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Alex et MJ, les canadiens toujours « on the go »

Récemment, j’ai eu le plaisir de jouer le guide touristique pour un chouette couple de voyageurs canadien. En plus de parcourir le monde, Alex et MJ partagent leurs aventures au quotidien sur les réseaux sociaux, et notamment YouTube, où leur chaîne est déjà très suivie dans le milieu francophone.

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Tourisme à Niamey (Niger)

Fred Marie formation photo apprendre la photo

En général, lorsque l’on parle du Niger, c’est davantage pour parler de terrorisme, que de tourisme. Cette ancienne colonie française (indépendante depuis 1960) est aujourd’hui une destination « dangereuse » pour les occidentaux, du fait des actions terroristes du groupe Boko Haram dans le pays et aux alentours…

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Back in Zak’, décollage imminent

C’est l’un des gros projets de l’année pour l’équipe Pyrénaline. Après être resté 10 jours coincé dans un nuage au Pic du Midi, puis avoir supporté le vent et les premières nuits d’automne dans le Vercors, il est temps de partir sur une aventure plus reposante : destination la Grèce et ses plages paradisiaques !

Je m’envolerai avec eux dans quelques jours pour poursuivre mon travail sur les sports extrêmes, car il sera à nouveau question de saut pendulaire et de BASE jump. Mais avant de partir, j’en profite pour vous donner quelques infos, qui pourraient aussi bien intéresser les amateurs de voyage que de photographie.

Treasures of Zakynthos – A Timelapse Film from Maciej Tomków on Vimeo.

L’une des plus belles plages du monde

Cernée de falaises de 200m de haut, un terrain de jeu parfait pour mes amis jumpers, notre destination finale sera la baie des naufragés, « l’une des plus belles plages du monde » se vantent les Grecs. Pour y être déjà allé il y a deux ans dans le cadre de mon tour d’Europe en train (vous allez me dire qu’il n’y pas de train de sur l’île), c’est un endroit vraiment chouette. Cette petite île d’à peine 406 km2 est une petite Corse, où l’on peut aussi bien trouver, plage de sable blanc, montagne et boîtes de nuits.

Peu de transports publics malheureusement sur l’île, il faudra louer une voiture ou un deux roues pour se déplacer efficacement. Autre « point info » pour les voyageurs qui aimeraient visiter l’île, cette dernière est accessible en ferry depuis le continent grec au départ de la ville de Kyllini.

Sinon, pour la petite histoire, on dit que Zakynthos est protégée par Dionysos, non pas le groupe de musique, mais bien le dieu grec de l’excès, la folie, la démesure et du vin. N’y voyez aucun parallèle avec la venue des membres de Pyrénaline !

Fuji XT1 VS Nikon D4

Un petit point matos. Si vous me suivez régulièrement sur Facebook ou Instagram, vous avez surement constaté que ces derniers mois, je travaille essentiellement avec du matériel Fujifilm, notamment un hybride XT1 très efficace et très léger.

Pour ce nouveau reportage en falaise (oui parce que je ne vais pas là-bas (uniquement) pour la plage et le soleil), je vais laisser le D4 se reposer à Toulouse et je partirai « léger » avec deux boitier XT1, un petit X100T et trois optiques Fuji. Moins de poids dans le dos, moins de problèmes à l’aéroport quand on sait que les bagages à main sont limités à 8kg et qu’un D4 (boitier nu) pèse déjà 1,4kg !

Bureau du jour dans le Vercors ! #travel #FujifilmFrance #xt1 #fujifilm_Xseries #fujifilmexperience #basejumping #photojournalism

Une photo publiée par Fred Marie (@destinationreportage) le

Ce choix peut sembler étonnant quand on sait que le D4 est d’une efficacité redoutable pour photographier des mecs qui se jettent dans le vide, notamment grâce à son mode rafale 11 images/seconde. Mais finalement, et j’y reviendrai prochainement dans un nouvel article dédié à cette comparaison plus poussée, mon expérience du XT1, notamment lors des Natural Games et autres reportages en montagne avec les chasseurs alpins, ce petit boitier fait très bien le travail.

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Brice Portolano, un jeune photographe de voyage en quête d’aventures

Du haut de ses 24 ans, Brice Portolano, nouvel arrivant dans la structure Hans Lucas, ne se défini pas comme un photojournaliste mais plus comme un photographe de voyages, d’aventures et de nature, qui a évolué vers la photographie documentaire. « Être photojournaliste n’est pas vraiment mon ambition, ce qui m’intéresse c’est avoir une écriture et un univers parce que je pense que c’est un moyen de se différencier des autres photographes », explique-t-il lors de notre rencontre au dernier festival « Visa pour l’image » à Perpignan.

Son « truc » à lui, c’est clairement la nature, les grands espaces et la relation entre l’homme est la nature comme on peut le voir sur son site internet et sa page Facebook.

Keep Exploring – Brice Portolano from Mathieu Le Lay on Vimeo.

« J’ai commencé à prendre des photos en voyageant. Quand j’étais étudiant, dès que j’avais un peu d’argent je partais avec des amis », avant de poursuivre « et de fil en aiguille j’ai commencé à ramener des photos de nature, d’aventures, et à les diffuser sur les réseaux sociaux ».

Ce jeune photographe qui voulait devenir journaliste lorsqu’il était au lycée a progressivement donné plus de sens à ses séries photographiques, en racontant une histoire. C’est pourquoi il s’est alors tourné vers des sujets plus documentaires.

Brice n’est pas tout à fait autodidacte puisqu’il est passé par l’école de photographie des Gobelins à Paris. D’ailleurs, paradoxalement, c’est dans la capitale que cet amoureux de nature est actuellement basé. Mais selon lui, c’est un très bon moyen d’apprécier les grands espaces à travers cet important contraste, et puis comme il le souligne, « Paris, c’est une base importante pour le boulot, pour les contacts ».

Travail au long cours en Alaska

Dans un endroit très isolé, à 1h30 d’hydravion de la ville la plus proche, Brice a réalisé un portrait sur Jerry, un agent immobilier américain qui a quitté le Michigan pour devenir ostréiculteur suite à un burn-out.

Ce sujet va bientôt être publié dans un magazine américain, mais le jeune français compte bien le présenter à la presse française, tout comme il en a déjà parlé lors du prix « Mentor » (lire l’article sur l’association « FreeLens » à ce sujet).

Au départ avec un blog

« Il y en a qui écrivaient leurs états d’âme, moi je postais des photos », sourit-il. Brice est un photographe 2.0 et c’est grâce aux réseaux sociaux qu’il s’est créé une communauté de fans (plus de 40 000 sur Facebook à l’heure actuelle) et de cette façon, il a aussi attiré l’attention de grands acteurs de la photographie en France, notamment le studio Hans Lucas.

« Je vis de la vente de mes tirages et de la publicité depuis 1 ans et demi ». Même s’il passe une importante partie de son temps à voyager, Brice travail également pour les marques et autres entreprises « c’est là que sont les budgets les plus intéressants, la presse n’offre pas forcément les meilleures perspectives financières ».

Virage vers la presse avec Hans Lucas

Même s’il ne compte pas vivre à 100% de la presse du jour au lendemain, en intégrant le studio Hans Lucas, Brice poursuit sa quête de créativité, à la fois pour les médias, mais aussi les galeries et l’édition au sens large.

Et puis, cet important studio est une belle porte d’entrée pour contacter les iconographes et autres rédacteurs en chef, afin de produire et vendre des sujets photographiques. « Le problème des jeunes photographes, c’est qu’ils ne savent pas vraiment où ils vont, il n’y a pas de plan », constate Brice.

Coopté par un membre du studio via les réseaux sociaux, c’est le co-fondateur de Hans Lucas, Wilfrid Estève en personne, qui lui a proposé de rejoindre la structure.

Quand on lui demande quels sont les photographes qui l’inspirent, il répond par des noms connus comme celui de Steve McCurry, tout en ajoutant « jusqu’à ce qu’il se mette au numérique, après non » mais aussi des photographes moins connu du grand public comme Jérôme Sessini, Corey Arnold ou encore Evgenia Arbugaeva.

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7 conseils pour réussir vos photos de coucher et de lever de soleil

Si vous suivez mon actualité sur Facebook ou Instagram, vous vous êtes très certainement rendu compte que j’ai la fâcheuse tendance de très souvent photographier des couchers et autres levers de soleils. Souvent à contre-jour d’ailleurs. En fait, c’est un sujet photographique qui m’intéresse beaucoup, qui me fascine même car c’est à ces moments précis de la journée que l’on peut capter les plus belles couleurs, les plus belles lumières avec son appareil photo.

La scène la plus triviale et banale du monde peut être magnifiée quand vient l’heure du coucher de soleil !

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Mais au-delà des lumières qui sont plus douces et qui éclairent de façon plus intéressante votre sujet, c’est aussi et avant tout un moment éphémère, qui se joue parfois à juste quelques secondes de prise de vue vraiment parfaite. C’est ce que les photographes appelle, la « Golden Hour », l’heure dorée.

Cependant, ce n’est pas parce que la scène qui se déroule devant vous est juste incroyable, qu’elle va être facile à prendre en photo. « Shooter » à contre-jour est un exercice périlleux qui demande technique et expérience.

Voici 7 conseils pour vous aider à obtenir le résultat que vous voulez vraiment atteindre.

Repérer et se préparer

C’est la base de tout exercice photographique, et pas uniquement pour capter la « Golden Hour ». C’est bien de prendre des photos de façon spontanée, mais c’est encore mieux de repérer les lieux que vous souhaitez photographier, afin d’anticiper la trajectoire du soleil, ou prévoir quel type de matériel il va vous falloir (trépied, longue focale, grand angle, etc…).

Pour cela, il existe une solution géniale : Google Earth couplé à Google Images. Ces deux ressources gratuites vont vous permettre de voyager sans bouger de votre siège, et repérer virtuellement les endroits que vous désirez photographier, dans le but d’être pus efficace une fois sur place.

Dernière chose que vous pouvez faire, plus radical, mais terriblement efficace : dormir sur place. C’est par exemple le cas pour la photo ci-dessus : j’avais alors fait le chois de passer la nuit sur une plage dans le Nord de la Grèce avec des amis, afin de profiter des premiers rayons du soleil, moi pour la photo, eux pour plonger !

Utiliser le mode manuel de votre appareil photo

C’est aussi la base et même une obligation lorsque l’on photographie à contre-jour. Car si vous visez le soleil en mode automatique, votre appareil photo a de fortes chances de ne rien comprendre à ce qu’il lui arrive et ne va pas du tout comprendre ce contraste de lumière qui arrive sur son capteur. Vous allez vous retrouver de façon aléatoire avec des photos « cramées » c’est à dire surexposées, ou toutes noires, autrement dit sous-exposées. Dommage…

La solution : passez en mode manuel et prenez les commandes de votre appareil photo !

Sous-exposer volontairement

D’où cet excellent conseil : il vous faudra volontairement sous-exposer votre image afin de capter le plus de matière possible dans cette dernière. Je m’explique. Il faut savoir que même en qualité RAW (pas de panique j’y reviens dans un instant), les parties sombres d’une image sont bien plus « récupérables » que les parties blanches. C’est à dire qu’il sera plus facilement (et surtout possible tout simplement) d’éclaircir les parties sombres, que d’assombrir les parties claires. Faites le test et vous verrez !

Travailler en RAW

C’est pourquoi il vous faut travailler en RAW et non pas en JPEG. Ce format vous permet, une fois sur l’ordinateur en phase de post-production, de mieux retravailler votre image et ajuster les contrastes afin d’équilibrer l’exposition.

En shootant en RAW, vous allez capturer l’intégralité de votre photo, sans passer par la case compression. Vous allez donc vous retrouver avec le « négatif numérique » de votre photo, qu’il vous faudra donc « développer » sur un logiciel. Je vous conseil dans ce cas d’utiliser Lightroom, mais d’autres solutions existent.

Préférer un ciel nuageux

En parlant de contraste, je vous conseille fortement de photographier la Golden Hour lorsqu’il y a des nuages. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela va apporter du contraste à votre image. Les rayons du soleil vont être filtrés, entravés et redirigés, ce qui vous permettra d’avoir de sublimes rendus sur vos photos !

Penser couleur et contraste

Par ailleurs, les nuages vont souvent permettre l’apparition de superbes couleurs dans le ciel. Lorsque vous assistez à un coucher de soleil (ou un lever de soleil), regardez derrière vous et cherchez les couleurs rose et orangées qui se répercutent sur les nuages à l’opposé de l’astre.

Vous allez voir, c’est parfois plus intéressant à photographier que le soleil en lui-même, comme sur l’exemple ci-dessus, sur le château de Montségur en Ariège.

Retravailler ses images

Je vous en parlais précédemment, prenez le réflex de retravailler TOUTES vos images sur un logiciel adéquat (type Lightroom). Le but n’est pas d’avoir une photo parfaite (c’est une chimère), mais de s’approcher un maximum de la réalité, de ce que vous avez vu et surtout ressenti lors de la prise de vue. Votre appareil photo n’est qu’un assemblage technologique de métal et de plastique, son capteur ne pourra jamais imprimer l’exacte rendu que vous avez en tête ou sous les yeux. Il faut passer par la case « retouche » et travailler les tonalités et les couleurs, même avec parcimonie !

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7 conseils pour réussir vos photos en randonnée

Si vous êtes comme moi, un passionné de nature et d’évasion, alors vous êtes probablement un amoureux de randonnée. Que ce soit dans le massif montagneux à côté de chez soi, où de l’autre côté de l’Atlantique pour découvrir l’ancienne cité inca de Machu Picchu, les chemins de randonnée nous mène toujours vers des paysages intéressants et que vous aimeriez surement vouloir photographier afin d’en garder un souvenir inoubliable.

Cependant, le résultat sur l’écran de l’appareil photo n’est pas toujours celui que vous imaginiez et c’est un peu frustrant. Voici donc quelques conseils pour ramener un superbe reportage photo de votre randonnée !

Chasser les bonnes lumières

Une photo de montagne en plein soleil de midi n’est pas forcément intéressante, qui plus est si vous prenez en photo quelqu’un à ce moment là, parce que les rayons du soleil produiront des ombres disgracieuse qu’il vous faudra forcément « déboucher » au flash. Mais vous ne vous baladez peut être pas avec un flash, et vous pouvez oublier celui qui est « inclu » dans votre boitier parce qu’il massacrera simplement et purement votre image.

Ayez donc le réflex de photographier lorsque la lumière est intéressante, typiquement à l’heure de ce qu’on appelle la « golden hour », au lever et au coucher du soleil. C’est dans ces plages horaires que les rayons du soleil frappent le sol de façon plus intéressante.

Capturer les phénomènes météorologiques

Quoi de plus pertinent pour montrer la nature que de chercher à photographier les éléments météorologiques ? Orages, mer de nuage et autre éclairs sont d’autant de sujets qui passionnent beaucoup de photographes de paysage. Et pour cause, il s’agit de phénomène qui apporte de la force à une image, l’effet « waou » quand on la découvre. Pour se faire, votre meilleure arme sera votre application « météo » et une patience à toute épreuve !

Être à l’affut des animaux

Vous ne savez pas quoi demander comme cadeau pour Noël ? Alors ne cherchez plus et choisissez un téléobjectif ! Non seulement c’est une optique très utile pour la photo de paysage (je vous en parle dans mon « guide du photographe voyageur ») mais en plus, c’est indispensable pour réaliser de belles photos d’animaux lors de vos randonnées. Izards, rapaces, marmottes ou simples bétail de troupeau, inclure des photos d’animaux dans votre photo-reportage de randonnée donnera du poids et de la variété à votre série. Par ailleurs, cela ajoute de la vie dans vos images !

Ne pas oublier l’humain

Les animaux c’est bien pour donner de la vie dans ses images, un être humain c’est mieux ! Ce n’est pas parce que vous partez en montagne ou dans la nature que vous n’allez pas croiser une seule âme qui vit. Au contraire, vous allez pouvoir réaliser des portraits originaux et surtout en situation. Un pécheur souriant en train de ramener une truite sur la rive d’un lac de haute montagne ou un gardien de refuge observant les cimes montagneuses avec de la magie dans les yeux, autant d’exemple d’images et d’histoires à raconter avec votre appareil photo. Il ne vous reste plus qu’à trouver l’inspiration !

Raconter l’Histoire

Et non pas que raconter des histoires. Pourquoi ? Parce que comme je vous l’ai déjà dis dans ce blog, la montagne est une terre d’aventure, extrêmement riche en histoires et en Histoire. Que ce soit dans les Alpes, l’un des épicentres des deux guerres mondiales, ou dans les Pyrénées, fief des irréductibles Cathares, votre sentier de randonnée vous portera aussi bien sur les cimes géographiques qu’historiques. Villages médiévaux, églises romanes, châteaux cathares et autres champs de batailles sont des endroits très intéressants à découvrir et surtout à photographier !

Composer ses photos comme un pro

J’en parle longuement dans mon guide numérique et également dans ma formation vidéo « le pack du photographe voyageur » à découvrir en cliquant sur l’image à la fin de cet article, mais gardez en tête qu’une bonne image est une image bien composée, dans laquelle l’oeil du lecteur est guidé pour voir l’essentiel. Pensez notamment à mettre vos sujets sur des points de forces, vous savez, c’est quatre points d’intersections des lignes des tiers de l’image.

Pensez aussi à chercher et mettre en valeur les lignes dans vos images. Dans un environnement naturel, il sera plus difficile de jouer avec la perspective d’une rue bardée d’immeuble, mais les sentiers, les ponts et autres éléments de la flore locale peuvent grandement vous inspirer pour faire de belles images !

Travailler ses photos en post-production

C’est la dernière étape, à tord boudée par ceux qui pensent que retoucher c’est tricher. Pourtant, la post-production est juste essentielle pour sublimer vos photos de randonnée, ou du moins vous permettre de faire en sorte qu’elle ressemblent à ce que vous avez vus avec vos yeux. En effet, votre appareil photo ne saura pas toujours (qui plus est si vous êtes en mode automatique) correctement capturer l’instant que vous vivez. Il faudra toujours « jouer » un peu avec les tonalités pour raviver les couleurs ou encore légèrement recadrer son image pour y exclure un élément non-désiré dans le cadre comme une branche d’arbre ou autre élément perturbateur.

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Comment voyager sans être en vacances

Pourquoi voyager devrait être forcément synonyme de vacances ?

Parfois, on a l’impression que les gens ne voyagent que lorsqu’ils sont en période de vacances scolaires, ou lorsqu’ils prennent des congés. Or il existe une façon de voyager tout au long de l’année « scolaire » et c’est tout simplement le week-end !

Alors oui, vous allez me dire que pour ceux qui travaillent le samedi, c’est mort, ou alors que deux jours c’est trop peu pour voyager.

Alors, faux et faux.

Tout d’abord, pour la majorité des emplois en France, la législation et les règles internes aux entreprises font que l’employé doit avoir deux jours de repos dans la semaine. C’est sûr que si ces derniers ne se suivent pas, cela va être plus difficile…

D’ailleurs, j’ai moi même déjà été salarié, et avoir un « week-end » en semaine, c’est presque mieux pour voyager, parce qu’on évite ainsi les flux migratoires de touristes et autres commerces fermés le dimanche.

Petite promenade à Rome. Au risque de me faire maudire par une partie des voyageurs qui liront cet article, un week-end suffit pour visiter la majeure partie de la ville !

Ensuite, démolissons cette vilaine idée reçue selon laquelle 2 jours ne permettent pas de voyager. En fait, tout est une question de motivation, et un petit peu de moyens financiers (encore que je vais vous prouver que non pour ce dernier aspect).

Voyager ne signifie pas « aller à l’autre bout du monde ». Voyager, c’est partir d’un point A pour aller à un point B, le tout dans un but de rencontre, de découverte et pourquoi pas d’aventures. Partant de là, il y a des millions d’endroits sur la planètes et même en France, où vous pouvez décider d’aller séjourner le temps d’un week-end.

Il vous suffit juste de prendre une décision !

La mauvaise excuse : ça coute trop cher

C’est souvent le frein numéro 1 à l’appel du voyage. Hors, voyager de cette façon, c’est à dire en prenant plusieurs petits weekend comme cela dans l’année, ce n’est au final pas si onéreux que cela. D’ailleurs, c’est même logique : vous n’allez pas vous rendre très très loin (oubliez le séjour de 2 jours en Inde car pour le coup c’est trop loin) donc vous allez dépensez moins d’argent en billet d’avion, de train ou en essence.

En plus vous pouvez faire appel à des services qui vont considérablement réduire vos coûts ! Un trajet en blabla car vous permet de traverser la France pour quelques dizaines d’euros, Booking va vous indiquer des hôtels à 20 ou 30 euros la nuit, si ce n’est pas le cas, Airbnb s’en chargera, et vous allez pouvoir vous rendre dans un autre pays pour moins de 100 euros allé/retour avec Easyjet.

Sur place, vous allez dépenser quasiment la même chose que ce que vous auriez dépensé chez vous (en excluant les folies bien sûr). Pourquoi aller dépenser 9 euros dans un cinéma de votre ville alors que vous pouvez investir cet argent dans un séjour à Rome ou à Londres ? Avec un peu de rigueur et de l’organisation, vous pouvez visiter n’importe quel coin de l’Europe en l’espace d’un weekend.

Les effets sur votre développement personnel

Je n’ai jamais compris tous ces gens qui pestent toute la journée au travail et qui rêvent de voyages à la machine à café, en parlant de leur vacances de 3 semaines… à l’été prochain. C’est bien d’avoir un grand objectif qui motive sur le long terme, mais c’est peut être plus sain en terme de développement personnel de rythmer son emploi du temps hebdomadaire ou mensuel avec des « pauses » voyages.

Imaginez que vous rentrez lundi matin d’un séjour de 2 jours dans une capitale européenne que vous ne connaissiez pas jusqu’à présent. Vous allez être remotivé, reboosté pour travailler toute la semaine, vous allez avoir plein d’anecdote à raconter à vos collègues au lieu d’un harassant « vivement l’été » et surtout, vous allez pouvoir faire plein de superbes photos !

Le meilleur entraînement photographique qui soit

Voyager pour photographier, ou photographier pour voyager, telle est l’éternelle question. Quoi qu’il en soit, le voyage est toujours sujet à la photo, et il serait trop bête de s’en priver.

D’ailleurs, si vous ambitionnez de progresser en photo de voyage, rien ne vaut la pratique, encore et toujours. En vous dépaysant, même si c’est en allant à 1h de chez soi, on est en mesure de faire des photos différentes de ce que l’on fait d’habitude, et on rencontre de nouvelles situations, de nouvelles difficultés, mais aussi de nouvelles joies en photographie.

J’aime bien l’idée que notre appareil photo est un véritable passeport et un outil de créativité mais aussi et surtout de curiosité. « J’aimerais bien photographier ça un jour » ou encore, « je rêverai de faire des photos de cette ville », sont des invitations aux voyages. Alors, pourquoi attendre ?

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5 bonnes raisons de passer vos vacances à la montagne

Pourquoi les vacances d’été devraient systématiquement être synonyme de plage et sable fin ? Je dirai même plus que la plage est loin d’être le meilleur endroit pour profiter des vacances, ni même pour pallier les (très) fortes chaleurs. Bon, dans tous les cas, mer, océan ou montagne, si vous oubliez la crème solaire à la maison, il y a fort à parier que vous allez souffrir. Mais ce sera toujours moins désagréables en altitude !

Evitez le bain de foule

« Anti-social tu perds ton sang froid… » L’idée n’est pas d’éviter les gens, mais plutôt les milliers de vacanciers qui veulent comme vous profiter d’un carré de sable pour y poser une serviette au bord de l’eau et que vous allez croiser dans des queues interminables entre le parking et le marchand de glace. Même dans les massifs les plus fréquentés, il est quand même super rare de se retrouver dans des « bouchons » au détour d’un sentier de montagne. Remarquez, il arrive que le Mont Blanc soit la proie d’embouteillages entre juin et août…

La fraicheur des cimes contre l’eau à 29°C

En altitude il fait frais, c’est un fait. D’ailleurs, il vous arrivera souvent d’emporter une petite laine en montagne, même en pleine après-midi d’août. Il y a deux ans, j’ai réalisé un reportage pour le magazine Pyrénées Magazine, sur mes amis de Pyrénaline, qui avaient alors installé une slackline au-dessus d’un lac gelé, un 14 juillet ! Pieds et torses nus, armés de lunette de soleil, ils s’étaient amusés sur cette sangle bien fraiche, à quelques 2400 mètres d’altitude.

Qui a dit qu’on ne se baigne pas en montagne ?

Mieux vaut toujours avoir un maillot de bain dans son sac à dos d’ailleurs ! Car il est très simple de trouver des petits coins de paradis cachés dans les reliefs montagneux. Lacs, étangs, cascades, sources d’eau chaude ou simples rivières, la baignade est une activité à part entière même en montagne. Et encore je ne vous parle pas du canyoning !

Rester allongé pour faire bronzette c’est bien 5 minutes

Allez si, je vous en parle quand même ! Canyoning, mais aussi escalade, randonnée, alpinisme, voire même funambulisme pour les plus fous et les plus expérimentés, la montagne c’est aussi un énorme catalogue d’activités que l’on ne retrouve pas au bord de la mer ou de l’océan. Certes les amateurs de kite-surf ou de jet ski tenteront de me faire taire, mais la majorité des vacanciers qui prennent la route de la Méditerranée ne rêve que de sieste et de bronzette.

Faire du sport et prendre soin de son corps

Et oui, il n’y a pas de secret. Si on veut être en forme à la rentrée et ne pas se plaindre de son poids, il faut faire du sport. Pour cela, la randonnée ou encore le trail (course à pied en montagne) sont parfaits ! Non seulement vous allez éliminer et maigrir, mais en plus vous allez améliorer significativement votre endurance et votre cardio. Terminé le temps où vous étiez essoufflés à la limite du malaise après avoir couru pour attraper votre bus. La montagne ça vous gagne comme ils disent dans la pub !

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Profiter d’un séjour culturel

Sixième argument – et pour un top 5 vous remarquerez que c’est un plus – la montagne est une terre d’aventure, extrêmement riche en histoires et en Histoire. Que ce soit dans les Alpes, l’un des épicentres des deux guerres mondiales, ou dans les Pyrénées, fief des irréductibles Cathares, votre sentier de randonnée vous portera aussi bien sur les cimes géographiques qu’historiques. Villages médiévaux, églises romanes, châteaux cathares et autres champs de batailles sont des endroits très intéressants à découvrir et visiter au cours de vos vacances, surtout si vous êtes en famille. Qui sait, peut être que vos enfants se passionneront pour l’Histoire de France et décrocheront le nez de leur tablette quelques minutes.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu par toutes ces raisons de préférer la montagne à la mer ou l’océan, je vous invite à surfer sur les blogs de mes confrères photographes spécialistes et amoureux des massifs montagneux : Ariege360.fr ou encore Lumieresdaltitude.com

Bonne randonnée !

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Et vous, où iriez-vous avec 200 000 Miles Air France ?

Vous l’avez peut être remarqué, c’est la période des concours photo sur le web ! Il est assez rare que je participe en général, car pour beaucoup de société, ce type d’événement est malheureusement parfois un moyen détourné pour remplir leur banque d’images gratuitement…

Mais parfois, les « règles du jeu » sont honnêtes et cela vaut le coup de participer. C’est pourquoi j’ai tenté ma chance au dernier concours Flying Blue, le programme de fidélité d’Air France et KLM. En 2014, plus de 122 000 participants à travers le monde ont posté quelques 160 930 photos depuis les quatre coins du globe ! C’est dire si c’est un gros concours.

L’édition de cette année a lieu du 12 mai au 9 juin 2015, et elle est présidée par un jury de professionnels : Ralph Wenig et Vuthéara Kham, photographes, Julie Martin, directrice de création et Max Manette-Caravel, Responsable Communication et Marketing relationnel. Les trois grands gagnants recevront 200 000 Miles, profiteront du statut Platinum pendant 1 an et verront leur photo imprimée sur les milliers d’étiquettes bagage envoyées chaque année aux membres Flying Blue Elite.

Cette année, un Prix du Public récompensera également les trois photos les plus plébiscitées sur les réseaux sociaux. Leurs auteurs recevront 30 000 Miles et verront leur photo mise à l’honneur dans les communications Flying Blue.

Amazing place in #spain #flyingview #styledevie #lifestyle #photo #extreme #sport #likeforfollow #followforfollow

Une photo publiée par Fred Marie (@destinationreportage) le

Le thème du concours Flying View, « Revisitez le monde », laisse rêveur et invite chacun à partager son regard sur le monde qui l’entoure. Pour participer, c’est très simple : il suffit de poster vos plus belles photos de voyage sur Flyinblue.com/Flyingview ou sur Instagram avec le hashtag #FlyingView et le hashtag de la catégorie de votre photo (#Paysage, #Grosplan ou #Styledevie).

Personnellement, voici ma petite contribution 🙂

Pour participer vous aussi, rendez-vous sur ce lien.

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#Ride Trip, préparez vous pour un voyage hors-normes !

Après une première expérience dans la réalisation de film-documentaire avec « Sur les pas de Dieuzaide », me voici lancé dans un nouveau projet vidéo : #Ride Trip !

#Ride Trip est une aventure unique, mêlant voyages et sports extrêmes à travers un web documentaire entièrement filmé à la caméra embarquée et illustré de photos prises par mes soins.

Pour ce nouveau road trip, je pars avec un camarade de l’équipe Pyrénaline, Matthias Mauclair. Pour mémoire, c’est le fameux « reporter de l’extrême » qui a risqué sa vie sur le tournage de mon film en Espagne, avec une interview épique de la mariée funambule (voir ou revoir la vidéo).

Un concept inédit

Avec Matthias, nous partons dans différents pays ou régions du monde à la rencontre des meilleurs sportifs outdoors, afin d’en savoir plus sur ces pratiques sportives qui font le buzz sur internet mais qui font aussi bien souvent vivre un territoire à travers un tourisme local.

L’objectif est aussi de faire voyager le spectateur et l’internaute, à travers la visite de paysages incroyables et des aventures uniques.

Que ce soit des champions du monde dans certaines disciplines, ou simplement des pionniers dans leurs sports, l’intérêt du Ride Trip est de présenter des acteurs de l’outdoor partout dans le monde. Cette démarche vise à mettre en avant la personnalité de ces figures du sport extrême, connues ou non, qu’ils soient ambassadeurs de marques ou tout simplement inconnus du grand public.

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Lancement officiel : 2016

Nous avons le plaisir d’être d’ores et déjà soutenu par plusieurs partenaires, sociétés et marques de matériel (que nous dévoileront très prochainement), afin de pouvoir réaliser ce superbe projet. Cependant, nous sommes encore à la recherche de sponsors intéressés par notre démarche et nos valeurs, afin de vous proposez, chers internautes, la meilleure qualité possible !

Pour rejoindre l’aventure, une seule adresse : assoridetrip@gmail.com

Voici en avant première un petit teaser du #RideTrip, incluant des images de notre premier tournage en Espagne, avec au menu, de la highline, du BASE jump, de la jumpline et du saut pendulaire ! N’oubliez pas de regarder ça en full HD 😉

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[Idée voyage] Ce qu’il ne faut pas manquer au Moyen-Orient

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir sur mon blog, Sylvie du Blog Geoploria.com, voyageuse et spécialiste du Moyen-Orient, une partie du monde qu’elle nous présente ici en quelques lignes.

Un concentré de culture et de découvertes rythmera cette escapade en Moyen-Orient. Le Moyen-Orient est une destination à mutliples visages, trois destinations ne sont pas à manquer pour cette grande découverte. De l’Israël au Liban et pour la Jordanie, un véritable trésor pour voyageurs en quête de monuments historiques, essayons de voir les incontournables dans chaque pays, leurs atouts touristiques à chacun.

Que faire en Israël pour les vacances

Les bonnes choses à voir et à faire sont nombreuses : comme l’Israël est un pays très riche en histoire, le berceau des religions, la terre de pèlerinage, les grands explorateurs auront l’occasion de vivre une expérience inédite en Israël. Une ville très animée « Tel Aviv » est dans la première liste pour dénicher tous les recoins secrets de ce pays. De nombreux musées à visiter pour les férus de culture à Tel Aviv: L’Esplanade des Mosquées, Le Mur des Lamentations, et l’incontournable Chemin de Croix vers la Basilique du Saint Sépulcre dont des milliers de touristes viennent visiter les lieux. Il y aussi ce petit détour en Israël-Palestine pour voir « L’Église de l’Agonie », Le Musée d’Israël et son Sanctuaire du Livre et le Musée de la tour de David.

Que faire au Liban pour son voyage au Moyen-Orient

Le Liban, si petit pays, à tant à offrir. Cette fois-ci, ce voyage au Liban est consacré pour visiter la ville de « Beyrouth » et de ses environs. L’incontournable à Beyrouth est la visite du musée National de la capitale qui abrite plus de 100 000 pièces archéologiques, couvrant de la préhistoire à la période mamelouk. Dans les environs, voir les trois temples magnifiques : le Temple de Bacchus, le Temple de Jupiter et le Temple de Venus. Un passage dans ce petit village pittoresque de Deir-El-Qamar et ensuite par les « Montagnes du Chouf » ferait aussi du bien. Et enfin, non loin de Deir El Qamar, on peut admirer le palais de l’Émir Bachir à Beiteddine.

La Jordanie du Nord au Sud

Cette escapade en Moyen-Orient sans passer en Jordanie serait incomplète, car ce voyage en Jordanie regroupe le meilleur du pays en combinant à la fois histoire et culture. Du Nord au Sud pour un voyage très complet, qui nous permettra d’avoir une excellente vue d’ensemble des trésors que peut offrir la Jordanie. Une expérience vraiment étonnante avec la familiarisation avec les étendues sauvages rendues célèbres dans le désert du Wadi Rum en 4×4 ou sur un dos de chameau, les lieux sont aussi connus comme « la Vallée de la Lune », c’est à dire un paysage lunaire.
Un circuit dans les massifs montagneux de Dana et la Mer Morte est à ne pas manquer.

Crédits photos:

Pétra aux rives de la mer morte

Vi Jordanie du nord au sud

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Les 10 erreurs de débutant en photo de voyage à éviter

Depuis que j’ai ouvert ce blog et publié les premiers articles, on me demande des conseils pour faire de meilleures photos de voyage. Au final, je me rends compte que bien souvent, je réponds aux mêmes questions et que finalement, beaucoup de personnes font les mêmes petites erreurs qui les empêchent d’obtenir les résultats qu’ils espèrent lorsqu’ils appuient sur le déclencheur.

Tout le monde, moi le premier, nous faisons des erreurs. Et heureusement, parce que sinon il n’y aurait pas de « bonnes » ou de « mauvaises » photos. La bonne nouvelle, c’est qu’il vous suffit bien souvent d’en avoir conscience pour les éviter.

Voici donc les 10 erreurs que vous faites peut être lorsque vous photographiez vos vacances et quelques conseils pour les éviter.

Erreur n°1 : les photos penchées

C’est vraiment LE truc qui fait qu’une photo ne sera pas réussie, car c’est la base du cadrage. Peu importe si votre sujet est exceptionnel ou que la scène que vous avez capturé et absolument incroyable, si votre photo est penchée, la photo est forcément moins réussie.

Bon après il y a penché et penché. Penché sans le vouloir, et penché volontairement. La plupart des photographes professionnels cadrent parfois volontairement leur photo très penchée afin d’apporter du dynamisme à l’image, ou encore pour jouer avec des lignes (dans le cadre d’une perspective par exemple).

Que faire si ce n’est pas voulu ? Le plus simple est de recadrer l’image en post-production, ce qui est possible de faire sur n’importe quel logiciel, même sur son téléphone ! Ensuite, je vous conseille d’intégrer un quadrillage dans votre viseur optique ou numérique afin d’avoir des repères visuels dès la prise de vue, qui vous empêcheront de faire des erreurs. Enfin, en dernier recours, pensez à regarder attentivement la ligne d’horizon ou celles des bâtiments dans votre cadre afin de réaliser une photo bien droite dès le départ.

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Erreur n°2 : une mauvaise mise au point

Le problème du mode automatique, c’est justement qu’il est automatique. Je veux dire par là que c’est lui qui va faire les choix de prise de vue à votre place. Si vous continuez à utiliser ce mode, c’est que vous ne trouvez pas ça gênant, mais il vous est surement déjà arrivé d’avoir quelques déconvenues, comme sur cet exemple, dans lequel le « point » de l’autofocus s’est posé sur la barre du milieu, ce qui a engendré un flou d’arrière plan sur les personnages principaux de l’image.

Il faut savoir que « par défaut », l’autofocus en mode automatique va choisir de faire le point et donc de rendre net le premier plan de l’image. Cela peut bien tomber, ou pas. Pour éviter les problèmes, passez en mode manuel, ou au moins, choisissez vous même où faire le point.

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Erreur n°3 : les photos floues

Je ne vais pas trop m’étendre sur ce point car j’y reviens très en détail dans mon ebook gratuit « Réussir ses photos de voyage ». Retenez simplement que le flou a plusieurs causes et donc plusieurs solutions. Sur l’exemple ci-dessus, il est surtout question d’une vitesse d’obturation trop basse et donc un temps de pause trop long, car le sujet est en mouvement. Une solution consisterait à, soit augmenter la vitesse (et donc passer en mode semi-automatique ou manuel), soit accompagner légèrement le mouvement du sujet au moment du déclenchement, ce qui aura pour conséquence supplémentaire de faire un effet de « filet ».

Erreur n°4 : déclencher derrière une vitre de voiture

Alors vous allez me dire « oui mais si on peut pas descendre du véhicule pour faire des photos ? » Et je vous répondrai que parfois pas de photo vaut mieux qu’une photo gâchée par des reflets franchement pas esthétiques, ou au moins de trouver un endroit moins sujet aux effets miroirs disgracieux.

Erreur n°5 : ne pas faire attention aux ombres

Si c’est un choix d’inclure sa propre ombre dans le cadre de sa photo, pourquoi pas, du moment que c’est légitimé ou pertinent. Si ce n’est pas le cas, c’est une erreur à éviter, car cela peut gâcher une image, en particulier si cette ombre se pose sur un élément important de l’image, comme une personne ou un bâtiment intéressant.

Pour éviter que cela se produise tout en restant dos au soleil, vous pouvez utiliser une focale plus longue (et donc éviter le grand angle), ce qui vous permettra de cadrer la scène sans l’ombre au premier plan. C’est bête, mais ça marche.

Erreur n°6 : ne pas nettoyer son capteur

C’est l’enfer des photographes propriétaire d’un réflex numérique : la tâche sur le capteur. Aussi appelée « pétouille » dans le jargon, ce petit point noir présent sur la photo résulte d’un dépôt de poussière sur le capteur de l’appareil photo. Cela se produit lorsque vous changez d’objectif, ou lorsque vous êtes dans des endroits un peu sensible, comme à la plage par exemple.

Cela peut être un cauchemar lorsque l’on ne s’en rend pas compte du premier coup d’oeil et que l’on rempli plusieurs cartes SD de photos, qu’il faudra retravailler sur un logiciel après coup pour en débarrasser toutes les tâches.

Donc un conseil, ayez toujours avec vous de quoi nettoyer votre capteur et vos optiques, c’est un investissement qui vaut vraiment le coup, surtout lorsque l’on part en voyage.

Erreur n°7 : centrer son sujet et l’horizon

Sur cet exemple, la scène devant l’objectif est superbe, la lumière très belle, mais le cadrage très banal et peu intéressant. Un conseil : ne placez jamais votre sujet et encore moins l’horizon d’une image en plein milieu du cadre. Utilisez la règle des tiers et placez vos sujets, comme ici cette petite île, sur un point de force de l’image, là où l’oeil du spectateur viendra se poser naturellement. Je parle plus en détail des règles de la composition dans mon livre numérique.

Erreur n°8 : faire poser ses sujets

Vous n’êtes pas au festival de Cannes et vous n’avez pas affaire à des acteurs décrochant un superbe sourire à l’écoute de leurs noms. Autant il est possible de réaliser de superbes portraits de locaux que l’on a fait poser, autant cela peut être catastrophique, comme dans cet exemple.

Si vous tenez absolument à faire ce que l’on appelle du « regard caméra », évitez de faire poser plus d’une personne à la fois, ce sera plus simple à gérer pour vous. Mais n’oubliez pas que les résultats sont plus intéressants lorsque la personne ne pose pas.

Erreur n°9 : couper les extrémités des sujets en cadrant trop serré

Lorsque l’on fait une photo de groupe, il est fréquent que l’on ne fasse pas attention à tout, notamment le cadrage. Du coup, il arrive que l’on « coupe » des pieds, des mains, parfois plus ! Même chose avec les animaux comme sur cet exemple.

Un conseil : faites attention à votre cadrage. Vraiment. Au moment du déclenchement, posez vous la question « est ce que tout est dans le cadre ? » et ensuite, seulement, appuyez.

Erreur n°10 : rater un contre-jour

Combien de fois cela vous est il arrivé, de ne pas réussir à obtenir le rendu de l’image que vous avez en tête ? C’est souvent le cas lors d’une prise de vue en contre jour. Notre oeil s’adapte au fort contraste d’un coucher de soleil, mais pas notre petit compact, notre smartphone, ou encore notre reflex en mode automatique.

Dans un récent article paru sur ce blog, je vous parlais de ce genre d’expérience et je vous expliquais comment « rattraper » cela via un logiciel de retouche d’image.

Mais au fait, pourquoi c’est bien d’éviter ces erreurs ?

Je vous entends déjà derrière votre écran « Non mais oh, si j’ai envie de faire une photo penché ou flou ? » « Je suis pas pro, je veux juste ramener des souvenirs ! » « Moi je la trouve bien cette photo ratée » etc…

Si vous lisez cet article et que vous suivez ce blog, c’est parce que vous avez envie de progresser en photographie. C’est tout à fait légitime, car c’est en faisant face à ses erreurs et aux imperfections de ses images, que l’on progresse et que l’on arrive à se faire davantage plaisir en photo.

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à ramener de meilleurs souvenirs de vos vacances.

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« Bérézina », un voyage pour un hommage à l’Histoire

« Bérézina, en side-car avec Napoléon », Sylvain Tesson, 2015

C’est l’histoire incroyable d’un aventurier qui décide de coiffer un bicorne, fixer un drapeau tricolore de la garde impériale sur une Oural (un modèle de side-car soviétique) et rallier Paris depuis Moscou, en plein mois de décembre.

Un fou me direz vous ? Pas tout à fait. Un aventurier. Et pas des moindres puisque le personnage principal de cette étonnante intrigue n’est nul autre que Sylvain Tesson. L’écrivain-voyageur a publié en janvier dernier son dernier récit d’aventure, alors qu’il revient de chez les morts suite à une chute accidentelle de 10 mètres et un passage dans le coma.

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Une virée entre amis-aventuriers

Sylvain Tesson ne s’est pas engagé seul dans cette périlleuse aventure. Ils étaient 5 au total à « rider » sur les traces de la Grande Armée de Napoléon, dont deux russes et un excellent photographe que j’ai eu le plaisir d’interviewer sur ce blog, Thomas Goisque.

=> Lire l’interview « Thomas Goisque : Partager des aventures humaines et les mettre en images » 

Cette virée entre amis apporte énormément de valeur au récit. Au delà de ces formules alambiquées, au langage soutenu et au style d’écriture très littéraire, l’auteur sait aussi se lâcher, faire dans le politiquement incorrect, le tout avec beaucoup d’humour.

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L’Histoire avec sa grande Hache…

Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre, c’est déjà le fait que malgré un style parfois un peu pompeux, ils se lit d’une traite, très facilement. C’est aussi parce que le passage entre 1812 et 2012 est remarquablement bien écrit, on passe d’une étape à l’autre en un tir de canon ou un vrombissement de moteur.

Tout au long de leur road trip, les protagonistes lisent chacun les mémoires d’officiers et de soldats ayant vécu la retraite de Russie. Ils marchent littéralement sur les pas de ces grognards tombés plus sous les coups du froid que des baïonnettes russes. Ils suivent l’indescriptible traînée de cadavres laissée par la Grande Armée d’un demi-million d’hommes ayant suivi la folie de l’Empereur. Ils conversent avec les fantômes du passé et en perdent bien souvent pied.

=> Lire le récit de l’aventure par Sylvain Tesson pour Paris Match

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Mon avis

Si vous aimez le voyage, l’Histoire, l’aventure et la littérature, je vous conseille très fortement de lire cet ouvrage. Sylvain Tesson, à travers ce voyage, réalise un incroyable travail de mémoire dont on a pas l’habitude de voir. Pourtant, quand on s’intéresse à l’Histoire et plus particulièrement la période napoléonienne, on se rend compte qu’il est important de faire perdurer cet héritage. Se questionner sur la défaite, la « Bérézina » puisque c’est depuis entré dans le langage courant, ce voyage forcé et extrêmement mortel de 4000 km à pied par -40°C, de centaines de milliers de soldats, comme le fait l’auteur, est juste fascinant.

Le synopsis du livre

En octobre 1812, piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence La retraite de Russie, l’une des plus tragiques épopées de l’Histoire humaine.
La Retraite est une course à la mort, une marche des fous, une échappée d’enfer.
Deux cents ans plus tard, je décide de répéter l’itinéraire de l’armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l’invincibilité de l’Aigle. Il ne s’agit pas d’une commémoration (commémore-ton l’horreur ?), encore moins d’une célébration, il s’agit de saluer par-delà les siècles et les verstes, ces Français de l’an XII aveuglés par le soleil corse et fracassés sur les récifs du cauchemar.
Le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly, sont de la partie. Pour l’aventure, nous enfourchons des side-cars soviétiques de marque Oural. Ces motocyclettes redéfinissent en permanence les lois élémentaires de la mécanique. Rien ne saurait les arrêter (pas même leurs freins). Notre escouade se compose de trois Oural, chargées ras la gueule de pièces détachées et de livres d’Histoire.
Au long de quatre mille kilomètres, en plein hiver, nous allons dérouler le fil de la mémoire entre Moscou et Paris où l’Empereur arrivera le 15 XII 1812, laissant derrière lui son armée en lambeaux.
Le jour, les mains luisantes de cambouis, nous lisons les Mémoires du général de Caulaincourt. Le soir, nous nous assommons de vodka pour éloigner les fantômes.
À l’aube, nous remettons les gaz vers une nouvelle étape du chemin de croix. Smolensk, Minsk, Berezina, Vilnius : les stèles de la souffrance défilent à cinquante à l’heure. Partout, nous rencontrons des Russes qui ne tiennent aucune rigueur à l’Empereur à bicorne.
Sous nos casques crénelés de stalactites, nous prenons la mesure des tourments des soldats et nous menons grand train ce débat intérieur : Napoléon était-il un antéchrist qui précipita l’Europe dans l’abîme ou bien un visionnaire génial dont le seul tort fut de croire qu’il suffisait de vouloir pour triompher, et que les contingences se pliaient toujours aux rêves ?
Mais très vite, nous devons abandonner ces questions métaphysiques car un cylindre vient de rendre l’âme, la nuit tombe sur la Biélorussie et trois foutus camions polonais sont déjà en travers de la route.

L’auteur

Sylvain Tesson est un écrivain voyageur. Il est le fils de Marie-Claude et Philippe Tesson. Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d’un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. C’est là, le début de sa vie d’aventurier. Il traverse également les steppes d’Asie centrale à cheval avec l’exploratrice Priscilla Telmon. Il publie alors L’immensité du monde. En 2004, il reprend l’itinéraire des évadés du goulag et publie L’Axe du Loup, un périple qui l’emmène de la Sibérie jusqu’en Inde à pied. Avec Une vie à coucher dehors, Petit traité sur l’immensité du monde, Dans les forêts de Sibérie (Prix Médicis essai 2011) et un recueil de nouvelles S’abandonner à vivre, font de Sylvain Tesson un auteur reconnu par la critique et apprécié par le public.

Crédits photos : Thomas Goisque

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Comment voyager gratuitement pendant plusieurs mois

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Cette question, tout le monde se la pose, et c’est un blogueur voyage qui vous donne aujourd’hui la réponse !

Dans une vidéo sur sa chaîne YouTube (que je vous encourage sérieusement à suivre), Alex du blog Vizeo partage avec nous plein de conseils pour réduire ses frais de voyage à zéro ou presque.

Pour mémoire, Alex est le joyeux baroudeur que j’ai eu le plaisir d’interviewer il y a quelques mois (lire l’interview).

Il aborde toutes les composantes du voyage, à savoir l’hébergement, le transport et les loisirs, et explique clairement comment faire pour ne plus dépenser un centime dans chacun de ces domaines.

En plus de cette vidéo, il détaille encore plus la thématique sur son blog, dans cet article.

 

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Olivier Roland : « Voyager permet d’ouvrir l’esprit »

Récemment, j’ai eu la chance d’interviewer un spécialiste du blogging en France et plus largement de l’entreprenariat. Olivier Roland, si vous ne le connaissais pas encore, c’est un jeune entrepreneur qui vit de ses blogs et qui voyage sans cesse à travers le monde.

Destination Reportage : Bonjour Olivier, est ce que tu peux te présenter pour les lecteurs du blog ? 

Olivier Roland : Je suis blogueur professionnel. J’ai plusieurs blogs, notamment « Des livres pour changer de vie », « Habitudes zen » et « blogueur pro ». Mon business modèle, c’est tout simplement d’utiliser mes blogs pour donner un « échantillon » de ce que je suis capable de créer comme contenu dans différents domaines.

Ensuite, les gens qui veulent aller plus loin s’abonne à ma newsletter pour recevoir un livre et ensuite ils peuvent aller encore plus loin en achetant des formations en ligne ou des livres numériques.

Sur ton site, tu expliques que tu as fais le choix du blogging pour sortir de ce que tu appelais une « prison dorée » qui était ta première entreprise, ce qui t’a permis au final de beaucoup voyager. Est que l’envie de voyage a été l’élément moteur de ce choix ?

Il y a eu plusieurs facteurs et le voyage en faisait évidemment beaucoup parti. J’ai créé ma première boite à 19 ans, ce qui était une aventure géniale, mais au bout d’un moment j’en ai eu marre d’avoir un déséquilibre si important entre vie professionnelle et vie privée et j’ai cherché pendant un moment à m’échapper de cela.

J’ai lu un bouquin qui m’a donné le feu sacré, « La semaine de 4h » dans lequel Tim Ferris explique comment mettre en place une entreprise sur internet, dont l’un des plus grands avantages est de donner une liberté géographique totale.

Quand j’ai lu ce livre, l’aspect voyage a été une composante extrêmement importante de ma motivation.

Olivier-Roland-Google-Plus

Quel est ton rapport avec le voyage ?

Aujourd’hui cela fait entièrement partie de ma vie. Je passe un peu moins de 6 mois en France. J’ai complètement changé mon style de vie. Avant de créer mon entreprise sur internet, donc avant 2010, je n’avais jamais quitté l’Europe. J’adorais déjà voyager, mais je n’avais jamais eu l’occasion de le faire.

Maximum je prenais entre 1 et 2 semaines de vacances par an. Je ne pouvais pas laisser tomber ma boite pendant très longtemps, donc ça limitait énormément les voyages que je pouvais faire.

A partir du moment où j’ai vendu ma première entreprise et que j’ai eu mes premiers revenus sur internet, j’ai décidé de frapper un grand coup avec un voyage à l’autre bout du monde, à Wallis et Futuna puis à Fidji.

J’ai passé un mois à l’autre bout du monde sur des îles paradisiaques, c’était extraordinaire !

Depuis je n’ai pas cessé de voyager, je suis allé dans 25 pays et j’adore ça. Cela fait entièrement partie de ma vie.

Est ce que tu n’es pas tenté de quitter la France pour t’installer autre part ?

Déjà, très fortement, la France est en train de devenir pour moi un pays comme un autre.

Ce qui est génial quand on voyage, c’est que ça nous sort de notre culture, ça nous fait beaucoup relativiser sur la pertinence de certaines normes et ça nous fait prendre conscience à la fois des qualités qu’on a en France, mais aussi des défauts, et des choses qui sont mieux ailleurs.

Certes c’est le pays où je suis né, dont je parle le mieux la langue, c’est le pays où il y a ma famille et mes amis, mais aujourd’hui j’ai des amis un peu partout dans le monde et j’envisage très sérieusement de quitter la France en 2015…

Note : en 2017, Olivier vit désormais à Londres.

Est ce que le voyage n’est pas le point commun entre tous les blogueurs ? Car la composante du voyage revient très fréquemment…

Je pense qu’il y a des blogueurs qui ne sont pas vraiment branchés voyages. Mais effectivement, à partir du moment où ta seule source de revenu c’est internet, tu es libre de voyager partout dans le monde.

Pour beaucoup de gens, la question c’est « pourquoi ne pas le faire ? ».

Je ne dirai pas que c’est le point commun de tous les blogueurs, mais une composante importante. Cela fait partie des choses qui motivent à devenir professionnel dans ce domaine.

Qu’est ce que le voyage t’apporte en tant qu’entrepreneur ?

La France a beaucoup de qualité, mais à force de voyager, je suis très impressionné par ce manque d’esprit entrepreneurial en France, c’est vraiment quelque chose de frappant.

Il y a quand même énormément de pays où les gens ont un état d’esprit plus positif, plus constructif. Au Brésil ou en Californie, il y a cette idée que chacun peut réussir, il s’agit d’avoir une idée et de se lancer et qu’il ne faut pas hésiter.

Alors qu’en France on ne peut pas dire que cet état d’esprit soit très répandu, au contraire.

Voyager ça permet aussi de sortir de ce climat un peu anti-entreprenariat en France. Au delà de ça, le simple fait de voyager ça ouvre l’esprit. Il y a une énorme différence entre les gens qui voyagent et les gens qui ne voyagent pas, clairement.

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Alex du blog « Vizeo » : « Démystifier le voyage en sac à dos »

Il a remporté le « Golden Blog Award » dans la catégorie voyage il y a 3 ans alors qu’il était en vadrouille au Machu Picchu et l’année dernière, « Hostel World » l’a élu blogueur préféré des français. Mais vous le connaissez surement pour sa vidéo très virale « Mon tour du monde en 5 minutes ». Rencontre avec Alex de l’excellentissime blog de voyage Vizeo !

Peux tu te présenter pour les lecteurs de « Destination Reportage » ? 

Je m’appelle Alexandre, mais je dis souvent Alex en voyage car c’est bien plus simple à dire. Je suis revenue de mon tour du monde il y a 3 ans et après avoir bossé 5/6 ans dans le web, j’ai pris le temps de faire un tour du monde. Je travaillais dans une régie publicitaire en ligne, dans laquelle je vendais des espaces pub. J’ai un petit bac+3, une licence dans le tourisme. Autant dire que j’étais déjà un minimum attiré par le voyage sans être un grand voyageur.

Et puis tu es devenu un blogueur très influent ! Comment a tu monté le blog « Vizeo » ?

J’ai fais la maquette moi même. J’aime savoir tout faire, mais parfois je préfère demander au gens qui savent. Je suis un autodidacte, j’ai appris la vidéo et le montage sur le tard avant de partir. Puis, il y a un an, j’ai refondu mon blog après avoir suivi une formation en ligne.

Est ce que ce blog était alors un moyen de vivre de tes voyages ?

Absolument pas ! Je n’ai rien gagné les deux premières années. D’ailleurs, ce n’était pas du tout un objectif. Il était simplement question de partager ma passion, de donner au gens l’envie de voyager et leur montrer que c’est simple. C’était une façon de dire que le voyage en sac à dos n’est pas réservé aux gens sportifs, aventuriers ou cultivés, mais bien à la portée de tout le monde. Démystifier ce moyen de voyager en quelque sorte.

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Avec le recul, comment est ce que tu analyses cette prise de décision ?

Je remarque quelque chose d’assez étrange en France : les gens qui décident de tout plaquer pour partir voyager le font en général après avoir pété un plomb, et ils décident de le faire de façon un peu brutale… Alors que c’est quelque chose de très naturel dans certains pays anglo-saxons. Personnellement, j’aurai pu partir plus tôt, mais je voulais avoir toutes les chances de mon côté au cas où. Finalement je me suis réorienté, je travaille désormais en freelance : je bosse sur des projets web. L’avantage c’est que tu vas bosser dur pendant quelques mois puis profiter. Je suis parti deux fois six mois depuis que je suis rentré !

Quel est ton pays préféré ?

Je préfère la question « qu’est ce que j’ai aimé, pourquoi ? » Je ne suis pas adepte du « ranking », car je ne veux pas être « blasé ». Je n’ai pas de pays préféré et j’essai de ne pas en avoir. Je ne suis pas un collectionneur de pays, pour moi voyager c’est s’ouvrir d’autres portes, spirituelles ou quotidiennes. Je ne suis pas capitaliste dans l’âme et je n’aime pas la vision « consumériste » du voyage. Quand je voyage j’ai besoin d’avoir un objectif, monter tel volcan, faire de l’humanitaire dans tel ou tel pays, etc… Des envies qu’il faut assouvir.

Est ce que tu as des anecdotes de rencontres avec tes internautes ?

Alors que je voyageais aux philippines et que j’étais dans les rizières au nord dans le cadre d’un trek avec mes amis, je croise un groupe de touristes, et là, l’une d’entre elles se retourne et me dit « Eh toi j’te connais ! Tu fais des vidéos sur internet ! ». C’est super impressionnant la viralité d’internet. Une autre fois, toujours aux Philippines, dans un tout petit resto, j’étais avec un ami et une jeune française nous accoste à notre table, et me demande « tu n’aurais pas fait une vidéo best off de tes voyages sur internet ? C’est fou, on était justement en train de regarder la vidéo à l’instant, quand on t’a vu à la table ! »

Cela semble bien marcher pour toi sur le net !

Ce qui marche bien c’est surtout ma vidéo « mon tour du monde en 5 minutes » qui a atteint les 650 000 vues. On est bien loin des vidéos de Norman ou de chats volants à travers une fenêtre, mais dans l’univers du voyage en sac à dos, quasiment tout le monde l’a vu. Sinon, le blog reçoit entre 60 et 80 000 visiteurs par mois et j’ai la chance d’avoir une durée de visite moyenne assez élevée grâce à la vidéo. Par ailleurs, je suis l’un des seuls à narrer ses aventures avec la vidéo. Cela marche bien car il y a un côté affectif, tu vois la personne.

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