donc c’est en ça que les stocks peuvent être une bonne chose. C’est juste qu’il faut bosser, il faut chercher, il faut y aller. Si on ne se fait pas d’illusion, oui, c’est une bonne chose. Si on se fait des illusions, non ce n’est pas une bonne chose. Si tu es du genre à ne pas te lever le matin pour bosser et attendre d’avoir un vrai client qui t’appelle pour pouvoir faire quelque chose, tu n’y arriveras pas. Donc je conseillerais aux gens qui ont vraiment envie de se lancer, qui ont vraiment envie de bosser et que si c’est un domaine qui les intéresse, de faire des photos de tout et de n’importe quoi. Donc tu peux techniquement faire ce que tu veux de ta vie. À chaque voyage, je rencontre quelqu’un qui suit ma chaine. À Bali, en juin, en sortant d’un truc, quelqu’un qui m’appelle, c’était un Marocain qui suivait ma chaine depuis quelques années. Et lui il faisait tout un tour, il était devenu backpacker. Il va de pays en pays faire des photos qu’il met sur les stocks. Et voilà, ça peut être une façon de vivre.

F : Il gagnait combien tous les mois, il t’a dit ?

S : Ça, je ne sais pas, on ne s’est pas encore revu. Puis on s’est vu 5 minutes donc ce n’était pas non plus le truc. Je dois lui faire un interview. Et voilà, je trouve ça cool. Même moi, ça m’a changé quand j’ai commencé à voir pour les stocks. C’est vrai qu’en partant à Bali j’ai fait plein d’images qui pourront aller sur le stock. Donc au lieu de revenir et de me dire je ne sélectionne que 100 photos, dont tout ce que j’ai fait, j’en ai sélectionné 800 que je pourrais mettre sur le stock. Donc il y a des trucs que j’ai pris en photo uniquement en me disant que ça va se mettre sur les stocks et je n’en ai absolument rien à foutre de ces photos. Et même pour un photographe lambda, ça peut être cool de juste — enfin, il faut bosser divers, quand tu fais du mariage et qu’il n’y a rien — de faire des photos de voyage. Plutôt qu’elles dorment sur ton disque dur, tu peux les mettre là. Je ne pense pas que ça prenne du travail à des gens…

F : Il y a tout le boulot des IPTC quand même qui doivent être assez… je passe un temps fou. D’ailleurs si tu as des petites astuces sur ça, je suis preneur.

S : Non, je ne passe pas de temps dessus. Ça fait partie des choses que je dois bosser et qui m’emmerdent.

F : Moi, je suis journaliste, du coup quand je fais des reportages pour la presse j’essaie de vendre après les photos en individuel, en illustration. D’ailleurs, c’est des tarifs qui sont bien meilleurs que le stock en général puisque ça dépend des publications aussi. Si c’est Paris Match forcément ça sera bien mieux payer qu’une publication web sur un site en Corée du Sud. Et du coup l’investissement vaut le coup, mais il y a quand même un énorme travail à faire sur les IPTC des images, les métadonnées. Il n’y a quasi pas de ressources en ligne sur ça. Donc oui, c’est quand même assez compliqué.

S : Là-dessus… ça fera partie… Parce que là, j’ai un partenariat avec Adobe Stock donc ça fera partie des choses qu’ils vont m’apprendre.

F : Tu vas faire une formation sur ça ?

S : Que je pourrais redonner là-dessus. Si tout se passe normalement, il y aura des vidéos en semaine sur le sujet de temps en temps, et ils vont me former là-dessus auprès de gens qui réussissent.

F : C’est chouette !

F : C’est cool, oui !

F : On attend ça avec impatience alors.

S : Oui, il faut être un peu patient parce que là, c’est l’été, tout le monde est en vacances. En fait, ce qui est cool dans tout ça, ce qui est cool dans la photo, c’est qu’il y a tellement de façons d’en vivre. Il y a tellement de façon de faire la photo et surtout d’en vivre. Il y a tellement de domaines différents qu’il y a de la place pour toutes les personnalités et tous ceux qui ont envie de bosser. Le seul conseil que je vais pouvoir vraiment donner, c’est de bosser. Après, de bosser intelligemment, mais c’est juste que rien n’arrive quand on ne fait rien.

F : C’est qu’on fait en plus un métier qui est frustrant parce que quand on parle de notre métier aux autres, enfin moi, quand je rencontre des gens, que je leur explique un peu ce que je fais ils me disent : « Ah ouais, en fait, tu es tout le temps en vacances ou c’est quoi le délire ? À quel moment tu travailles ? C’est quoi ton vrai travail ? » Du coup, je leur explique. Ils me répondent : « Ah ouais, mais moi aussi je peux le faire appuyer sur un bouton et gagner 2000 € en faisant un reportage ». Mais c’est vrai que c’est frustrant. Et de voir en plus que tous les ans c’est le métier préféré des Français, la photographie. Enfin c’est le métier qui fait le plus rêver les Français.

S : J’ai du mal à le comprendre ça !

F : Ouais, et finalement…

S : Ça doit être truqué !

F : Il y a quelqu’un qui doit jouer avec ça…

S : Je ne trouve pas ça logique. Mais après ils voient, je pense, certaines choses du monde de la photo qui sont complètement… genre les grands photographes de star ou les trucs comme ça et tout quoi.

F : De jolis modèles !

S : Après le boulot d’un photographe, c’est 80 % du temps n’est pas faire des photos.

F : D’ailleurs 80 % du temps de ce podcast, on n’a quasiment pas parlé de photo. Et puis même, j’ai l’impression que plus je fais des interviews moins je parle en plus de business aussi, j’ai l’impression de plus parler de développement personnel. De pousser un peu la discussion…

S : Eh bien, le truc c’est qu’on va parler vraiment de photographe professionnel, on ne parle pas de photographe amateur. Mais avant d’être photographe professionnel, tu as ton entreprise donc il faut savoir la gérer. La compta, c’est con, mais la compta, c’est pour tout le monde. N’importe quelle activité que tu fais, il y a de la compta. N’importe quelle activité que tu fais il y a de la paperasse. Si tu travailles avec quelqu’un, il va avoir du mal à le joindre. Donc il vaut mieux être bon, il vaut mieux sortir d’une école de commerce plutôt que de sortir d’une école de photo.

F : D’ailleurs la compta d’une pizzéria doit être beaucoup plus simple que la compta d’un photographe, par moment. Tu dois gérer le tarif, les différents clients, les facturations étrangères, la TVA qui est aussi à l’étranger ou pas. C’est bien rigolo !

S : C’est vrai ! C’est un domaine qui peut être absolument passionnant. C’est juste qu’il ne faut pas se donner l’illusion de « J’adore ça, c’est ma passion donc je vais en faire un métier ».

F : Ça ne suffit pas !

S : Ça ne suffit vraiment pas.

F : Ce que disait un précédent photographe Ambroise Tézenas, je ne sais pas si tu connais, qui est un photographe artiste qui bosse beaucoup pour de grands magazines de déco ou des choses comme ça, qui disait « Vous voulez vous lancer dans la photo ? Vous aimez ça ? Vous avez envie de le faire ? Ça ne suffit pas. » Il faut aller chercher le client, il faut se vendre, il faut faire plein de choses.

S : Totalement !

F : Super ! Est-ce que tu as envie de rajouter quelque chose ? Un dernier conseil ou nous dire ou est-ce qu’on peut te retrouver ?

S : Oui, eh bien, un dernier conseil, j’en aurai plein donc…

F : On va directement envoyer sur ta chaine YouTube pour trouver tes conseils.

S : Ça sera plus simple (rires). Le conseil, c’est d’y aller. J’ai la chaine « F/1.4 ». Après c’est plus facile de le retrouver sur le site funquatre.fr. La chaine YouTube F/1.4, c’est avec une vidéo toutes les semaines, au moins une par semaine même l’été. Et l’idée de ces vidéos c’est vraiment d’enseigner la photographie bien sûr, mais de le faire sans se prendre la tête avec beaucoup de gros mots (rires). On me fait souvent la remarque qu’il faut arrêter de dire « putain ». Je leur réponds : « Putain ! ».

F : Mais c’est un peu français quoi !

S : Ouais, mais c’est vrai que c’est un gros mot !

F : Viens à Toulouse, ça ne l’est plus, c’est une conjonction de coordination.

S : C’est comme à Marseille c’est ça ?

F : Un peu moins trash que les Marseillais, c’est un peu plus classe quoi ! (rires)

S : Et avec de l’humour, j’aime bien ne pas me prendre la tête. Et dire les choses comme j’ai envie de le dire. C’est essentiellement tourné vers les photographes professionnels, en tout cas qui se lancent dans le professionnel. Un peu plus axé forcément vers ce que je fais dans le cœur de mon métier donc le mariage. Et il y a aussi beaucoup de Photoshop, beaucoup de Lightroom avec de super formations sur Photoshop et sur Lightroom, pour se lancer dedans.

F : Tu auras… à la fin de ce podcast.

S : C’est ça ! (rires) On fait une offre à la fin pour qu’ils…

F : « Cliquez dans le lien en description, cliquez… »

S : Non, mais ce n’est pas ça. Normalement, il faut faire une interview donc il faut faire une offre vers la fin pour affilier et tout ça.

F : Il faut qu’on organise un workshop à deux pour ça. On prend les préinscriptions, ça marche, on le fait.

S : J’ai fait ça à la fin d’une vidéo, c’était avec Michael Ferire, il a dit : « Ça vous tente qu’on fasse un workshop ensemble ? » Et on en a déjà fait 3 ensemble, et ça continuera.

F : C’est génial, excellent ! C’est un vrai message.

S : Ça peut être vraiment cool. Quand tu fais plaisir aux gens et que tu leur apportes une vraie valeur, autant s’amuser. Tout le monde est étonné de l’ambiance des workshops parce qu’on n’est pas à table, on n’est pas en salle de classe, on est en train de rigoler, on passe la soirée ensemble à se bourrer la gueule, à manger et à discuter…

F : C’est intéressant, c’est quand le prochain workshop ?

S : Le prochain est à Lyon, le prochain libre est à Lyon pour du portrait, fin septembre. Il y aura tous les workshops mariage qui vont se relancer pour la saison 2019 et puis workshop portrait, mais je n’ai pas encore mis les dates. Ça, on trouvera sur funquatre.fr, sûrement quand le podcast sortira, le nouveau site sera en ligne. Il sera bien mieux, il sera bien mieux au niveau marketing aussi.

F : Écoute, je te remercie !

S : Merci à toi !

F : Merci beaucoup, merci pour tout !

S : Merci à toi de t’y être intéressé et puis à bientôt !

F : À bientôt !

Cet épisode du podcast est maintenant terminé. Si ce dernier vous a plu et que vous voulez le soutenir, il vous suffit de vous abonner sur iTunes et de laisser une note de 5 étoiles, ainsi qu’un commentaire. Cela ne vous prendra qu’une minute et aidera grandement au référencement du podcast. Enfin, un dernier mot pour vous dire que si vous souhaitez avoir plus d’information et de conseil pour faire grandir votre activité de photographe professionnel, vous pouvez-vous abonnez gratuitement à ma newsletter du lundi dans laquelle je partage chaque semaine des conseils très utiles. Le lien est en description de cet épisode. Je vous donne rendez-vous dans le prochain podcast du Photographe Pro 2.0. À bientôt !

Fred
Je m'appelle Fred et je suis reporter-photographe professionnel. En plus de mon travail pour la presse magazine, j'aide les autres photographes, qu'ils soient amateurs ou professionnels. Mon métier de photographe m'amène à voyager un peu partout à travers le monde. J'en profite donc pour partager ces expériences et ces découvertes à travers des reportages et des carnets de voyage sur cette chaîne YouTube. Si vous êtes photographe amateur et que vous êtes à la recherche de conseils et d'astuces pour progresser en photo, faire de meilleures images et vous faire davantage plaisir en photographie, alors cette chaîne est faite pour vous ! ► Téléchargez gratuitement mon dernier livre « J’apprends la Photographie en mode Reportage" : http://bit.ly/pdfmethodephoto Aujourd'hui, j'arrive à vivre pleinement de ma passion : la photographie et j'aide des milliers de photographes à y parvenir eux aussi. Si vous êtes pro ou que vous souhaitez le devenir, je partage avec vous mes meilleurs conseils marketing et business pour trouver plus de clients, vendre plus de photos et vivre concrètement de ce fabuleux métier. ► Ressources pour photographe professionnel : http://bit.ly/ressourcesphotographepro
You may also like
piloter un drone photographe
Utiliser un drone quand on est photographe
Pourquoi photographier les sports extrêmes ?